Une tête de rivière qui marque la fin de l’hiver !

12/03/2017

Crédit Photo : Simon Quay

Une tête de rivière qui marque la fin de l’hiver !

Après la fin du stage à Aiguebelette tout s’est enchaîne. Mais en y repensant, la période fut difficile à gérer. Il s’agissait de l’ultime semaine de préparation intensive. Soit quatre semaines complètes depuis le test ergomètre de Charléty. La reprise du travail sur Lyon n’a donc fait qu’accentuer la fatigue déjà présente à la sortie du regroupement avec les Bleus. Je suis également descendu le week-end dernier sur Avignon pour répondre à deux sollicitations. J’ai malgré tout eu le temps de croiser les proches et les jeunes du club. Une régate était d’ailleurs organisée pour eux le dimanche. Une superbe initiative à ce moment-là de l’année où les compétitions se font rares pour ces catégories. Arriva ensuite la semaine de surcompensation. La semaine que beaucoup attendaient, moi compris ! La météo n’a pourtant jamais été favorable ; sauf en matinée quand j’y étais, une aubaine ! Pendant les séances les sensations étaient bonnes mais le forme manquait clairement. Le début du régime y est sûrement pour quelque chose. Je suis redescendu sur Avignon mercredi soir pour une autre sollicitation, en entreprise cette fois. Chez le groupe AOSTE. Je me régale toujours autant. C’est tout aussi enrichissant d’intervenir pour partager mon expérience, que de découvrir le fonctionnement de l’enseigne. J’ai fait le choix de rester dans le Sud jusqu’à samedi. Je ne me sentais pas de remonter sur Lyon vendredi pour reprendre la route hier pour Marignane. J’ai donc été récupéré sur la route par le Pôle France. Une fois sur place, tout le monde a déchargé et monté son matériel. Certains l’ont même réglé. Me concernant, j’ai préféré aller directement ramer pour optimiser la récupération. Notamment à cause du bassin : le vent soufflait en rafales et la navigation était laborieuse. Bien heureusement la météo aujourd’hui fut toute autre.

Après une bonne nuit de sommeil le réveil ne posa aucun problème ce matin. Le passage au petit déjeuner fut bref, juste de quoi assurer la pesée sans arriver le ventre vide. Une fois cette première étape validée l’attente ne fut pas longue. L’heure de l’embarquement fut vite là ! C’est mon entraîneur de club qui fit ma mise à l’eau. Ce fut l’occasion de me donner quelques conseils avant que je ne m’éloigne du ponton. A l’échauffement les kilomètres semblaient défiler comparé à hier. Au départ, la pluie commença à tomber, pour finalement s’arrêter avant que je ne m’élance. Ce fut d’ailleurs ces quelques gouttes qui firent tourner le vent. Une brise favorable allait nous accompagner sur les 6000m. Plutôt une bonne nouvelle ! Une fois le signal donné je partis sans trop réfléchir. L’idée était de lancer ma coque et donner du rythme. Mon attention était concentrée sur ma respiration et ma technique… mais aussi sur ma trajectoire. Car le niveau du canal était relativement bas, il était donc impératif, malgré le balisage, de garder un œil sur la direction les mille premiers mètres. Une fois cette portion passée, j’avais champ libre pour m’exprimer à 100%. Sans chercher à m’imposer de cadence particulière, je n’ai cessé pendant la course de rythmer mon geste. Je jetais ponctuellement un regard sur mon strock pour vérifier que les sensations collaient au chiffre affiché. Les 1200 derniers mètres furent durs physiquement, mais n’impactèrent pas la fréquence de mes coups. Je franchis finalement la ligne d’arrivée après 21’40’’ d’efforts. A première vue je savais que l’écart avec mon poursuivant s’était creusé. Mais il fallut attendre les résultats officiels pour en être sûr. Le verdict tomba peu de temps après. Damien Piqueras finit deuxième à plus de quarante secondes, Hugo Boucheron complète le podium huit secondes derrière. Le retour à Lyon n’a pas été trop long heureusement. Prochain objectif : championnat de zone à Aiguebelette dans 3 semaines. Tout va s’enchaîner maintenant, et les choses sérieuses vont commencer.

Bonne soirée !


De retour en Savoie !

16/02/2017
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Je l’attendais, c’est arrivé ! Nous avons démarré le stage à Aiguebelette lundi après-midi. Pas d’entraînement prévu le jour même, juste le déchargement du matériel, le montage et le réglage des bateaux. Suite aux résultats du dernier test ergo nous ne sommes que quatre coupleux poids légers convoqués : François, Pierre, Stany et moi. Assez malgré tout pour faire deux doubles et mixer les compositions. En plus des séances sur l’eau et en musculation nous avons quatre sorties sur les skis au programme. L’hébergement a exceptionnellement changé pour ce regroupement. Il a été choisi pour optimiser la logistique malgré tous ces déplacements.

Pour le moment les conditions sont parfaites. A part quelques pêcheurs, nous sommes seuls utilisateurs du Lac. La cohabitation se passe bien pour l’instant, chacun respecte son périmètre. Pour notre première sortie sur les pistes de la Féclaz, la neige était suffisante mais pas franchement agréable. Avec ou sans farte, difficile de glisser et de se faire plaisir pour cette reprise. Nous avions pourtant le soleil et la douceur des températures pour donner à cet entraînement un goût de vacances.

Le premier cycle s’est fini avec Pierre ce matin par un B2 bord à bord. De quoi se décrasser et replacer la propulsion au cœur de nos exigences. Demain changement de coéquipier. Pierre montera avec François et je retrouverai Stany. Cela fait presque un an que nous n’avons pas ramé ensemble. Des retrouvailles qui vont forcément rappeler de bons souvenirs.

Bien que le rythme soit soutenu, je profite de ce séjour savoyard pour récupérer les heures de sommeil qui me manquent depuis plusieurs semaines.

Dans le cadre du projet « Rame avec Alexandra », je fais appel à votre solidarité. L’idée est de tourner une mini vidéo (10 secondes maximum) avec votre téléphone pour la soutenir et l’encourager dans son défi. Voici l’adresse à qui envoyer vos productions (cercleavironpolynesien@gmail.com). Je compte sur vous, elle le mérite !


Charléty !

03/02/2017

Ergomètre

C’est à peine croyable, mais le temps me manque pour vous écrire et vous faire partager mon actualité. Depuis le retour de Prémanon il n’y a pas eu de retour à la normale. La routine n’a toujours pas repris le dessus, bien au contraire !  Les sollicitations se sont enchaînées alors qu’elles s’étaient légèrement clamées à Noël. Tout a démarré lundi 16 par les vœux de la Compagnie Nationale du Rhône. Il était important que je sois présent pour les remercier de leur soutien sur l’année olympique. 48h plus tard je me rendais à l’ENTPE, une école d’ingénieur basée à Vaulx-en-Velin, pour partager mon expérience devant les enseignants et les étudiants. Il semblerait que mon parcours sportif et universitaire ait éveillé la curiosité de certains ; car les questions furent nombreuses. Il fallut d’ailleurs écourter mon intervention pour que j’arrive à l’heure au cabinet pour mes patients. Moins de deux jours plus tard je montais sur Paris avec Pierre pour tourner un court métrage. Je ne vous dévoile pas plus d’informations pour le moment. La vidéo sera diffusée sur les écrans cette année ! Je ne manquerais pas de vous indiquer le jour et l’heure. Après ce passage éclair sur la capitale cap sur Avignon. Le week-end s’annonçait aussi chargé. J’aurais rêvé de me poser, ne serait-ce qu’une heure. Mais à choisir, il était plus agréable de profiter de la famille et des amis.

Ce rythme infernal n’était pas près de s’arrêter.

La semaine écoulée fut toute aussi intense. Je suis intervenu mardi dernier pour une entreprise sur Décines. J’ai assisté aux vœux du conseil de l’ordre des kinés du Rhône le jeudi d’après. Et je suis redescendu dans le Sud le vendredi pour participer à la remise des prix de la ville, ainsi qu’à la soirée organisé samedi par le club pour la Galette des Rois. Je suis enfin passé en Mairie cette semaine pour renouveler mon passeport.

Toutes ces absences n’ont fait que densifier mon activité professionnelle. Sans parler du gel. Avec ces températures, le lac de Miribel est complètement pris dans la glace depuis vingt jours. Tel un robot, je n’ai cessé d’enchaîner les séances en salle, essentiellement sur l’ergomètre. La période s’y prêtait, mais elle n’aura pour autant dissimuler la lassitude et la fatigue imposée par la machine infernale.

La programmation s’est allégé depuis lundi…il était temps ! Je commençais à ressentir de gros signes de fatigue. Tels des oiseaux de mauvais présages, ils vous rappellent que la blessure n’est pas loin, que le corps atteint ses limites. Il était donc impératif de levé le pied. Dans l’ensemble, les temps réalisés cette semaine sont bons et me laissent espérer un bon chrono sur le test de demain.

Je profite de cette convocation sur Paris pour voir la famille et les proches. C’est la raison pour laquelle je suis monté hier soir sur la capitale et ne redescendrais que dimanche midi sur Lyon. Les occasions sont si rares, autant ne pas le rater.

Rendez-vous donc demain vers 13h30 pour le dénouement !


Fin de stage à Prémanon !

16/01/2017

Stage Jura

Enfin rentré sur Lyon. Le stage s’est terminé hier midi sous la neige. Pas moins de 40cm sont tombés la veille au soir. Ces fortes chutes ont bien failli nous retenir là-haut et compromettre notre retour. Heureusement notre véhicule était équipé de pneus adaptés, et les services locaux avaient l’habitude de gérer ce genre d’impondérables. Mais la vigilance et la prudence n’eurent de cesse de nous accompagner tout au long du trajet.

Malgré la bonne humeur générale, certains organismes commençaient à ressentir la fatigue et l’usure. Le froid, l’altitude et la charge d’entraînement font en effet de ce stage l’un des plus durs de la saison. Il n’y a pas eu de grosses blessures, heureusement, mais beaucoup de petits « bobos » sont venus perturber la préparation de certains.

Il reste encore deux semaines à tenir avant de surcompenser pour le test ergomètre de Charléty. Je suis pressé d’y être car la forme semble déjà bien revenue. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon meilleur niveau. J’espère que cette année sera la bonne pour valider officiellement un chrono sous les six minutes ! Mais pour l’heure, retour à l’entraînement dès demain matin. Les températures annoncées dans les prochains jours ne présagent rien de bon. Presque que du négatif, même en pleine journée. Je me vois difficilement tenir moralement et faire exclusivement de la salle si le lac gèle. Croisons les doigts pour que cela n’arrive pas !


Back to the mountains !

09/01/2017
Crédit Photo : Bzac Prod

Crédit Photo : Bzac Prod

Pas de pause programmée en ce début d’année 2017 ! Nous étions convoqués en stage lundi 2 Janvier pour arpenter les pistes de ski du Jura. C’est du moins l’idée que je m’en étais fait avant de partir. Car malheureusement, sur la route, plus les kilomètres défilaient, plus mes espoirs se transformaient en illusions, en chimères. En arrivant au Centre National de Ski Nordique la terre était à nu, sans manteau blanc. Peu habituel pour cette endroit surnommé « la petite Sibérie » ! C’est la première fois que je vois ça depuis que je viens ici en tout cas. Quelques pauvres flocons sont malgré tout tombés depuis, mais pas suffisamment pour que le domaine skiable soit ouvert. Ces quelques centimètres sont justes venus habiller le paysage et lui redonner son air de carte postale.

Des bonnes surprises nous attendaient aussi. A commencer par de nouveaux hébergements. Leur agencement ressemble beaucoup à ceux de la base nautique de Bellecin. Il s’agit de plusieurs appartements divisés en chambres. Chaque espace est équipé d’une pièce de vie commune et d’une kitchenette. S’y rajoute une bonne literie et une bonne connexion internet. De quoi combler le confort et les attentes d’un athlète. Le tableau n’est donc pas si noir. Surtout que nous pouvons skier sur la piste des biathlètes. L’anneau ne fait que deux kilomètres mais la neige et bonne. Cela suffit à diluer notre frustration pour l’instant.

Cette année la programmation du stage nous exempte de musculation type C2 ! Les tests de lundi dernier en squat et tirade sont venus clôturer le cycle. Les deux semaines ici sont donc utilisées pour effectuer un rappel de force : des séries plus courtes, des charges plus lourdes ! A cela se greffe des séances de sport collectif (basket ou  volley), ainsi que des entraînements sur ergomètre en préparation du test à Charlety.

Nous étions six coupleux poids léger convoqués, nous ne sommes plus que quatre. L’hécatombe ! Un n’a pas pu venir pour des raisons professionnelles, et deux sont rentrés chez eux pour maladie… Mais heureusement Maxime est revenu ce matin.

Comme certains ont pu le lire, mon actualité va changer dans quelques mois maintenant. Après dix ans passés sur Lyon, des milliers de kilomètres accumulés sur le lac de Miribel, je vais quitter la capitale des Gaules pour rejoindre le Nord. Direction Valenciennes et les « Hauts de France ». Ce sera un changement de vie, mais c’est ce qui rend l’aventure encore plus excitante. J’aurais l’occasion de vous en reparler très prochainement…


Third time under the 6′

04/12/2016

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas fini une semaine sur un repos dominical. Un vrai jour « off ». Bien mérité en tout cas après la semaine écoulée et la journée de tests d’hier. Mais reprenons l’histoire du début. Je vous avais quittés en vous expliquant l’intérêt du test incrémental. Pas de record à la clef pour moi cette année, mais un résultat laissant espérer une bonne performance sur le test ergomètre.

Après avoir clôturé le stage par cette évaluation, je suis rentré sur Avignon pour assister à l’Assemblée Générale du club. Le bilan fut bon pour cette 69ème édition. La soirée s’est même terminée sur une ambiance Latine pour fêter le titre de Rio. La routine a ensuite repris ses droits pour quelques jours. Le programme d’entraînement s’est lui allégé pour respecter le principe de surcompensation. Les scores des différentes séances confirmèrent d’ailleurs mes possibilités physiques du moment. Il fallut par contre gérer le poids, car après deux semaines à Tahiti et une semaine à l’Hôtel la balance s’était envolée.

Puis arriva ce Jeudi 1er Décembre, et cette convocation à l’Élysée pour une récompense en tant que citoyen français. De manière traditionnelle, les médaillés olympiques sont reçus dans ce lieu de prestige pour être décoré par le président de la république. A ce privilège se rajoutait l’ambiance, celle de sportifs réunis pour célébrer leurs performances de l’été. Pour la première fois, athlètes olympiques et paralympiques étaient convoqués ensemble. Nous étions presque cent au total. Les distinctions n’étaient pas exactement les mêmes selon la couleur de la médaille. Ce fut la Légion d’Honneur pour Pierre et moi. Quelle fierté de porter un insigne aussi prestigieux et symbolique ! Mais le retour à la réalité fut assez rapide. Une dernière grosse journée m’attendait le lendemain. Une ultime avant le test ergomètre… A mon retour de Tahiti je redoutais cet instant. Je me savais moins entraîné, et face à la machine on ne peut jamais tricher. Elle vous rappelle chaque kilomètre manqué, chaque séance de musculation ratée ! Mais la confiance était bien revenue ces derniers jours, notamment grâce aux scores des derniers entraînements. J’en étais même arrivé à pronostiquer sous les six minutes.

En me levant hier, la forme semblait correcte. J’étais dans la dernière manche, celle de midi. Un horaire peu habituel. Mais cela n’allait rien changer au résultat final. Le premier chiffre, celui de la balance, était rassurant. La journée pouvait donc commencer sans stress. Après un bon échauffement j’ai échangé avec l’entraîneur pour connaître sa vision et la marche à suivre. La stratégie était simple : être régulier du début à la fin, quitte à accélérer dans les derniers mètres si l’énergie me le permettait. J’aime ce genre d’épreuve, parce qu’il n’existe aucun suspense. Vous vous battez contre vous-même. Pas de place au doute ou à l’incertitude si vous connaissez vos capacités du moment. C’est donc avec sérénité que j’ai lancé la roue et suis rapidement passé à mon rythme de croisière. Une course d’attente, une de plus…mais qui finit aussi par payer. Pourtant, à 300m de l’arrivée il fallut finir sur des chapeaux pour passer sous les six minutes. Tout juste en 5’59’’9 ! J’ai bien cru que ça ne passerait pas. Tout s’est probablement joué sur le dernier coup. Il n’était donc pas question de s’arrêter avant. Au final… pas de record, mais beaucoup de fierté de passer une troisième fois sous la barre mythique des six minutes. La récupération fut nécessaire, surtout qu’un autre test, à pied cette fois, nous attendait l’après-midi. Je peux vous assurer que la nuit fut bonne.

La semaine qui arrive va être musclée. Il est prévu que je monte sur Lille dès jeudi. L’activité au cabinet va donc se densifier si je veux voir tout le monde. Sans parler du programme d’entraînement qui s’annonce également intense…


Fin du périple en Polynésie !

14/11/2016
Tahiti

Tahiti

De retour…déjà ! Ce n’était pas un tour du globe mais presque. Malgré ce court séjour en Polynésie j’ai vu beaucoup de choses. Pas assez bien sûr, mais suffisamment pour rentrer sans trop de frustration. Il sera donc nécessaire d’y retourner pour assurer mon rôle de parrain et poursuivre la découverte de ce nouveau monde.

Difficile de tout vous raconter en un seul article. Mais comme certains l’ont vu sur internet, mon arrivée à l’aéroport de Papeete n’est pas passée inaperçu. Ce fut un accueil atypique. A commencer par les traditionnels colliers de fleurs. Puis la « chorée » des danseurs. Ils étaient plusieurs à s’être déplacés pour animer le « show » et présenter les enchaînements guerriers Marquisiens. C’est donc sous le bruit des percussions que j’ai posé les pieds à Tahiti. Mais pas le temps de se reposer ou de récupérer du décalage horaire, l’enchaînement allait être musclé et beaucoup de choses étaient prévues au programme. A commencer par une sortie en 8+. Nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain matin pour un premier entraînement sur le lagon en compagnie d’Éric Murray, des rameurs du club et des médias. Difficile de ne pas tourner la tête et de rester concentré avec un cadre aussi paradisiaque. Moi qui ne rame jamais en pointe, ce fut une bonne première malgré la chaleur et l’humidité.

Cap ensuite sur l’île de Raiatea pour voir l’arrivée de la première étape de l’Hawaiki Nui. Face au vent, à la houle et aux températures caniculaires, les premiers franchirent la ligne en plus de trois heures. Directement après avoir assisté à ce beau spectacle ce fut à notre tour de monter dans la pirogue : quelques conseils et quelques kilomètres semblaient utiles pour éviter de prendre le départ sans repère ni notion. Puis le grand jour arriva. 26km pour rallier Raiatea à Tahaa. Il s’agissait de la plus courte mais de la plus dure physiquement selon les experts ; car tout se fait dans le lagon. Les surfs se font moins nombreux, augmentant par conséquent l’intensité et le niveau de difficulté. Nous n’étions pas moins de 98 équipages au départ. Ce fut impressionnant de vivre un « Mass Start » avec autant de participants. Une fois le signal donné, ce fut un véritable jeu de chassé-croisé. Chaque pirogue traça une trajectoire différente pour optimiser les courants et le vent. Deux hélicoptères et une armada de bateau suiveurs accompagnèrent également l’épreuve, on se croyait presque au Tour de France. L’avantage dans ce type d’épreuve, c’est qu’avec le nombre d’engagés, vous êtes constamment en concurrence avec quelqu’un.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce fut la technique et la cohésion, plus que le physique, qui manquèrent en fin de course. Il nous fallut 2h19 pour relier les deux points. A plus de 20 minutes du vainqueur. Pas extraordinaire mais pas dernier non plus. Nous nous classons 81 sur 98. Un résultat très honorable pour une première participation ici, dans le temple mondial de la pirogue. Après cette belle expérience nous eûmes le privilège de découvrir « l’inside » de la compétition. Ce fut juste énorme de vivre ça depuis les coulisses : le débriefing, les repas, la réunion d’avant course, l’ambiance générale, la prière…. Enfin, pour clôturer cette aventure nous avons suivi l’ultime étape en bateau moteur jusqu’à l’arrivée sur la plage mythique de Bora Bora. Nous sommes restés une nuit supplémentaire là-bas pour profiter de ce petit coin de paradis avant de rentrer sur Tahiti. Mais pas le temps de prendre racine, nous ne sommes restés que 24h sur place avant de reprendre la mer pour rejoindre Moorea, l’île voisine. Au programme : randonnée, visite, plongé…Ces 48h sont vite passées avec un tel programme. Retour ensuite au point de départ. Nous sommes restés à Papeete les derniers jours pour assurer la promotion du club et de l’aviron : Plateau télé, interviews, animations en tout genre, visites…nous avons fait notre maximum pour briser quelques clichés et rendre l’aviron un peu en popularité. Car le potentiel ici est énorme et les tahitiens sont curieux. Donc ils ne tarderont pas à pousser la porte du club pour s’y essayer.

Me voici donc rentré, sans trop de coups de soleil. Un bon point ! Un grand merci aux membres du club pour leur accueil, à Fabienne et Jean-Michel pour leur gentillesse, au président et à Kévin, ainsi qu’aux autres, c’était juste parfait.

Je vais devoir digérer rapidement le décalage horaire parce que la semaine est très chargée.

Back … already! It wasn’t a tour of the globe but almost. Despite this short stay in Polynesia I saw a lot. Not enough of course, but enough to come back without too much frustration. I will therefore have to return there to ensure my role as godfather and continue to discover this new world.

Difficult to tell everything in one single article. But as some of you have seen on the internet, my arrival at Papeete airport has not gone unnoticed. It was an atypical welcome. Starting with the traditional flower necklaces. Then the « chorea » of the dancers. Several of them came to animate the show and present the Marquisian warlike movements. I set foot in Tahiti with the sound of percussion. But no time to rest or recover from jet lag, many things were planned in the program. To start with an outing in 8+. We made an appointment on the lagoon for a first training the next morning with Éric Murray, the rowers of the club and the media. Difficult not to turn your head and stay focused with such a paradisiacal setting. Notwithstanding being a sculler who never rows, it was a good first outing despite the heat and the humidity.

We then headed to the island of Raiatea to see the finish of the first stage of the Hawaiki Nui. Facing the wind, the swell and the hot temperatures, the firsts crossed the line in more than three hours. And immediately after this beautiful spectacle it was our turn to climb into the canoe: a few tips and a few kilometres seemed useful to avoid starting with no benchmark or notion. Then the great day came, 26km from Raiatea to Tahaa. It was the shortest but the physically hardest stage according to the experts; as it all took place in the lagoon, there was less surfing which increases the intensity and the level of difficulty. No less than 98 crews at the start and it was impressive to take a « Mass Start » with so many participants. Once the signal was given, it was a real cross-over game. Each canoe took a different route to optimize currents and wind. Two helicopters and an armada of boats also accompanied the race; I almost believed I was at the Tour de France. The advantage in this type of event is that with the large number of entries, you are constantly competing with someone.

Contrary to what one might think, it was technique and cohesion, more than the strength that were lacking at the end of the race. It took us 2:19 to connect the two points. More than 20 minutes more than the winner. Not extraordinary but not last either. We ranked 81 out of 98. A very honorable result for a first participation in the world canoe temple. After this beautiful experience we had the privilege of discovering the « inside » of the competition. It was just huge to experience this from behind the scenes: the debriefing, the meals, the pre-race meeting, the general atmosphere, the prayer… Finally, we ended this adventure by following the last stage in a motor boat until the arrival on the mythical beach of Bora Bora. We stayed there an extra night to enjoy this little piece of paradise before heading back to Tahiti. But no time to take root, we only stayed 24 hours before joining Moorea, the neighbouring island. On the program: hiking, visits, diving … These 48h were quickly over with such a program. We then returned to our starting point and stayed in Papeete the last few days to ensure the promotion of the club and rowing: TV, interviews, animations of all kinds, visits … we did our best to break some clichés and make rowing a little bit more popular. The potential here is enormous and Tahitians are curious. So they will soon push the door of the club to try it out.

So I came home without too much sunburn. A good point ! A big thank to the members of the club for their welcome, to Fabienne and Jean-Michel for their kindness, to the president and to Kevin, as well as to the others, it was just perfect.

I will have to digest the jet lag quickly because the week is very busy.