Premier stage de l’année

24/11/2016
LM4x

LM4x

Plus d’une semaine déjà que j’ai troqué les cocotiers de Tahiti contre la grisaille métropolitaine. Le choc thermique n’a pas été trop dur, ni le décalage horaire. Probablement parce que l’enchaînement a été suffisamment rapide pour que mon corps ne s’aperçoive de rien.

A mon retour sur Lyon trois grosses journées m’attendaient. Les entraînements allaient s’enchaîner et l’activité au cabinet allait battre son plein puisque je ne disposais que de 72h pour voir tous mes patients avant de partir en stage. Ce fut dense, très dense, et pas très reposant.

Le stage avec l’Équipe de France sur Aiguebelette débutait jeudi soir mais Pierre et moi n’étions attendus que le lendemain. Car dans le cadre du salon de l’éducation organisé à Paris, la MAIF tenait un stand, et notre présence était souhaitée pour animer l’atelier découverte dédié à notre sport. Une fois libéré de nos obligations, métro, TGV et taxi furent nécessaire pour rejoindre le reste du collectif en Savoie.

Nous sommes six rameurs à avoir été convoqués sur ce premier regroupement de l’année. De quoi faire un 4x et un 2x. Malgré les caprices de la météo aucune séance n’a été supprimée ou aménagée. Et à moins de 24h de la fin du stage aucune blessure n’est à déplorer. Pour ma part je ne rame qu’en 4x. Dommage que ce bateau roi ne figure pas au programme des JO pour les poids légers, car c’est probablement mon préféré.

Ce matin l’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) est venue nous rendre visite. Je n’ai pas fait partie des tirés au sort, une grande première !

Avant de prendre la route du retour demain midi, nous irons sur Chambéry pour passer le traditionnel test incrémental. Au-delà des données physiologiques qu’il apporte il permet de faire un bon pronostic du prochain test ergomètre. Je descendrai ensuite sur Avignon pour l’Assemblée Générale du club. La semaine n’est pas finie et la prochaine s’annonce encore bien remplie ! A suivre…

It’s already more than a week now that I have moved from the coconut palms of Tahiti for the grey metropolitan skies. Neither the heat shock nor the time difference were too hard. Probably because the changes went fast enough for my body to notice anything.

Three heavy days awaited me on my return in Lyon. The training sessions were going to follow each other quickly and the activity in the workplace would be in full swing as I only had 72 hours to see all my patients before leaving for a training camp. It was dense, very dense, and not very relaxing.

The training camp with the French team on Aiguebelette started Thursday night but Pierre and I were only expected the next day because MAIF held a stand at the education fair in Paris and we were to animate the discovery workshop dedicated to our sport. Once freed from our obligations, metro, TGV and taxi were necessary to join the rest of the collective in Savoy.

We are six rowers to have been called on this first group training of the year. Enough for a 4x and a 2x. Despite the caprices of the weather, no session has been suppressed or adapted. And within 24 hours of the end of the camp,  no injuries are to be deplored. For my part I only rowed in 4x. Too bad this « king » boat is not included in the Olympic program for lightweights, as it probably is my favorite.

This morning the AFLD (French Anti-Doping Agency) came to visit us. I was not part of the draw, a first time!

Before heading back tomorrow at noon, we will go to Chambéry to pass the traditional incremental test. Beyond the physiological data it brings it allows a good prognosis of the next ergometer test. I will then go to Avignon for the General Assembly of the club. The week is not over yet and the next looks promising! To be continued…


Fin du périple en Polynésie !

14/11/2016
Tahiti

Tahiti

De retour…déjà ! Ce n’était pas un tour du globe mais presque. Malgré ce court séjour en Polynésie j’ai vu beaucoup de choses. Pas assez bien sûr, mais suffisamment pour rentrer sans trop de frustration. Il sera donc nécessaire d’y retourner pour assurer mon rôle de parrain et poursuivre la découverte de ce nouveau monde.

Difficile de tout vous raconter en un seul article. Mais comme certains l’ont vu sur internet, mon arrivée à l’aéroport de Papeete n’est pas passée inaperçu. Ce fut un accueil atypique. A commencer par les traditionnels colliers de fleurs. Puis la « chorée » des danseurs. Ils étaient plusieurs à s’être déplacés pour animer le « show » et présenter les enchaînements guerriers Marquisiens. C’est donc sous le bruit des percussions que j’ai posé les pieds à Tahiti. Mais pas le temps de se reposer ou de récupérer du décalage horaire, l’enchaînement allait être musclé et beaucoup de choses étaient prévues au programme. A commencer par une sortie en 8+. Nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain matin pour un premier entraînement sur le lagon en compagnie d’Éric Murray, des rameurs du club et des médias. Difficile de ne pas tourner la tête et de rester concentré avec un cadre aussi paradisiaque. Moi qui ne rame jamais en pointe, ce fut une bonne première malgré la chaleur et l’humidité.

Cap ensuite sur l’île de Raiatea pour voir l’arrivée de la première étape de l’Hawaiki Nui. Face au vent, à la houle et aux températures caniculaires, les premiers franchirent la ligne en plus de trois heures. Directement après avoir assisté à ce beau spectacle ce fut à notre tour de monter dans la pirogue : quelques conseils et quelques kilomètres semblaient utiles pour éviter de prendre le départ sans repère ni notion. Puis le grand jour arriva. 26km pour rallier Raiatea à Tahaa. Il s’agissait de la plus courte mais de la plus dure physiquement selon les experts ; car tout se fait dans le lagon. Les surfs se font moins nombreux, augmentant par conséquent l’intensité et le niveau de difficulté. Nous n’étions pas moins de 98 équipages au départ. Ce fut impressionnant de vivre un « Mass Start » avec autant de participants. Une fois le signal donné, ce fut un véritable jeu de chassé-croisé. Chaque pirogue traça une trajectoire différente pour optimiser les courants et le vent. Deux hélicoptères et une armada de bateau suiveurs accompagnèrent également l’épreuve, on se croyait presque au Tour de France. L’avantage dans ce type d’épreuve, c’est qu’avec le nombre d’engagés, vous êtes constamment en concurrence avec quelqu’un.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce fut la technique et la cohésion, plus que le physique, qui manquèrent en fin de course. Il nous fallut 2h19 pour relier les deux points. A plus de 20 minutes du vainqueur. Pas extraordinaire mais pas dernier non plus. Nous nous classons 81 sur 98. Un résultat très honorable pour une première participation ici, dans le temple mondial de la pirogue. Après cette belle expérience nous eûmes le privilège de découvrir « l’inside » de la compétition. Ce fut juste énorme de vivre ça depuis les coulisses : le débriefing, les repas, la réunion d’avant course, l’ambiance générale, la prière…. Enfin, pour clôturer cette aventure nous avons suivi l’ultime étape en bateau moteur jusqu’à l’arrivée sur la plage mythique de Bora Bora. Nous sommes restés une nuit supplémentaire là-bas pour profiter de ce petit coin de paradis avant de rentrer sur Tahiti. Mais pas le temps de prendre racine, nous ne sommes restés que 24h sur place avant de reprendre la mer pour rejoindre Moorea, l’île voisine. Au programme : randonnée, visite, plongé…Ces 48h sont vite passées avec un tel programme. Retour ensuite au point de départ. Nous sommes restés à Papeete les derniers jours pour assurer la promotion du club et de l’aviron : Plateau télé, interviews, animations en tout genre, visites…nous avons fait notre maximum pour briser quelques clichés et rendre l’aviron un peu en popularité. Car le potentiel ici est énorme et les tahitiens sont curieux. Donc ils ne tarderont pas à pousser la porte du club pour s’y essayer.

Me voici donc rentré, sans trop de coups de soleil. Un bon point ! Un grand merci aux membres du club pour leur accueil, à Fabienne et Jean-Michel pour leur gentillesse, au président et à Kévin, ainsi qu’aux autres, c’était juste parfait.

Je vais devoir digérer rapidement le décalage horaire parce que la semaine est très chargée.

Back … already! It wasn’t a tour of the globe but almost. Despite this short stay in Polynesia I saw a lot. Not enough of course, but enough to come back without too much frustration. I will therefore have to return there to ensure my role as godfather and continue to discover this new world.

Difficult to tell everything in one single article. But as some of you have seen on the internet, my arrival at Papeete airport has not gone unnoticed. It was an atypical welcome. Starting with the traditional flower necklaces. Then the « chorea » of the dancers. Several of them came to animate the show and present the Marquisian warlike movements. I set foot in Tahiti with the sound of percussion. But no time to rest or recover from jet lag, many things were planned in the program. To start with an outing in 8+. We made an appointment on the lagoon for a first training the next morning with Éric Murray, the rowers of the club and the media. Difficult not to turn your head and stay focused with such a paradisiacal setting. Notwithstanding being a sculler who never rows, it was a good first outing despite the heat and the humidity.

We then headed to the island of Raiatea to see the finish of the first stage of the Hawaiki Nui. Facing the wind, the swell and the hot temperatures, the firsts crossed the line in more than three hours. And immediately after this beautiful spectacle it was our turn to climb into the canoe: a few tips and a few kilometres seemed useful to avoid starting with no benchmark or notion. Then the great day came, 26km from Raiatea to Tahaa. It was the shortest but the physically hardest stage according to the experts; as it all took place in the lagoon, there was less surfing which increases the intensity and the level of difficulty. No less than 98 crews at the start and it was impressive to take a « Mass Start » with so many participants. Once the signal was given, it was a real cross-over game. Each canoe took a different route to optimize currents and wind. Two helicopters and an armada of boats also accompanied the race; I almost believed I was at the Tour de France. The advantage in this type of event is that with the large number of entries, you are constantly competing with someone.

Contrary to what one might think, it was technique and cohesion, more than the strength that were lacking at the end of the race. It took us 2:19 to connect the two points. More than 20 minutes more than the winner. Not extraordinary but not last either. We ranked 81 out of 98. A very honorable result for a first participation in the world canoe temple. After this beautiful experience we had the privilege of discovering the « inside » of the competition. It was just huge to experience this from behind the scenes: the debriefing, the meals, the pre-race meeting, the general atmosphere, the prayer… Finally, we ended this adventure by following the last stage in a motor boat until the arrival on the mythical beach of Bora Bora. We stayed there an extra night to enjoy this little piece of paradise before heading back to Tahiti. But no time to take root, we only stayed 24 hours before joining Moorea, the neighbouring island. On the program: hiking, visits, diving … These 48h were quickly over with such a program. We then returned to our starting point and stayed in Papeete the last few days to ensure the promotion of the club and rowing: TV, interviews, animations of all kinds, visits … we did our best to break some clichés and make rowing a little bit more popular. The potential here is enormous and Tahitians are curious. So they will soon push the door of the club to try it out.

So I came home without too much sunburn. A good point ! A big thank to the members of the club for their welcome, to Fabienne and Jean-Michel for their kindness, to the president and to Kevin, as well as to the others, it was just perfect.

I will have to digest the jet lag quickly because the week is very busy.


Après Gravelines….Tahiti !

23/10/2016

Tahiti

Depuis plus de quinze jours les sollicitations continuent d’animer mon actualité contrairement à ce que je m’étais imaginé. Elles se rajoutent au fur et à mesure, parfois au dernier moment. Tantôt sur Lyon, tantôt su Paris, les deux villes se les partagent. J’étais donc à Paris mercredi dernier pour une réception au Sénat. De nombreux sportifs avaient fait le déplacement. Au-delà des discours, ce fut surtout le plaisir de visiter les murs et l’enceinte du bâtiment. Ce sont des moments privilégiés. C’est une chance de pouvoir découvrir cette partie de notre patrimoine national !

Côté professionnel, mon activité de kiné arrive à reprendre un rythme de croisière malgré tout. Mais pas pour longtemps. Un long et beau voyage m’attend. Je décollerai lundi prochain pour Tahiti. Une destination de rêve loin du continent et des proches. Au-delà du caractère idyllique, ce séjour permettra surtout de faire la promotion du nouveau club d’aviron local. La structure a été montée récemment par un rameur et confrère. Son énergie et sa capacité à mobiliser les gens permettent à l’association de gagner en notoriété jour après jour. Mais pour cette mission, je ne serai pas le seul invité. J’aurai le privilège d’être accompagné par Éric Murray, actuel membre de la paire Néo-zélandaise. Je crois qu’un gros programme nous attend sur place. Voici d’ailleurs le Lien pour découvrir l’un des projets organisé par nos amis tahitiens pour notre arrivée. Je suis déjà impatient d’y être. Affaire à suivre…

Bonne soirée.

Contrary to what I imagined, invitations continue to spice up my actuality for more than a fortnight.  They add up, sometimes at the last moment.  Sometimes in Lyon, sometimes in Paris.  I therefore was in Paris last Wednesday for a reception at the Senate.  Many athletes were present.  Further to the speeches, I mainly enjoyed visiting the building.  These are special moments.  It’s a chance to be able to discover this part of our national heritage!

Professionally, my activity as a physiotherapist seems to take a stride though.  But not for long.  A long and nice trip awaits me.  Next Monday I fly to Tahiti.  A dream destination far away from the continent and the ones close to my hart. Beyond the idyllic feature, I will mainly promote the new local rowing club.  This club was recently set up by a rower and colleague. His energy and ability to mobilize people allow the association go gain notoriety day after day.  But I will not be the only guest for this mission.  I am privileged to be joined by Eric Murray, current member of the New Zealand pair. I think a vast program awaits us there. Here is the link to discover one of the projects organized by our Tahitian friends for our arrival. I am already looking forward to it. Stay tuned…


Gravelines !

04/10/2016
Crédit photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit photo : FFSA (Lionel Piquard)

Comment aurais-je pu imaginer finir l’année de si belle manière ! Ce week-end clôture probablement la meilleure saison de ma carrière. Et à chaque médaille son histoire !

Celle d’avant-hier a une saveur particulière. Le goût du partage et de l’amitié avec mon coéquipier et partenaire de club Julien Gazaix. C’est lui qui m’aura accompagné tous les jours à l’entrainement ces deux dernières années. Un soutien physique et moral quotidien indispensable quand on vise l’olympe. Finir sur ce titre en double toute catégorie avec lui restait le meilleur dénouement possible.

Il fallut attendre vendredi pour faire notre première sortie. Impossible de se retrouver avant pour préparer le bateau : nos agendas respectifs ne collaient tout simplement pas. Heureusement, ces quelques kilomètres suffirent à nous redonner confiance.

Chaque course allait avoir son importance. Car il ne suffit pas de se sentir à l’aise et se faire plaisir pour aller vite. Chaque parcours serait l’occasion de prendre des repères, d’affiner notre tactique et de progresser. L’adaptabilité était le maitre-mot.

Sur les conseils de l’entraineur, l’enjeu de la demi-finale n’était pas nécessairement de gagner, mais d’assurer une qualification. Pari risqué puisqu’en terminant deuxième derrière Toulouse nous prenions le risque, si la météo l’imposait, de se voir placer du « mauvais » côté pour respecter l’équité des couloirs. Mais seul l’effet de surprise nous aurait permis de remporter la finale, il fallait donc tenter ! Dimanche, malgré le vent et la vague, le comité d’organisation conserva l’attribution initiale des lignes d’eaux. Les dés venaient d’être lancés. Il était maintenant de notre responsabilité de saisir l’opportunité. Pendant l’échauffement au sol, la stratégie semblait claire pour Julien et moi : faire le moins de fautes possibles et ne pas partir trop fort, car la course allait être longue ! Le plan était simple et clair, jusqu’à ce que l’entraineur partage son point de vue : « les gars, partez à fond, essayer d’en mettre le plus possible sur le premier 1000m ; car si vous les faites douter à ce moment, ils se durciront… ». Je trouvais ce schéma de course un peu fou. Surtout moi qui affectionne les attaques dans le troisième 500m. Je restais donc très dubitatif. Mais la confiance qui anime depuis tant d’années notre relation ne m’a pas longtemps fait douter.

L’échauffement sur l’eau fut difficile mais indispensable pour donner les dernières consignes techniques. Avant de rentrer dans les starting-blocks nous échangeâmes quelques mots avec Julien : «  on tâche de ne pas trop amener l’arrière, de ne pas rester « tancké » derrière pour éviter au maximum les fautes. Ce sera le meilleur moyen de garder la coque au-dessus de l’eau. Et tant pis si on a l’impression de se raccourcir, il faut surtout garder le rythme, c’est la priorité ! ».

Une fois installé dans au ponton de départ, l’attente fut interminable. Le bassin moutonnait et le vent rendait l’alignement presque impossible. L’arbitre décida de donner un départ rapide par compassion, ou dépit…

Dès que le feu changea de couleur je n’eus d’attention que pour la technique. Dans ma tête je ne cessais de répéter « pas de fautes, surtout pas de fautes… ». Quelques petits accrochages venait ici, là, mais rien comparé à nos concurrents. Chaque coup qui passait nous donnait un peu plus d’avance. L’écart se creusa progressivement et finit par se stabiliser à ma mi-parcours. Les attaques de nos poursuivants commencèrent à se succéder mais il était déjà trop tard. Nous nous étions mis à l’abri d’un quelconque retour. Il fallut surtout assurer et gérer jusqu’au bout pour éviter les grosses fautes. Une fois la ligne d’arrivée franchie ce fut une explosion de joie. Quel week-end, j’ai encore du mal à m’en remettre !

Voici le Lien pour revivre toutes les finales de ce championnat. Je vous joins également le lien vidéo du reportage fait et diffusé dimanche soir sur « Tout le sport ».

Bonne soirée.

I could hardly have imagined finishing the year so fantastically! This weekend, the French Rowing Championships (http://www.gravelinesusaviron.com/gravelines-championnat-de-france-daviron-2016/) marks the end of what has been the best season of my career. And each medal has its own tale to tell!

The medal I won the day before yesterday has its own particular flavour; That of sharing and friendship with my crew- and club-mate Julien Gazaix. He has been there training with me day in and day out, for the past two years. His physical and moral support was essential when aiming for the Olympics. Finishing with this title with him, in the 2x, was the best finale possible.

We had to wait until Friday before the Championships to have our first outing. It was impossible to meet sooner to prepare the boat – with our agendas we just couldn’t fit it in. Thankfully, these few kilometres were enough for us to feel confident once again.

Every race has its own importance. After all, to go fast, feeling relaxed and having fun isn’t enough. Every race is an opportunity to set benchmarks, to refine our tactics and to improve. Adaptability was our motto.

Following our coach’s advice, the purpose of the semi-final was not necessarily to win, but to secure qualification. A risky gamble, since we finished second to last behind Toulouse: if the weather turned, we would have been placed in a lane on the ‘wrong’ side, with tricky conditions. Only the element of surprise would allow us to win the final, but we had to try! On Sunday, despite the wind and the waves, the organising committee maintained the original lane placing. The dice had been rolled. It was now up to us to make the most of the opportunity. During the land warm up, the race strategy was obvious for Julien and me: make as few mistakes as possible and don’t go off too hard, because it was going to be a long race! The plan was clear and simple, until the coach shared his point of view: “guys, go off hard and try as hard as you can in the first 1000 metres because if you let them take you, it will be harder come back at them…”. I thought this race strategy was a bit crazy. Especially since I really like to attack in the third 500 metres. So I was rather doubtful. But the confidence that comes with so many years of training together buoyed me.

The warm up on the water was challenging but essential to give us a last technical practice. Before going to the start we exchanged a few words: “we’ll try to stay with the group, and not be left too far behind, so we avoid making mistakes. That will be the best way of keeping the boat running on the top of the water. And so what if we look like we have shortened up, the really important thing is to keep the rhythm!”

Once on the start, we waited for ages. The water was very rough and the wind made it almost impossible to get straight. The umpire, out of annoyance or pity, decided to start us quickly…

As soon as the lights changed, all I thought about was technique. In my head I repeated continually “no mistakes, just no mistakes…”. There were only a few small slipups here and there – nothing like our competitors. Every stroke we took a little bit more of a lead. Our lead grew progressively larger and then stayed the same, from the middle of the race. The crews chasing us started to catch us up but it was already too late. We had put ourselves well out of reach for any comeback. We just had to keep going until the end and avoid any major mistakes. Once we crossed the finish line we were overcome with joy. What a weekend, I am still struggling to get back to normal!

Here’s the link to watch all the finals from the French Rowing Championships. I also provide a link to the TV coverage broadcast on Sunday evening on “All Sport”.

Good evening.

Traduction : Gillian Shaw


World Rowing Awards

25/09/2016
Crédit Photo : Daniel Blin

Crédit Photo : Daniel Blin

C’est la reprise, la « vraie » cette fois ! Il n’y a pas eu de réticence, de peur ou de manque d’envie ; j’étais content de retrouver cette  routine que je connais bien maintenant. Je n’ai pas fait une semaine complète au cabinet, j’ai dû m’absenter deux jours entiers pour répondre à de nouvelles sollicitations… à croire que ça n’en finit plus ! Ma semaine de pré-rentrée fut nécessaire finalement pour éviter à mes patients de subir la callosité de mes mains et la rugosité de mes ampoules fraichement cicatrisées.

Cette fois, difficile de faire un retour discret après ce qu’il s’est passé. Tout le monde m’attendait : mes collègues comme mes patients. Un petit diner fut d’ailleurs organisé avec mes confrères pour célébrer la médaille.

Coté entrainement les sensations sont vite revenues. Les bons chronos aussi. Mais il m’aura fallu trois semaines pour les retrouver. A croire que le processus est inversement proportionnel au temps d’arrêt !

Nous bénéficions d’excellentes conditions depuis mon retour sur Lyon. J’espère que la météo nous accordera le même automne et hiver que l’an dernier.

La FISA vient de mettre en ligne les bulletins pour désigner les « Awards » 2016. Chaque vote aidera la fédération internationale à sélectionner les finalistes dans chaque catégorie. Ma seule volonté serait d’aider à ce que la France ait enfin un entraineur récompensé (Alexis Besançon).

Merci à tous ceux et celles qui m’aident à trouver un éditeur. Je vous tiens au courant dès que possible de l’avancée du projet.

Bien à vous !

 

 

Starting again, really this time!

I wasn’t reluctant, did not fear it nor did I have a lack of desire; I was happy to go back to this routine I know well by now. I haven’t worked a full week in the medical office; I had to take two full days leave to respond to new demands … as if it will never end! My week of pre-comeback was finally necessary to prevent my patients from undergoing the cornea of my hands and the roughness of my freshly healed blisters.

It proved difficult to return discreetly after what happened this time. Everyone was waiting for me: my colleagues as well as my patients. A small dinner was even organized with my colleagues to celebrate the medal.

On the training field, sensations are quickly returning. Good times too. But it took me three weeks. It leads to believe that the process is inversely proportional to the downtime!

We enjoy excellent conditions since my return in Lyon. I hope the weather will give us the same fall and winter than last year.

FISA has just put online bulletins to designate the 2016 « Awards ». Each vote will help the international federation to select the finalists in each category. My only wish would be to help France to finally have a coach rewarded (Alexis Besançon).

Thank to all those who help me finding a publisher. I’ll let you know as soon as possible on the progress of the project.


Une médaille à la faim !

11/09/2016

Une médaille à la faim

Ce fut un long silence mais de très belles vacances ! Presque un mois sans vous donner de nouvelles. Le temps passe vite !

Après deux semaines sur Avignon et une semaine en Corse, je retourne demain matin sur Lyon pour ma « pré-rentrée ». L’agenda est bien rempli. Les déplacements sont nombreux et les sollicitations encore au cœur de mon actualité. Je ne sais pas combien de temps cela va durer mais je prends toujours autant de plaisir à répondre aux invitations.

C’est aussi la reprise de l’entrainement. J’espère que le corps a une bonne mémoire parce qu’une chose est sure…..il s’adapte au besoin ! Je ne fais pas forcément allusion aux kilos repris mais plutôt à la condition physique.

Je n’ai pas encore touché une pelle d’aviron mais j’ai repris le sport. La « vraie » reprise en bateau devrait se faire demain…Attention aux ampoules ! J’ai déjà éprouvé quelques courbatures malgré tout. Notamment après mes séances de course à pied et de musculation. Pire encore, j’ai fait ma première séance d’ergomètre ce matin. Juste risible. Heureusement que j’étais de bonne humeur parce que le score n’aurait jamais laissé croire qu’un mois plus tôt nous gagnions les JO.

Voici le lien d’un article écrit par Benjamin Lang, membre du 4- français à Rio. J’ai eu plaisir à lire ce récit, son récit. Un beau témoignage et une superbe plume. C’est une fierté pour l’aviron français de prouver que notre sport et le haut niveau ne nous transforment pas qu’en machines à ramer, la preuve en est !

Je profite aussi de l’occasion pour partager un projet né il y a quatre ans. Après de longues heures d’écriture, de relecture, de correction et d’aide ; j’ai enfin terminé l’ouvrage. L’idée première était d’écrire pour ne pas « tout oublier » le jour où ma carrière s’arrêterait. Puis, avec le temps, la matière fut suffisante pour proposer un récit plus complet, où tout le monde pourrait d’identifier. Ce texte est donc un retour d’expérience sur mes années de régime. Le rameur étant livré à lui-même dans cette épreuve, je présente à travers des situations vécues mon ressenti. Chaque partie est illustrée d’anecdotes et de conseils. Enfin, à travers mon témoignage j’invite le lecteur à s’interroger sur son corps et ses besoins.

En finissant l’écriture je pensais avoir fait le plus dur, mais il semblerait que trouver un éditeur consentant pour porter le projet soit autrement plus compliqué. Je m’en remets donc à vous, si toutefois vous connaissez des personnes susceptibles de m’aider.

Pour conclure, j’adresse un message de félicitation à notre délégation « handi » qui nous ramène de Rio : une belle médaille de bronze pour le 2x, et une belle huitième place pour le 4+.

Bonne soirée !

A long silent moment but very nice holidays ! Almost a month without news! Time flies! 

After two weeks around Avignon and one week in Corsica, I am going back to Lyon tomorrow morning for my « pre-return. » The agenda is full. Many travels and requests still at the core of my life. I do not know how long it will last but it’s always with the same pleasure that I reply to the invitations.

It also started training again. I hope the body has a good memory because one thing is sure … it adapts to the needs ! I’m not necessarily referring to additional kilos but rather fitness.

I have not yet touched an oar but resumed with sporting activity. The « real » come back in the boat should be tomorrow … Beware of blisters! I have nevertheless already experienced some soreness. Especially after my running and weight training sessions. Even worse, I had my first erg session this morning. Just ridiculous. I luckily was in a good mood because the score would never have suggested that a month ago we won the Olympics.

Here is the link to an article written by Benjamin Lang, member of the French 4- in Rio. I enjoyed reading this story, his story. A nice testimony and a great pen. French rowing can be proud to prove that our sport and the high level do not transform us into rowing machines!

I also take this opportunity to share with you a project born four years ago. After long hours of writing, proofreading, editing and assistance, I finally completed the book. The first idea was to write so as not to « forget everything » when my career will stop. Then, across time, the material was sufficient to provide a more complete story, with which everyone can identify. This text shares my experiences on years of diet. As the rower is on its own in this struggle, I present my feelings through situations I experienced. Each part is illustrated with anecdotes and advice. Finally, with this testimony I invite the reader to question him/herself about the body and its needs.

When I finished writing I thought the hardest part was done, but finding a publisher proves to be far more complicated. So, if you know anyone that could help me, I leave it up to you.

Finally, I want to congratulate our para-rowing delegation that brings back from Rio a beautiful bronze medal in the 2x and an eighth place in the 4+.


Retour dans le Sud

21/08/2016
Crédit Photo : Olivier Pons

Crédit Photo : Olivier Pons

Bonjour, plus d’une semaine s’est écoulée depuis notre finale. Entre les sollicitations médiatiques et mon retour en France prévu mercredi, je n’ai pas eu le temps de profiter des sites touristiques locaux. Pas de franc regret. Après trois semaines sur place, l’envie de rentrer pour fêter la médaille avec les proches se faisait sentir. Surtout qu’un beau programme m’attendait. Juste après mon atterrissage j’ai rejoint l’Equipe de France junior à Gravelines. Il s’agissait de leurs derniers jours de préparation avant leur championnat du monde à Rotterdam. Il ne fallait pas rater le créneau. Pour fêter mon arrivée ils ont revisité la Marseillaise et me l’ont chantée, une attention touchante.  Après avoir suivi leur sortie de l’après-midi, une petite réception fut organisée. L’occasion de sortir la médaille, faire quelques photos et signer quelques autographes. Un super moment ! Je suis repassé par Paris de jeudi à samedi avant de rentrer dans le Sud. A Avignon, une trentaine de personnes avaient fait le déplacement pour m’accueillir à la Gare. Encore une belle séquence émotion. Surtout avec mon entraineur, j’attendais notre accolade depuis la finale.

C’est maintenant parti pour quelques jours de vacances, de vraies vacances, sans sport, sans contraintes….je les attendais depuis quatre ans ! Je vais faire en sorte de les savourer même si les cigales se font discrètes !

Pour conclure, je tiens à envoyer un message de soutien à la famille et aux proches de Denis Landart, président du club de Versailles décédé récemment.