De retour en Savoie !

16/02/2017
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Je l’attendais, c’est arrivé ! Nous avons démarré le stage à Aiguebelette lundi après-midi. Pas d’entraînement prévu le jour même, juste le déchargement du matériel, le montage et le réglage des bateaux. Suite aux résultats du dernier test ergo nous ne sommes que quatre coupleux poids légers convoqués : François, Pierre, Stany et moi. Assez malgré tout pour faire deux doubles et mixer les compositions. En plus des séances sur l’eau et en musculation nous avons quatre sorties sur les skis au programme. L’hébergement a exceptionnellement changé pour ce regroupement. Il a été choisi pour optimiser la logistique malgré tous ces déplacements.

Pour le moment les conditions sont parfaites. A part quelques pêcheurs, nous sommes seuls utilisateurs du Lac. La cohabitation se passe bien pour l’instant, chacun respecte son périmètre. Pour notre première sortie sur les pistes de la Féclaz, la neige était suffisante mais pas franchement agréable. Avec ou sans farte, difficile de glisser et de se faire plaisir pour cette reprise. Nous avions pourtant le soleil et la douceur des températures pour donner à cet entraînement un goût de vacances.

Le premier cycle s’est fini avec Pierre ce matin par un B2 bord à bord. De quoi se décrasser et replacer la propulsion au cœur de nos exigences. Demain changement de coéquipier. Pierre montera avec François et je retrouverai Stany. Cela fait presque un an que nous n’avons pas ramé ensemble. Des retrouvailles qui vont forcément rappeler de bons souvenirs.

Bien que le rythme soit soutenu, je profite de ce séjour savoyard pour récupérer les heures de sommeil qui me manquent depuis plusieurs semaines.

Dans le cadre du projet « Rame avec Alexandra », je fais appel à votre solidarité. L’idée est de tourner une mini vidéo (10 secondes maximum) avec votre téléphone pour la soutenir et l’encourager dans son défi. Voici l’adresse à qui envoyer vos productions (cercleavironpolynesien@gmail.com). Je compte sur vous, elle le mérite !


Une belle brochette !

05/02/2017
Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Quand vous pronostiquez et tombez aussi loin de l’objectif, il est dur de cacher sa frustration, malgré ce 6’03’’2 dont je reste très fier !

Comme beaucoup j’imagine, c’était la première fois que je ramais à Charléty. Tous les Opens auxquels je suis allé ces dernières années se tenaient au stade Pierre de Coubertin. Il était donc intéressant d’arriver vendredi après-midi pour s’imprégner de l’ambiance et des lieux. Mais ça m’a surtout permis de tous vous croiser, ou presque : jeunes, moins jeunes, connaissances, amis, professeurs, entraîneurs, bénévoles, éducateurs, accompagnateurs, ou « juste » passionnés ! Les occasions sont si rares dans la saison, heureusement que celle-ci existe.

Comme je vous l’avais annoncé, la fatigue était encore bien présente ces derniers temps. C’est quelque chose de récurrent à cette période-là. Nous sommes généralement au plus bas physiquement dans la saison. Mais c’est important si nous voulons terminer l’année avec le pic de forme escompté. Le contexte n’est donc jamais propice aux grandes performances. Ce qui rend le test de Février toujours difficile…surtout devant des exigences personnelles, qui elles, ne baissent jamais !

La nuit de vendredi à samedi fut pourtant excellente. Couché 21h, réveillé 7h30, un évènement rare ! En me levant la forme n’était pas olympique mais ne semblait pas mauvaise. Du moins assez bonne pour espérer passer définitivement sous la barre des 6’ officiellement.

L’attente à l’hôtel ne fut pas si longue. Le trajet en Tramway non plus. Une fois arrivé, je suis directement allé me peser avec les poids légers. Pas de fausse note en montant sur la balance, un premier pas ! Je suis ensuite monté dans la salle de repos qui avait été spécialement aménagée et qui nous était dédiée. Je m’y suis posé en attendant mon heure. Une fois encore, le temps défila. Deux ergomètres avaient été mis à notre disposition dans l’espace pour que nous puissions démarrer l’échauffement au clame. Les jambes semblaient lourdes au démarrage, mais avec l’expérience je savais que ce n’était pas un indicateur fiable. Car je me suis déjà surpris à faire de bons chronos alors que plusieurs signes physiques sous-entendaient le contraire. Après une vingtaine de minutes, je suis descendu rejoindre la « meute » dans la chambre d’appel. L’autorisation de rentrer dans l’arène et prendre possession de notre machine fut rapidement donnée. J’étais bien encadré, entre Pierre et un Danois, venu spécialement pour l’occasion. Mais pas le temps de papillonner, juste de quoi régler mon « drag factor » (163) et d’enchaîner quelques coups avant que l’arbitre nous demande de poser les manches pour lancer la procédure. De grandes inspirations (presque rituelles maintenant) vinrent chasser le peu de stresse encore présent. Ce fut dans un silence de cathédrale que le compteur lança le départ. Je crois compter quatre coups avant que tout ne s’arrêter et que le faux-départ soit annoncé : Ergo 10 ! Le coupable ne pouvait plus se cacher. De quoi grincer des dents, surtout quand vous savez l’intensité et l’influx nerveux qu’il est nécessaire de dégager pour bien lancer la roue. Mais le mal était fait, il fallait rapidement se reconcentrer et rester prêt mentalement. Tout le monde repris position. Le deuxième fut le bon.

Je voulais faire une course d’attente et prendre le moins de risque possible. Le premier 1000m parut donc long, très long, trop long ! Je contrôlais constamment ma respiration et mon effort, allant même jusqu’à fermer les yeux pour affiner mes perceptions. Je gardais malgré tout un œil attentif sur l’écran, il n’était pas question de s’endormir. Dès la mi-course passée, l’intensité repris un cran. Mais je compris rapidement qu’il serait dur d’atteindre mon objectif du jour en ce samedi 4 Février. Les jambes répondaient moins et le compteur ne cessait de me le rappeler. Mes derniers espoirs résidaient donc dans le sprint final, en vain ! Même scénario qu’à la mi-parcours, la désillusion prit vite le dessus. Il s’agit donc de donner le meilleur jusqu’au bout pour finir sans regret ; bien que la déception ait déjà pris une place importante dans mon subconscient. C’est ainsi que s’acheva le test, en 6’03’’2 (1’30’’9, 1’30’’9, 1’30’’8, 1’30’’6) ! Belle régularité, mais hélas, insuffisante hier. On ne peut pas tout le temps gagner contre la machine !

Heureusement, cette pseudo déception fut rapidement effacée par les performances des copains. Stany et Pierre terminent proches de leurs records personnels. De quoi constituer un podium 100% Lxmen au classement national.

Autre fait marquant de la journée, la rencontre d’Alexandra. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le lien pour découvrir le défi qu’elle s’est lancée. A partager sans modération bien sûr ! Une belle rencontre, en « vrai » cette fois ! L’épopée se poursuit et prend progressivement forme. A suivre de très très près !

Autre rencontre et autre aventure, celle  de l’AviSourire ! De l’aviron, encore, mais cette fois pour soutenir le handicap. Un projet différent mais tout aussi attachant. Je vous laisse également découvrir les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les « grands » médias semblent s’être intéressés à l’évènement. Est-ce un hasard ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un championnat d’Europe ? Ou bien juste à cause de la proximité géographique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Quoi qu’il en soit nous pouvons lire quelques lignes dans L’Équipe aujourd’hui, et voir quelques images en Replay sur Tout Le Sport (TLS) d’hier. Pourvu que cet élan en appelle d’autres.

Je viens de rentrer sur Lyon. Au menu ce soir, crêpes ! Pour ma bonne conscience, je n’ai pas souhaité fêter la chandeleur jeudi soir. Je m’étais promis d’en faire quelques-unes une fois le test ergomètre passé. C’est donc chose faite !

Le week-end n’aura pas été de tout repos, et la semaine à venir est encore bien chargée. Nous repartons en stage sur Aiguebelette lundi 13 Février. Je suis impatient d’y être pour enfin me poser et souffler.

Bonne soirée.


Charléty !

03/02/2017

Ergomètre

C’est à peine croyable, mais le temps me manque pour vous écrire et vous faire partager mon actualité. Depuis le retour de Prémanon il n’y a pas eu de retour à la normale. La routine n’a toujours pas repris le dessus, bien au contraire !  Les sollicitations se sont enchaînées alors qu’elles s’étaient légèrement clamées à Noël. Tout a démarré lundi 16 par les vœux de la Compagnie Nationale du Rhône. Il était important que je sois présent pour les remercier de leur soutien sur l’année olympique. 48h plus tard je me rendais à l’ENTPE, une école d’ingénieur basée à Vaulx-en-Velin, pour partager mon expérience devant les enseignants et les étudiants. Il semblerait que mon parcours sportif et universitaire ait éveillé la curiosité de certains ; car les questions furent nombreuses. Il fallut d’ailleurs écourter mon intervention pour que j’arrive à l’heure au cabinet pour mes patients. Moins de deux jours plus tard je montais sur Paris avec Pierre pour tourner un court métrage. Je ne vous dévoile pas plus d’informations pour le moment. La vidéo sera diffusée sur les écrans cette année ! Je ne manquerais pas de vous indiquer le jour et l’heure. Après ce passage éclair sur la capitale cap sur Avignon. Le week-end s’annonçait aussi chargé. J’aurais rêvé de me poser, ne serait-ce qu’une heure. Mais à choisir, il était plus agréable de profiter de la famille et des amis.

Ce rythme infernal n’était pas près de s’arrêter.

La semaine écoulée fut toute aussi intense. Je suis intervenu mardi dernier pour une entreprise sur Décines. J’ai assisté aux vœux du conseil de l’ordre des kinés du Rhône le jeudi d’après. Et je suis redescendu dans le Sud le vendredi pour participer à la remise des prix de la ville, ainsi qu’à la soirée organisé samedi par le club pour la Galette des Rois. Je suis enfin passé en Mairie cette semaine pour renouveler mon passeport.

Toutes ces absences n’ont fait que densifier mon activité professionnelle. Sans parler du gel. Avec ces températures, le lac de Miribel est complètement pris dans la glace depuis vingt jours. Tel un robot, je n’ai cessé d’enchaîner les séances en salle, essentiellement sur l’ergomètre. La période s’y prêtait, mais elle n’aura pour autant dissimuler la lassitude et la fatigue imposée par la machine infernale.

La programmation s’est allégé depuis lundi…il était temps ! Je commençais à ressentir de gros signes de fatigue. Tels des oiseaux de mauvais présages, ils vous rappellent que la blessure n’est pas loin, que le corps atteint ses limites. Il était donc impératif de levé le pied. Dans l’ensemble, les temps réalisés cette semaine sont bons et me laissent espérer un bon chrono sur le test de demain.

Je profite de cette convocation sur Paris pour voir la famille et les proches. C’est la raison pour laquelle je suis monté hier soir sur la capitale et ne redescendrais que dimanche midi sur Lyon. Les occasions sont si rares, autant ne pas le rater.

Rendez-vous donc demain vers 13h30 pour le dénouement !


Fin de stage à Prémanon !

16/01/2017

Stage Jura

Enfin rentré sur Lyon. Le stage s’est terminé hier midi sous la neige. Pas moins de 40cm sont tombés la veille au soir. Ces fortes chutes ont bien failli nous retenir là-haut et compromettre notre retour. Heureusement notre véhicule était équipé de pneus adaptés, et les services locaux avaient l’habitude de gérer ce genre d’impondérables. Mais la vigilance et la prudence n’eurent de cesse de nous accompagner tout au long du trajet.

Malgré la bonne humeur générale, certains organismes commençaient à ressentir la fatigue et l’usure. Le froid, l’altitude et la charge d’entraînement font en effet de ce stage l’un des plus durs de la saison. Il n’y a pas eu de grosses blessures, heureusement, mais beaucoup de petits « bobos » sont venus perturber la préparation de certains.

Il reste encore deux semaines à tenir avant de surcompenser pour le test ergomètre de Charléty. Je suis pressé d’y être car la forme semble déjà bien revenue. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon meilleur niveau. J’espère que cette année sera la bonne pour valider officiellement un chrono sous les six minutes ! Mais pour l’heure, retour à l’entraînement dès demain matin. Les températures annoncées dans les prochains jours ne présagent rien de bon. Presque que du négatif, même en pleine journée. Je me vois difficilement tenir moralement et faire exclusivement de la salle si le lac gèle. Croisons les doigts pour que cela n’arrive pas !


Back to the mountains !

09/01/2017
Crédit Photo : Bzac Prod

Crédit Photo : Bzac Prod

Pas de pause programmée en ce début d’année 2017 ! Nous étions convoqués en stage lundi 2 Janvier pour arpenter les pistes de ski du Jura. C’est du moins l’idée que je m’en étais fait avant de partir. Car malheureusement, sur la route, plus les kilomètres défilaient, plus mes espoirs se transformaient en illusions, en chimères. En arrivant au Centre National de Ski Nordique la terre était à nu, sans manteau blanc. Peu habituel pour cette endroit surnommé « la petite Sibérie » ! C’est la première fois que je vois ça depuis que je viens ici en tout cas. Quelques pauvres flocons sont malgré tout tombés depuis, mais pas suffisamment pour que le domaine skiable soit ouvert. Ces quelques centimètres sont justes venus habiller le paysage et lui redonner son air de carte postale.

Des bonnes surprises nous attendaient aussi. A commencer par de nouveaux hébergements. Leur agencement ressemble beaucoup à ceux de la base nautique de Bellecin. Il s’agit de plusieurs appartements divisés en chambres. Chaque espace est équipé d’une pièce de vie commune et d’une kitchenette. S’y rajoute une bonne literie et une bonne connexion internet. De quoi combler le confort et les attentes d’un athlète. Le tableau n’est donc pas si noir. Surtout que nous pouvons skier sur la piste des biathlètes. L’anneau ne fait que deux kilomètres mais la neige et bonne. Cela suffit à diluer notre frustration pour l’instant.

Cette année la programmation du stage nous exempte de musculation type C2 ! Les tests de lundi dernier en squat et tirade sont venus clôturer le cycle. Les deux semaines ici sont donc utilisées pour effectuer un rappel de force : des séries plus courtes, des charges plus lourdes ! A cela se greffe des séances de sport collectif (basket ou  volley), ainsi que des entraînements sur ergomètre en préparation du test à Charlety.

Nous étions six coupleux poids léger convoqués, nous ne sommes plus que quatre. L’hécatombe ! Un n’a pas pu venir pour des raisons professionnelles, et deux sont rentrés chez eux pour maladie… Mais heureusement Maxime est revenu ce matin.

Comme certains ont pu le lire, mon actualité va changer dans quelques mois maintenant. Après dix ans passés sur Lyon, des milliers de kilomètres accumulés sur le lac de Miribel, je vais quitter la capitale des Gaules pour rejoindre le Nord. Direction Valenciennes et les « Hauts de France ». Ce sera un changement de vie, mais c’est ce qui rend l’aventure encore plus excitante. J’aurais l’occasion de vous en reparler très prochainement…


Après le Nord, les Étoiles du Sport !

19/12/2016
Les Etoiles du Sport

Crédit Photo : Philippe Millereau

La semaine dernière s’annonçait intense, elle a tenu ses promesses. Mes déplacements sur Valenciennes puis Lille sont venus densifier mon activité au cabinet, mais aussi le programme d’entraînement. Face à l’exigence de l’agenda, je n’ai même pas pu ramer, trop de brouillard ! Un mal pour un bien avec « l’alerte-pollution ». Il fallut par contre enchaîner les séances en salle pour remplacer tous les kilomètres initialement prévus sur l’eau…juste usant ! On se sent complètement prisonnier. Hélas, pas d’alternatives possibles. Il fallut prendre son mal en patience et jongler entre vélo, ergomètre, course à pied…

Que ce soit sur Lille ou Valenciennes, j’eus meilleure météo qu’à Lyon.

J’étais invité à un déjeuner vendredi midi par le Hainaut Business Club. Il s’agit d’un rendez-vous mensuel rassemblant dirigeants de l’industrie venus ici pour parler « affaires ». Au milieu des 160 convives, j’ai fait de belles rencontres. Malgré un timing serré, j’ai pu correctement m’entraîner : soit en prenant mes baskets pour courir, soit en utilisant les infrastructures du club d’aviron de Valenciennes pour faire ma séance de musculation ou d’ergomètre. Ce fut aussi l’occasion de croiser les jeunes.

Le samedi j’étais attendu à la faculté de médecine de Lille pour intervenir, en collaboration avec notre médecin fédéral, sur un congrès de médecine du sport. Nous passions en toute fin de programme. Le retard accumulé pendant la matinée limita notre temps de parole…dommage, nous avions quelques belles anecdotes à partager. Beaucoup d’autres intervenants ont pris la parole pour exprimer leur avis et exposer leur expérience professionnelle. C’était juste passionnant ! Je dus malheureusement quitter les lieux avant la fin pour accrocher mon train et rentrer sur Lyon.

Dès le lendemain je partais vers de nouveaux horizons, les Alpes cette fois ! Direction la Plagne et les Etoiles du Sport. Mon dernier séjour là-bas remontait à 2011, date à laquelle j’avais été parrain. Sur cette semaine, quasi tous les sportifs français se sont retrouvés pour fêter leurs médailles de cet été ; mais aussi prendre le temps de mieux se connaître et partager leurs expériences. Je suis rentré avant-hier de ce périple savoyard. C’était vraiment génial, que de souvenirs !

Par contre, j’ai retrouvé le lac comme je l’avais laissé…dans le brouillard ! Je suis inquiet pour mon entraînement des deux semaines à venir. Car avec mes absences je dois travailler toute la quinzaine des Fêtes. J’espère que je pourrais ramer les matins et que je ne subirais pas le même sort qu’avant mon départ.

Je descendrais quand même les week-end dans le Sud pour fêter la noël et le jour de l’an avec les proches.

Bonne soirée.


Third time under the 6′

04/12/2016

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas fini une semaine sur un repos dominical. Un vrai jour « off ». Bien mérité en tout cas après la semaine écoulée et la journée de tests d’hier. Mais reprenons l’histoire du début. Je vous avais quittés en vous expliquant l’intérêt du test incrémental. Pas de record à la clef pour moi cette année, mais un résultat laissant espérer une bonne performance sur le test ergomètre.

Après avoir clôturé le stage par cette évaluation, je suis rentré sur Avignon pour assister à l’Assemblée Générale du club. Le bilan fut bon pour cette 69ème édition. La soirée s’est même terminée sur une ambiance Latine pour fêter le titre de Rio. La routine a ensuite repris ses droits pour quelques jours. Le programme d’entraînement s’est lui allégé pour respecter le principe de surcompensation. Les scores des différentes séances confirmèrent d’ailleurs mes possibilités physiques du moment. Il fallut par contre gérer le poids, car après deux semaines à Tahiti et une semaine à l’Hôtel la balance s’était envolée.

Puis arriva ce Jeudi 1er Décembre, et cette convocation à l’Élysée pour une récompense en tant que citoyen français. De manière traditionnelle, les médaillés olympiques sont reçus dans ce lieu de prestige pour être décoré par le président de la république. A ce privilège se rajoutait l’ambiance, celle de sportifs réunis pour célébrer leurs performances de l’été. Pour la première fois, athlètes olympiques et paralympiques étaient convoqués ensemble. Nous étions presque cent au total. Les distinctions n’étaient pas exactement les mêmes selon la couleur de la médaille. Ce fut la Légion d’Honneur pour Pierre et moi. Quelle fierté de porter un insigne aussi prestigieux et symbolique ! Mais le retour à la réalité fut assez rapide. Une dernière grosse journée m’attendait le lendemain. Une ultime avant le test ergomètre… A mon retour de Tahiti je redoutais cet instant. Je me savais moins entraîné, et face à la machine on ne peut jamais tricher. Elle vous rappelle chaque kilomètre manqué, chaque séance de musculation ratée ! Mais la confiance était bien revenue ces derniers jours, notamment grâce aux scores des derniers entraînements. J’en étais même arrivé à pronostiquer sous les six minutes.

En me levant hier, la forme semblait correcte. J’étais dans la dernière manche, celle de midi. Un horaire peu habituel. Mais cela n’allait rien changer au résultat final. Le premier chiffre, celui de la balance, était rassurant. La journée pouvait donc commencer sans stress. Après un bon échauffement j’ai échangé avec l’entraîneur pour connaître sa vision et la marche à suivre. La stratégie était simple : être régulier du début à la fin, quitte à accélérer dans les derniers mètres si l’énergie me le permettait. J’aime ce genre d’épreuve, parce qu’il n’existe aucun suspense. Vous vous battez contre vous-même. Pas de place au doute ou à l’incertitude si vous connaissez vos capacités du moment. C’est donc avec sérénité que j’ai lancé la roue et suis rapidement passé à mon rythme de croisière. Une course d’attente, une de plus…mais qui finit aussi par payer. Pourtant, à 300m de l’arrivée il fallut finir sur des chapeaux pour passer sous les six minutes. Tout juste en 5’59’’9 ! J’ai bien cru que ça ne passerait pas. Tout s’est probablement joué sur le dernier coup. Il n’était donc pas question de s’arrêter avant. Au final… pas de record, mais beaucoup de fierté de passer une troisième fois sous la barre mythique des six minutes. La récupération fut nécessaire, surtout qu’un autre test, à pied cette fois, nous attendait l’après-midi. Je peux vous assurer que la nuit fut bonne.

La semaine qui arrive va être musclée. Il est prévu que je monte sur Lille dès jeudi. L’activité au cabinet va donc se densifier si je veux voir tout le monde. Sans parler du programme d’entraînement qui s’annonce également intense…