Bientôt Aiguebelette !

27/03/2017

Deux semaines après la tête de rivière de Marignane les choses se précisent. Le plus dur est maintenant derrière nous. Le foncier accumulé et capitalisé durant l’hiver sera les fondations de la saison internationale. Mais avant de se projeter aussi loin il faudra passer le championnat de France en skiff. Point de passage obligatoire et incontournable dans la préparation, il fait office de juge de paix pour l’encadrement fédéral. Aucun passe-droit n’existe, quel que soit votre statut et votre palmarès les compteurs sont remis à zéro. Mais malgré la pression que cela représente, je m’entraine pour faire des courses. C’est donc avec le sourire et l’envie que je voie se rapprocher l’échéance. La première étape aura lieu ce week-end sur Aiguebelette avec le championnat de zone Sud-Est. Chaque rameur doit passer par là s’il veut se qualifier au championnat de France. Me concernant le scénario sera un peu « différent » cette année. Ayant remporté le contre-la-montre en début de mois, j’ai le privilège d’être nommé « quotas » par la fédération. Je suis donc dore et déjà qualifié pour les Frances (même si ma participation ce week-end est exigée par la direction technique nationale). Ce statut me permettra néanmoins de concourir non pas contre mes camarades poids légers, mais contre mes homologues poids lourds. L’entraineur national a souhaité que je m’inscrive dans cette catégorie pour créer du « challenge ». Je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que la forme soit optimale car l’enjeu est de taille. Stany Delayre et Pierre Houin feront de même dans leurs zones respectives. Matthieu Androdias, Hugo Boucheron et Thibaut Verhoeven seront donc nos nouveaux adversaires…David contre Goliath, verdict dans quelques jours maintenant. Petite précision, nous irons quand même nous peser avant chaque course pour respecter le règlement et le processus de sélection traditionnellement imposé aux rameurs poids léger.

Même si peu de temps s’est écoulé depuis Marignane, la préparation me parut longue. C’est sans cesse le même refrain : plus la compétition approche et plus il devient difficile de s’entraîner. Je traîne des pieds, pas par flemme, mais par impatience. Le compte à rebours semble interminable. Chaque kilomètre vous rapproche un peu plus du but, mais semble interminable. Comme si le temps s’arrêtait ! Idem pour le régime ! Vous comptez les jours vous séparant de la dernière pesée. Chaque repas passé vous libère d’un poids…

J’étais ce week-end sur Valenciennes. J’ai commencé à déménager quelques affaires. Ce sera toujours ça de moins à charger dans ma voiture après Cazaubon. Ces deux jours sont forcément passés vite, mais la météo nous a permis d’en profiter à fond. Notamment le samedi où nous sommes allés sur Lille pour visiter, mais aussi assister au match de Top 14 opposant Clermont-Ferrand au Racing 92. Bref, je crois que je commence déjà à me faire à ma nouvelle et future vie dans les Hauts de France.

Un court métrage passera à la télévision demain  soir (mardi 28 Mars) sur France 3 vers 20h10. Il s’agit de l’interview tournée avec Pierre sur Paris en début d’année. Le thème : en quoi le sport est vecteur de confiance !

Je terminerai cet article par quelques lignes à Julien Bahain et Cédric Berrest. Anciens camarades de l’équipe de France, ils ont surtout été mes parrains aux Étoiles du Sport. C’est donc avec émotions que j’apprends leur départ à la retraite. A très vite messieurs !

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Après le Nord, les Étoiles du Sport !

19/12/2016
Les Etoiles du Sport

Crédit Photo : Philippe Millereau

La semaine dernière s’annonçait intense, elle a tenu ses promesses. Mes déplacements sur Valenciennes puis Lille sont venus densifier mon activité au cabinet, mais aussi le programme d’entraînement. Face à l’exigence de l’agenda, je n’ai même pas pu ramer, trop de brouillard ! Un mal pour un bien avec « l’alerte-pollution ». Il fallut par contre enchaîner les séances en salle pour remplacer tous les kilomètres initialement prévus sur l’eau…juste usant ! On se sent complètement prisonnier. Hélas, pas d’alternatives possibles. Il fallut prendre son mal en patience et jongler entre vélo, ergomètre, course à pied…

Que ce soit sur Lille ou Valenciennes, j’eus meilleure météo qu’à Lyon.

J’étais invité à un déjeuner vendredi midi par le Hainaut Business Club. Il s’agit d’un rendez-vous mensuel rassemblant dirigeants de l’industrie venus ici pour parler « affaires ». Au milieu des 160 convives, j’ai fait de belles rencontres. Malgré un timing serré, j’ai pu correctement m’entraîner : soit en prenant mes baskets pour courir, soit en utilisant les infrastructures du club d’aviron de Valenciennes pour faire ma séance de musculation ou d’ergomètre. Ce fut aussi l’occasion de croiser les jeunes.

Le samedi j’étais attendu à la faculté de médecine de Lille pour intervenir, en collaboration avec notre médecin fédéral, sur un congrès de médecine du sport. Nous passions en toute fin de programme. Le retard accumulé pendant la matinée limita notre temps de parole…dommage, nous avions quelques belles anecdotes à partager. Beaucoup d’autres intervenants ont pris la parole pour exprimer leur avis et exposer leur expérience professionnelle. C’était juste passionnant ! Je dus malheureusement quitter les lieux avant la fin pour accrocher mon train et rentrer sur Lyon.

Dès le lendemain je partais vers de nouveaux horizons, les Alpes cette fois ! Direction la Plagne et les Etoiles du Sport. Mon dernier séjour là-bas remontait à 2011, date à laquelle j’avais été parrain. Sur cette semaine, quasi tous les sportifs français se sont retrouvés pour fêter leurs médailles de cet été ; mais aussi prendre le temps de mieux se connaître et partager leurs expériences. Je suis rentré avant-hier de ce périple savoyard. C’était vraiment génial, que de souvenirs !

Par contre, j’ai retrouvé le lac comme je l’avais laissé…dans le brouillard ! Je suis inquiet pour mon entraînement des deux semaines à venir. Car avec mes absences je dois travailler toute la quinzaine des Fêtes. J’espère que je pourrais ramer les matins et que je ne subirais pas le même sort qu’avant mon départ.

Je descendrais quand même les week-end dans le Sud pour fêter la noël et le jour de l’an avec les proches.

Bonne soirée.