Selon vous, où s’arrêtent les rêves…

09/08/2017

Bonsoir, je n’ai pas pour habitude de vous laisser sans nouvelles aussi longtemps, mais certains impératifs m’ont empêché de vous écrire depuis Lucerne. Il ne s’agissait pourtant pas d’un manque d’envie ou d’inspiration. Mais rassurez-vous il ne devrait plus y avoir d’impair jusqu’au championnat du monde.

Une fois de plus, une fois encore, la Suisse m’a laissé un souvenir particulier. La dernière fois que j’ai enchainé les régates royales et la dernière manche de coupe du monde c’était en 2014 avec Stany. Je me rappelle qu’à l’époque nous avions manqué de fraicheur psychologique sur la fin : comme usée par cette « tournée » trop longue et trop dense. Nous étions pourtant sortis victorieux ; mais l’accumulation du stress, des déplacements, des régimes nous avait essoufflés nerveusement.

Cette année le scénario était différent : notre défaite en finale à Henley contre le bateau néozélandais avait boosté notre moral. Nous n’avions qu’une envie en arrivant sur le Rotsee…en découdre pour noyer notre frustration (cf : article précédent). Pourtant, malgré ce contexte, il me sembla  important d’alerter Pierre sur la difficulté que représentait un tel enchainement. Au final, l’envie l’emporta sur le reste ; et c’est à plus de 40 coups d’avirons par minute que nous bouclâmes ce 2000m. De leur côté, nos amis italiens furent aussi redoutables que prévu. Cette jeune embarcation risque encore de progresser, il faudra la surveiller de près à Sarasota. Sur ce week-end, allemands et les anglais étaient absents. Les premiers pour une raison inconnue, quant aux autres, nous savons qu’un des rameurs s’est gravement blessé au dos. Il est donc peu probable que l’embarcation anglo-saxonne soit la même aux USA. Affaire à suivre…

La semaine qui suivie eut des gouts de vacances. D’abord parce que le programme d’entrainement était allégé, mais aussi parce qu’il était prévu que je passe trois jours sur Bergerac. Habitant à Valenciennes et n’étant pas loin de Bruxelles, c’est en avion, par vol direct, que je suis descendu là-bas. Ce séjour au soleil et entre amis m’a vraiment ressourcé. Je crois que ces moments de convivialité me manquent de plus en plus. Un jour viendras, je ne me poserais plus la question de savoir si je peux le faire parce que le programme d’entrainement me le permet.

Quelques jours plus tard nous étions de retour en stage. Toujours à Bellecin. Pour une grosse semaine cette fois. Ce regroupement aura fait le trait d’union entre Lucerne et le stage terminal (qui débutera le 17 Août). Ce fut l’occasion de diversifier l’entrainement et de prendre nos vélos pour arpenter les routes du Jura. Heureusement pour nous, toutes nos sorties en bateau et en peloton furent épargnées malgré les caprices de la météo.

La semaine dernière, alors que je passais cinq jours de vacances à Saint Pétersbourg pour me ressourcer avant d’attaquer la dernière ligne droite ; c’est à l’autre bout du monde qu’Alexandra réalisait son rêve : la traversée Tahiti-Moorea à la rame en compagnie de son ancien kiné (Matthieu Forge). Ce projet fou lancé au début de l’année n’a cessé de grandir, de grossir et de murir pour finalement aboutir ce samedi 5 Août. Au-delà de l’aventure humaine qu’ils ont pu vivre, c’est un vrai message d’encouragement et de soutien aux personnes en attente de greffe. Enfin, pour ceux qui se demandent où s’arrêtent les rêves, demandez à Alexandra…


L’Avi Sourire réussit Marseille-Calvi

22/06/2017

La préparation et l’entrainement donnent les ressources pour palier à certains imprévus, mais encore faut-il le faire ! Et c’est bien ce qui est arrivé hier soir à 23h59. L’association Avi Sourire a réussi son pari, son défi et sa grande traversée entre Marseille et Calvi. Après un départ dimanche 18 Juin au soir, il fallut 52h (contre 60 initialement prévues) de rame pour relier la capitale phocéenne à l’ile de beauté. Ce périple et cette aventure humaine comptant 11 rameurs en situation de handicap et 14 « solidaires » auront tissé des liens, mais surtout donné une belle leçon de partage, de solidarité et d’espoir à tous ceux qui connaissent le sport et l’aviron de mer plus particulièrement. Au-delà de la fierté qui doit se dégager de la participation à une telle épopée, c’est plus généralement la grande famille de l’aviron qui est fière de compter parmi ses rangs, des hommes et des femmes, passionnés et bénévoles, n’ayant que le partage et la générosité comme moteurs. En tant que parrain, je n’ai pas été très présent, mais je tiens malgré tout à vous remercier. Merci pour eux, pour l’aviron, pour ce que vous faites. Et surtout….Bravo !

Pour ceux qui ne connaitraient pas l’association, ou qui voudraient revivre l’aventure, voici les liens du Site et de la page Face Book.


Une belle brochette !

05/02/2017
Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Quand vous pronostiquez et tombez aussi loin de l’objectif, il est dur de cacher sa frustration, malgré ce 6’03’’2 dont je reste très fier !

Comme beaucoup j’imagine, c’était la première fois que je ramais à Charléty. Tous les Opens auxquels je suis allé ces dernières années se tenaient au stade Pierre de Coubertin. Il était donc intéressant d’arriver vendredi après-midi pour s’imprégner de l’ambiance et des lieux. Mais ça m’a surtout permis de tous vous croiser, ou presque : jeunes, moins jeunes, connaissances, amis, professeurs, entraîneurs, bénévoles, éducateurs, accompagnateurs, ou « juste » passionnés ! Les occasions sont si rares dans la saison, heureusement que celle-ci existe.

Comme je vous l’avais annoncé, la fatigue était encore bien présente ces derniers temps. C’est quelque chose de récurrent à cette période-là. Nous sommes généralement au plus bas physiquement dans la saison. Mais c’est important si nous voulons terminer l’année avec le pic de forme escompté. Le contexte n’est donc jamais propice aux grandes performances. Ce qui rend le test de Février toujours difficile…surtout devant des exigences personnelles, qui elles, ne baissent jamais !

La nuit de vendredi à samedi fut pourtant excellente. Couché 21h, réveillé 7h30, un évènement rare ! En me levant la forme n’était pas olympique mais ne semblait pas mauvaise. Du moins assez bonne pour espérer passer définitivement sous la barre des 6’ officiellement.

L’attente à l’hôtel ne fut pas si longue. Le trajet en Tramway non plus. Une fois arrivé, je suis directement allé me peser avec les poids légers. Pas de fausse note en montant sur la balance, un premier pas ! Je suis ensuite monté dans la salle de repos qui avait été spécialement aménagée et qui nous était dédiée. Je m’y suis posé en attendant mon heure. Une fois encore, le temps défila. Deux ergomètres avaient été mis à notre disposition dans l’espace pour que nous puissions démarrer l’échauffement au clame. Les jambes semblaient lourdes au démarrage, mais avec l’expérience je savais que ce n’était pas un indicateur fiable. Car je me suis déjà surpris à faire de bons chronos alors que plusieurs signes physiques sous-entendaient le contraire. Après une vingtaine de minutes, je suis descendu rejoindre la « meute » dans la chambre d’appel. L’autorisation de rentrer dans l’arène et prendre possession de notre machine fut rapidement donnée. J’étais bien encadré, entre Pierre et un Danois, venu spécialement pour l’occasion. Mais pas le temps de papillonner, juste de quoi régler mon « drag factor » (163) et d’enchaîner quelques coups avant que l’arbitre nous demande de poser les manches pour lancer la procédure. De grandes inspirations (presque rituelles maintenant) vinrent chasser le peu de stresse encore présent. Ce fut dans un silence de cathédrale que le compteur lança le départ. Je crois compter quatre coups avant que tout ne s’arrêter et que le faux-départ soit annoncé : Ergo 10 ! Le coupable ne pouvait plus se cacher. De quoi grincer des dents, surtout quand vous savez l’intensité et l’influx nerveux qu’il est nécessaire de dégager pour bien lancer la roue. Mais le mal était fait, il fallait rapidement se reconcentrer et rester prêt mentalement. Tout le monde repris position. Le deuxième fut le bon.

Je voulais faire une course d’attente et prendre le moins de risque possible. Le premier 1000m parut donc long, très long, trop long ! Je contrôlais constamment ma respiration et mon effort, allant même jusqu’à fermer les yeux pour affiner mes perceptions. Je gardais malgré tout un œil attentif sur l’écran, il n’était pas question de s’endormir. Dès la mi-course passée, l’intensité repris un cran. Mais je compris rapidement qu’il serait dur d’atteindre mon objectif du jour en ce samedi 4 Février. Les jambes répondaient moins et le compteur ne cessait de me le rappeler. Mes derniers espoirs résidaient donc dans le sprint final, en vain ! Même scénario qu’à la mi-parcours, la désillusion prit vite le dessus. Il s’agit donc de donner le meilleur jusqu’au bout pour finir sans regret ; bien que la déception ait déjà pris une place importante dans mon subconscient. C’est ainsi que s’acheva le test, en 6’03’’2 (1’30’’9, 1’30’’9, 1’30’’8, 1’30’’6) ! Belle régularité, mais hélas, insuffisante hier. On ne peut pas tout le temps gagner contre la machine !

Heureusement, cette pseudo déception fut rapidement effacée par les performances des copains. Stany et Pierre terminent proches de leurs records personnels. De quoi constituer un podium 100% Lxmen au classement national.

Autre fait marquant de la journée, la rencontre d’Alexandra. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le lien pour découvrir le défi qu’elle s’est lancée. A partager sans modération bien sûr ! Une belle rencontre, en « vrai » cette fois ! L’épopée se poursuit et prend progressivement forme. A suivre de très très près !

Autre rencontre et autre aventure, celle  de l’AviSourire ! De l’aviron, encore, mais cette fois pour soutenir le handicap. Un projet différent mais tout aussi attachant. Je vous laisse également découvrir les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les « grands » médias semblent s’être intéressés à l’évènement. Est-ce un hasard ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un championnat d’Europe ? Ou bien juste à cause de la proximité géographique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Quoi qu’il en soit nous pouvons lire quelques lignes dans L’Équipe aujourd’hui, et voir quelques images en Replay sur Tout Le Sport (TLS) d’hier. Pourvu que cet élan en appelle d’autres.

Je viens de rentrer sur Lyon. Au menu ce soir, crêpes ! Pour ma bonne conscience, je n’ai pas souhaité fêter la chandeleur jeudi soir. Je m’étais promis d’en faire quelques-unes une fois le test ergomètre passé. C’est donc chose faite !

Le week-end n’aura pas été de tout repos, et la semaine à venir est encore bien chargée. Nous repartons en stage sur Aiguebelette lundi 13 Février. Je suis impatient d’y être pour enfin me poser et souffler.

Bonne soirée.


Fin du périple en Polynésie !

14/11/2016
Tahiti

Tahiti

De retour…déjà ! Ce n’était pas un tour du globe mais presque. Malgré ce court séjour en Polynésie j’ai vu beaucoup de choses. Pas assez bien sûr, mais suffisamment pour rentrer sans trop de frustration. Il sera donc nécessaire d’y retourner pour assurer mon rôle de parrain et poursuivre la découverte de ce nouveau monde.

Difficile de tout vous raconter en un seul article. Mais comme certains l’ont vu sur internet, mon arrivée à l’aéroport de Papeete n’est pas passée inaperçu. Ce fut un accueil atypique. A commencer par les traditionnels colliers de fleurs. Puis la « chorée » des danseurs. Ils étaient plusieurs à s’être déplacés pour animer le « show » et présenter les enchaînements guerriers Marquisiens. C’est donc sous le bruit des percussions que j’ai posé les pieds à Tahiti. Mais pas le temps de se reposer ou de récupérer du décalage horaire, l’enchaînement allait être musclé et beaucoup de choses étaient prévues au programme. A commencer par une sortie en 8+. Nous nous sommes donnés rendez-vous le lendemain matin pour un premier entraînement sur le lagon en compagnie d’Éric Murray, des rameurs du club et des médias. Difficile de ne pas tourner la tête et de rester concentré avec un cadre aussi paradisiaque. Moi qui ne rame jamais en pointe, ce fut une bonne première malgré la chaleur et l’humidité.

Cap ensuite sur l’île de Raiatea pour voir l’arrivée de la première étape de l’Hawaiki Nui. Face au vent, à la houle et aux températures caniculaires, les premiers franchirent la ligne en plus de trois heures. Directement après avoir assisté à ce beau spectacle ce fut à notre tour de monter dans la pirogue : quelques conseils et quelques kilomètres semblaient utiles pour éviter de prendre le départ sans repère ni notion. Puis le grand jour arriva. 26km pour rallier Raiatea à Tahaa. Il s’agissait de la plus courte mais de la plus dure physiquement selon les experts ; car tout se fait dans le lagon. Les surfs se font moins nombreux, augmentant par conséquent l’intensité et le niveau de difficulté. Nous n’étions pas moins de 98 équipages au départ. Ce fut impressionnant de vivre un « Mass Start » avec autant de participants. Une fois le signal donné, ce fut un véritable jeu de chassé-croisé. Chaque pirogue traça une trajectoire différente pour optimiser les courants et le vent. Deux hélicoptères et une armada de bateau suiveurs accompagnèrent également l’épreuve, on se croyait presque au Tour de France. L’avantage dans ce type d’épreuve, c’est qu’avec le nombre d’engagés, vous êtes constamment en concurrence avec quelqu’un.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce fut la technique et la cohésion, plus que le physique, qui manquèrent en fin de course. Il nous fallut 2h19 pour relier les deux points. A plus de 20 minutes du vainqueur. Pas extraordinaire mais pas dernier non plus. Nous nous classons 81 sur 98. Un résultat très honorable pour une première participation ici, dans le temple mondial de la pirogue. Après cette belle expérience nous eûmes le privilège de découvrir « l’inside » de la compétition. Ce fut juste énorme de vivre ça depuis les coulisses : le débriefing, les repas, la réunion d’avant course, l’ambiance générale, la prière…. Enfin, pour clôturer cette aventure nous avons suivi l’ultime étape en bateau moteur jusqu’à l’arrivée sur la plage mythique de Bora Bora. Nous sommes restés une nuit supplémentaire là-bas pour profiter de ce petit coin de paradis avant de rentrer sur Tahiti. Mais pas le temps de prendre racine, nous ne sommes restés que 24h sur place avant de reprendre la mer pour rejoindre Moorea, l’île voisine. Au programme : randonnée, visite, plongé…Ces 48h sont vite passées avec un tel programme. Retour ensuite au point de départ. Nous sommes restés à Papeete les derniers jours pour assurer la promotion du club et de l’aviron : Plateau télé, interviews, animations en tout genre, visites…nous avons fait notre maximum pour briser quelques clichés et rendre l’aviron un peu en popularité. Car le potentiel ici est énorme et les tahitiens sont curieux. Donc ils ne tarderont pas à pousser la porte du club pour s’y essayer.

Me voici donc rentré, sans trop de coups de soleil. Un bon point ! Un grand merci aux membres du club pour leur accueil, à Fabienne et Jean-Michel pour leur gentillesse, au président et à Kévin, ainsi qu’aux autres, c’était juste parfait.

Je vais devoir digérer rapidement le décalage horaire parce que la semaine est très chargée.

Back … already! It wasn’t a tour of the globe but almost. Despite this short stay in Polynesia I saw a lot. Not enough of course, but enough to come back without too much frustration. I will therefore have to return there to ensure my role as godfather and continue to discover this new world.

Difficult to tell everything in one single article. But as some of you have seen on the internet, my arrival at Papeete airport has not gone unnoticed. It was an atypical welcome. Starting with the traditional flower necklaces. Then the « chorea » of the dancers. Several of them came to animate the show and present the Marquisian warlike movements. I set foot in Tahiti with the sound of percussion. But no time to rest or recover from jet lag, many things were planned in the program. To start with an outing in 8+. We made an appointment on the lagoon for a first training the next morning with Éric Murray, the rowers of the club and the media. Difficult not to turn your head and stay focused with such a paradisiacal setting. Notwithstanding being a sculler who never rows, it was a good first outing despite the heat and the humidity.

We then headed to the island of Raiatea to see the finish of the first stage of the Hawaiki Nui. Facing the wind, the swell and the hot temperatures, the firsts crossed the line in more than three hours. And immediately after this beautiful spectacle it was our turn to climb into the canoe: a few tips and a few kilometres seemed useful to avoid starting with no benchmark or notion. Then the great day came, 26km from Raiatea to Tahaa. It was the shortest but the physically hardest stage according to the experts; as it all took place in the lagoon, there was less surfing which increases the intensity and the level of difficulty. No less than 98 crews at the start and it was impressive to take a « Mass Start » with so many participants. Once the signal was given, it was a real cross-over game. Each canoe took a different route to optimize currents and wind. Two helicopters and an armada of boats also accompanied the race; I almost believed I was at the Tour de France. The advantage in this type of event is that with the large number of entries, you are constantly competing with someone.

Contrary to what one might think, it was technique and cohesion, more than the strength that were lacking at the end of the race. It took us 2:19 to connect the two points. More than 20 minutes more than the winner. Not extraordinary but not last either. We ranked 81 out of 98. A very honorable result for a first participation in the world canoe temple. After this beautiful experience we had the privilege of discovering the « inside » of the competition. It was just huge to experience this from behind the scenes: the debriefing, the meals, the pre-race meeting, the general atmosphere, the prayer… Finally, we ended this adventure by following the last stage in a motor boat until the arrival on the mythical beach of Bora Bora. We stayed there an extra night to enjoy this little piece of paradise before heading back to Tahiti. But no time to take root, we only stayed 24 hours before joining Moorea, the neighbouring island. On the program: hiking, visits, diving … These 48h were quickly over with such a program. We then returned to our starting point and stayed in Papeete the last few days to ensure the promotion of the club and rowing: TV, interviews, animations of all kinds, visits … we did our best to break some clichés and make rowing a little bit more popular. The potential here is enormous and Tahitians are curious. So they will soon push the door of the club to try it out.

So I came home without too much sunburn. A good point ! A big thank to the members of the club for their welcome, to Fabienne and Jean-Michel for their kindness, to the president and to Kevin, as well as to the others, it was just perfect.

I will have to digest the jet lag quickly because the week is very busy.


Luzern 2016

26/05/2016
Crédit Photo : Jade Besse

Crédit Photo : Jade Besse / Row’IN

Bonjour, juste avant de partager l’actualité de cette dernière quinzaine, je souhaitais revenir sur la très belle performance du 4- TC français. Il fallait le faire et ils l’ont fait. Jusqu’au dernier coup de pelles ils n’ont pas tremblé. Chapeau Messieurs ! Grâce à vous le cercle s’agrandit et l’Equipe compte désormais sept bateaux qualifiés pour Rio.

Séquence émotion également avec cette illustration qui me tient à cœur. Ce cliché photo aura su capter l’intensité d’un moment très particulier. Adversaire, coéquipier, partenaire et enfin ami. L’aviron les aura faits voyager : au plus haut, au plus bas, aux quatre coins du monde, seul, à plusieurs, ou à deux… Et ces quelques timides larmes peuvent en témoigner. Mais je crois que la singularité de leur amitié reste leur plus bel héritage. Et je suis sûr que dans 30 ans, messieurs, cette belle chose ne se sera toujours pas oxydée. J’imagine aussi qu’il sera de plus en plus plaisant, avec le temps, de raconter comment, avec qui et où tout a commencé !

De mon côté, les quelques jours entre Bellecin et Aiguebelette sont vite passés. J’ai néanmoins pu régler tous mes impératifs et partir en stage l’esprit libre. Avec une si petite coupure entre les deux regroupements la reprise du double n’a pas été trop difficile. Les repères et les automatismes sont rapidement revenus et seuls quelques kilomètres ont suffi à nous remettre sur les rails. Malgré le froid, la grêle et le vent nous avons bien négocié notre préparation en Savoie. Tout le travail de vitesse s’est fait en confrontation avec nos homologues poids lourds. Il nous semblait intéressant, pour continuer de progresser, de se mettre en difficulté par ce biais.

Notre arrivée hier sur Lucerne s’est bien passée. Quelques gouttes nous attendaient mais depuis ce matin l’anticyclone a chassé les rares cumulus encore accrochés au mont Pilatus. Une fois les bagages déposés à l’hôtel nous avons immédiatement repris le Bus pour nous rendre sur les berges du Rotsee. Nous voulions monter et régler les bateaux dans la foulée pour que la sortie de ce matin ne soit pas parasitée par ce type d’activité. La sortie d’aujourd’hui s’est bien passée. 12km et du travail de vitesse étaient programmés pour cet ultime entrainement. Leurs infrastructures ont complètement été refaites. Le nouveau bâtiment est vraiment imposant. J’ai aussi été surpris de voir aussi peu de monde sur l’eau. Mais l’explication est toute trouvée : la dernière régate de qualification pour Rio est passée. Nous ne sommes plus qu’entre bateaux  qualifiés.

Le tirage des Séries vient de nous être communiqué. Nous sommes treize engagés. Les italiens et les allemands sont absents. Je reste assez étonné que nos amis transalpins ne soient pas là. Ils n’ont encore fait aucune régate. Et il ne reste que Poznan après s’ils souhaitent se montrer. Bizarre ! Mais avec les anglais, les norvégiens et les sud-africains nous aurons largement de quoi nous étalonner. Nous tombons demain dans la deuxième Série. Celle de 11h30.

FRANCE / BRÉSIL / CHILI / POLOGNE

Les trois premiers gagneront leur ticket pour les demi-finales de samedi. Le petit dernier devra passer par les repêchages pour tenter de se qualifier. Pas de piège en perspective, juste l’occasion de faire une grosse course et bien lancer le week-end. Voici le Lien pour suivre la course en Direct.

Pour conclure, je vous glisse aussi le Lien d’une pétition créée en soutien à nos amis Belges victimes d’une règle toujours pas abrogée par la FISA ; et venant pénaliser leurs rameurs ayant pourtant gagnés et mérités leurs billets pour cet été.

Bonne soirée.


Stage à Lyon et VO2 Max

01/12/2015
Crédit Photo : MédiaAviron

Crédit Photo : MédiaAviron

Bonsoir, c’est avec un peu de retard que je reviens sur la semaine écoulée. Le stage sur Lyon n’a connu aucun problème d’organisation. Nous avons suivi le programme à la lettre. Aucun kilomètre n’a été oublié. La première journée attaquait fort avec une sortie en double de 21km et quatre tours de musculation C2. Les connaisseurs apprécieront surement l’intensité de cette journée. Il s’agissait d’ailleurs de notre dernière séance sous les barres avant le test ergo. L’endurance de force ne reprendra qu’après la Noël. C’est un nouveau cycle de force que nous débuterons juste après le test (ergo) de samedi.

Sur le stage nous n’avons trempé les avirons que quatre fois finalement. De manière logique je suis monté en 2x avec les deux personnes qui n’étaient pas sur le dernier stage, et avec qui je n’avais pas pu ramer depuis le début de saison. Je parle bien sûr de Stany (alias Wolwerine) et Pierre (alias Colossus). L’ambiance dans le groupe reste toujours aussi agréable. Nous nous sommes même invités chez Maxime (Rocket) et Morgan (Iceberg) pour un repas spécial LXMEN. Ce fut l’occasion de célébrer le Award décerné par la FISA. Les médailles rapatriées de Sarasota nous ont d’ailleurs été remises le mercredi soir sur Lyon à l’occasion d’un repas avec l’ensemble des poids léger. Outre l’ambiance, la dynamique du groupe reste excellente. Le travail est fait consciencieusement. J’espère que cela paiera pour tout le monde dès ce week-end. Pour clôturer le stage nous avons tous passé le test VO2 max. Les résultats devraient bientôt nous être communiqués.

J’étais sur Avignon le week-end dernier. Je n’ai pas pu voir tout le monde, mais deux jours c’est beaucoup trop court malheureusement. Je suis quand même allé à l’Assemblée Générale de mon club. Ce fut l’occasion de croiser un maximum de personnes et surtout de voir les jeunes.

Je ne suis pas directement remonté sur Lyon dimanche soir. Je suis d’abord descendu sur Grasse en Blablacar. Indépendamment de l’intérêt pécunier que cela représente je trouve le concept sympa pour des petits trajets. Même si ce n’était pas l’objet de mon déplacement, je suis allé au Collège de Montauroux pour réaliser mon B4. J’y ai croisé par la même occasion les jeunes du club qui évoluent en section UNSS sous la tutelle de Luc Crispon (que je remercie au passage pour ce moment de partage, c’était super !).

J’étais donc, initialement, descendu sur Grasse pour assister à une Conférence de presse de présentation de la course à pied nommée « Grasse par rues et parfums », dont je suis le parrain cette année. L’évènement aura lieu le 19 Décembre. Il s’agit plus d’un acte de solidarité et de partage que d’une compétition. Les fonds levés seront reversés à une association caritative. Pour les curieux, voici le lien.

Je suis rentré hier soir sur Lyon. La reprise du travail s’est bien passée. La semaine défile et le test ergo approche à grands pas. Je suis vraiment pressé d’y être. Je ne m’avance pas trop sur les pronostique mais j’espère avoir une belle surprise et une bonne nouvelle à vous annoncer samedi.

Bonne soirée !


Temple et ses Juniors !

20/07/2015
Crédit Photo : Olivier Pons

Crédit Photo : Olivier Pons

Bonsoir, depuis Lucerne les journées défilent ! Je ne suis resté que deux jours sur Temple. Stany m’a rejoint le mardi matin. Ces moments d’échange et de partage avec les Jeunes restent toujours aussi agréables et enrichissants. Cette année les effectifs sont très réduits. Ils ne sont que cinq bateaux (et une remplaçante) à partir pour Rio. Depuis que je parraine les Juniors c’est probablement la première fois qu’aussi peu de coques sont engagées. Au vu de la situation nous avons réussi à suivre tout le monde sur l’eau malgré le peu de temps qui nous était imparti. Beaucoup de questions nous ont été posées, je pense que nous en aurons autant à leur retour du Brésil pour savoir ce qui nous attend en 2016 aux JO.

Après mon séjour dans Lot et Garonne j’ai fait escale sur Bergerac. C’est Stany qui m’a ramené. Nous avons passé la fin du 14 Juillet au Club avec les licenciés. Le feu d’artifice a clôturé la soirée. Ce fut encore un super moment avec la grande famille de l’aviron. Dès le lendemain j’ai repris la route, direction Lyon cette fois. Malgré quelques péripéties avec la SNCF j’ai finalement réussi à atteindre ma destination finale.

J’ai repris mon activité au cabinet jeudi dernier. La mise en route n’a pas été trop difficile. J’étais content de retrouver mes patients, mes collègues et l’ambiance générale. Mais le temps passe, dans une semaine je reprends déjà la route pour le Jura. Tout s’enchaine !

Bonne soirée !