Une belle brochette !

05/02/2017
Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Quand vous pronostiquez et tombez aussi loin de l’objectif, il est dur de cacher sa frustration, malgré ce 6’03’’2 dont je reste très fier !

Comme beaucoup j’imagine, c’était la première fois que je ramais à Charléty. Tous les Opens auxquels je suis allé ces dernières années se tenaient au stade Pierre de Coubertin. Il était donc intéressant d’arriver vendredi après-midi pour s’imprégner de l’ambiance et des lieux. Mais ça m’a surtout permis de tous vous croiser, ou presque : jeunes, moins jeunes, connaissances, amis, professeurs, entraîneurs, bénévoles, éducateurs, accompagnateurs, ou « juste » passionnés ! Les occasions sont si rares dans la saison, heureusement que celle-ci existe.

Comme je vous l’avais annoncé, la fatigue était encore bien présente ces derniers temps. C’est quelque chose de récurrent à cette période-là. Nous sommes généralement au plus bas physiquement dans la saison. Mais c’est important si nous voulons terminer l’année avec le pic de forme escompté. Le contexte n’est donc jamais propice aux grandes performances. Ce qui rend le test de Février toujours difficile…surtout devant des exigences personnelles, qui elles, ne baissent jamais !

La nuit de vendredi à samedi fut pourtant excellente. Couché 21h, réveillé 7h30, un évènement rare ! En me levant la forme n’était pas olympique mais ne semblait pas mauvaise. Du moins assez bonne pour espérer passer définitivement sous la barre des 6’ officiellement.

L’attente à l’hôtel ne fut pas si longue. Le trajet en Tramway non plus. Une fois arrivé, je suis directement allé me peser avec les poids légers. Pas de fausse note en montant sur la balance, un premier pas ! Je suis ensuite monté dans la salle de repos qui avait été spécialement aménagée et qui nous était dédiée. Je m’y suis posé en attendant mon heure. Une fois encore, le temps défila. Deux ergomètres avaient été mis à notre disposition dans l’espace pour que nous puissions démarrer l’échauffement au clame. Les jambes semblaient lourdes au démarrage, mais avec l’expérience je savais que ce n’était pas un indicateur fiable. Car je me suis déjà surpris à faire de bons chronos alors que plusieurs signes physiques sous-entendaient le contraire. Après une vingtaine de minutes, je suis descendu rejoindre la « meute » dans la chambre d’appel. L’autorisation de rentrer dans l’arène et prendre possession de notre machine fut rapidement donnée. J’étais bien encadré, entre Pierre et un Danois, venu spécialement pour l’occasion. Mais pas le temps de papillonner, juste de quoi régler mon « drag factor » (163) et d’enchaîner quelques coups avant que l’arbitre nous demande de poser les manches pour lancer la procédure. De grandes inspirations (presque rituelles maintenant) vinrent chasser le peu de stresse encore présent. Ce fut dans un silence de cathédrale que le compteur lança le départ. Je crois compter quatre coups avant que tout ne s’arrêter et que le faux-départ soit annoncé : Ergo 10 ! Le coupable ne pouvait plus se cacher. De quoi grincer des dents, surtout quand vous savez l’intensité et l’influx nerveux qu’il est nécessaire de dégager pour bien lancer la roue. Mais le mal était fait, il fallait rapidement se reconcentrer et rester prêt mentalement. Tout le monde repris position. Le deuxième fut le bon.

Je voulais faire une course d’attente et prendre le moins de risque possible. Le premier 1000m parut donc long, très long, trop long ! Je contrôlais constamment ma respiration et mon effort, allant même jusqu’à fermer les yeux pour affiner mes perceptions. Je gardais malgré tout un œil attentif sur l’écran, il n’était pas question de s’endormir. Dès la mi-course passée, l’intensité repris un cran. Mais je compris rapidement qu’il serait dur d’atteindre mon objectif du jour en ce samedi 4 Février. Les jambes répondaient moins et le compteur ne cessait de me le rappeler. Mes derniers espoirs résidaient donc dans le sprint final, en vain ! Même scénario qu’à la mi-parcours, la désillusion prit vite le dessus. Il s’agit donc de donner le meilleur jusqu’au bout pour finir sans regret ; bien que la déception ait déjà pris une place importante dans mon subconscient. C’est ainsi que s’acheva le test, en 6’03’’2 (1’30’’9, 1’30’’9, 1’30’’8, 1’30’’6) ! Belle régularité, mais hélas, insuffisante hier. On ne peut pas tout le temps gagner contre la machine !

Heureusement, cette pseudo déception fut rapidement effacée par les performances des copains. Stany et Pierre terminent proches de leurs records personnels. De quoi constituer un podium 100% Lxmen au classement national.

Autre fait marquant de la journée, la rencontre d’Alexandra. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le lien pour découvrir le défi qu’elle s’est lancée. A partager sans modération bien sûr ! Une belle rencontre, en « vrai » cette fois ! L’épopée se poursuit et prend progressivement forme. A suivre de très très près !

Autre rencontre et autre aventure, celle  de l’AviSourire ! De l’aviron, encore, mais cette fois pour soutenir le handicap. Un projet différent mais tout aussi attachant. Je vous laisse également découvrir les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les « grands » médias semblent s’être intéressés à l’évènement. Est-ce un hasard ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un championnat d’Europe ? Ou bien juste à cause de la proximité géographique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Quoi qu’il en soit nous pouvons lire quelques lignes dans L’Équipe aujourd’hui, et voir quelques images en Replay sur Tout Le Sport (TLS) d’hier. Pourvu que cet élan en appelle d’autres.

Je viens de rentrer sur Lyon. Au menu ce soir, crêpes ! Pour ma bonne conscience, je n’ai pas souhaité fêter la chandeleur jeudi soir. Je m’étais promis d’en faire quelques-unes une fois le test ergomètre passé. C’est donc chose faite !

Le week-end n’aura pas été de tout repos, et la semaine à venir est encore bien chargée. Nous repartons en stage sur Aiguebelette lundi 13 Février. Je suis impatient d’y être pour enfin me poser et souffler.

Bonne soirée.


Gravelines !

04/10/2016
Crédit photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit photo : FFSA (Lionel Piquard)

Comment aurais-je pu imaginer finir l’année de si belle manière ! Ce week-end clôture probablement la meilleure saison de ma carrière. Et à chaque médaille son histoire !

Celle d’avant-hier a une saveur particulière. Le goût du partage et de l’amitié avec mon coéquipier et partenaire de club Julien Gazaix. C’est lui qui m’aura accompagné tous les jours à l’entrainement ces deux dernières années. Un soutien physique et moral quotidien indispensable quand on vise l’olympe. Finir sur ce titre en double toute catégorie avec lui restait le meilleur dénouement possible.

Il fallut attendre vendredi pour faire notre première sortie. Impossible de se retrouver avant pour préparer le bateau : nos agendas respectifs ne collaient tout simplement pas. Heureusement, ces quelques kilomètres suffirent à nous redonner confiance.

Chaque course allait avoir son importance. Car il ne suffit pas de se sentir à l’aise et se faire plaisir pour aller vite. Chaque parcours serait l’occasion de prendre des repères, d’affiner notre tactique et de progresser. L’adaptabilité était le maitre-mot.

Sur les conseils de l’entraineur, l’enjeu de la demi-finale n’était pas nécessairement de gagner, mais d’assurer une qualification. Pari risqué puisqu’en terminant deuxième derrière Toulouse nous prenions le risque, si la météo l’imposait, de se voir placer du « mauvais » côté pour respecter l’équité des couloirs. Mais seul l’effet de surprise nous aurait permis de remporter la finale, il fallait donc tenter ! Dimanche, malgré le vent et la vague, le comité d’organisation conserva l’attribution initiale des lignes d’eaux. Les dés venaient d’être lancés. Il était maintenant de notre responsabilité de saisir l’opportunité. Pendant l’échauffement au sol, la stratégie semblait claire pour Julien et moi : faire le moins de fautes possibles et ne pas partir trop fort, car la course allait être longue ! Le plan était simple et clair, jusqu’à ce que l’entraineur partage son point de vue : « les gars, partez à fond, essayer d’en mettre le plus possible sur le premier 1000m ; car si vous les faites douter à ce moment, ils se durciront… ». Je trouvais ce schéma de course un peu fou. Surtout moi qui affectionne les attaques dans le troisième 500m. Je restais donc très dubitatif. Mais la confiance qui anime depuis tant d’années notre relation ne m’a pas longtemps fait douter.

L’échauffement sur l’eau fut difficile mais indispensable pour donner les dernières consignes techniques. Avant de rentrer dans les starting-blocks nous échangeâmes quelques mots avec Julien : «  on tâche de ne pas trop amener l’arrière, de ne pas rester « tancké » derrière pour éviter au maximum les fautes. Ce sera le meilleur moyen de garder la coque au-dessus de l’eau. Et tant pis si on a l’impression de se raccourcir, il faut surtout garder le rythme, c’est la priorité ! ».

Une fois installé dans au ponton de départ, l’attente fut interminable. Le bassin moutonnait et le vent rendait l’alignement presque impossible. L’arbitre décida de donner un départ rapide par compassion, ou dépit…

Dès que le feu changea de couleur je n’eus d’attention que pour la technique. Dans ma tête je ne cessais de répéter « pas de fautes, surtout pas de fautes… ». Quelques petits accrochages venait ici, là, mais rien comparé à nos concurrents. Chaque coup qui passait nous donnait un peu plus d’avance. L’écart se creusa progressivement et finit par se stabiliser à ma mi-parcours. Les attaques de nos poursuivants commencèrent à se succéder mais il était déjà trop tard. Nous nous étions mis à l’abri d’un quelconque retour. Il fallut surtout assurer et gérer jusqu’au bout pour éviter les grosses fautes. Une fois la ligne d’arrivée franchie ce fut une explosion de joie. Quel week-end, j’ai encore du mal à m’en remettre !

Voici le Lien pour revivre toutes les finales de ce championnat. Je vous joins également le lien vidéo du reportage fait et diffusé dimanche soir sur « Tout le sport ».

Bonne soirée.

I could hardly have imagined finishing the year so fantastically! This weekend, the French Rowing Championships (http://www.gravelinesusaviron.com/gravelines-championnat-de-france-daviron-2016/) marks the end of what has been the best season of my career. And each medal has its own tale to tell!

The medal I won the day before yesterday has its own particular flavour; That of sharing and friendship with my crew- and club-mate Julien Gazaix. He has been there training with me day in and day out, for the past two years. His physical and moral support was essential when aiming for the Olympics. Finishing with this title with him, in the 2x, was the best finale possible.

We had to wait until Friday before the Championships to have our first outing. It was impossible to meet sooner to prepare the boat – with our agendas we just couldn’t fit it in. Thankfully, these few kilometres were enough for us to feel confident once again.

Every race has its own importance. After all, to go fast, feeling relaxed and having fun isn’t enough. Every race is an opportunity to set benchmarks, to refine our tactics and to improve. Adaptability was our motto.

Following our coach’s advice, the purpose of the semi-final was not necessarily to win, but to secure qualification. A risky gamble, since we finished second to last behind Toulouse: if the weather turned, we would have been placed in a lane on the ‘wrong’ side, with tricky conditions. Only the element of surprise would allow us to win the final, but we had to try! On Sunday, despite the wind and the waves, the organising committee maintained the original lane placing. The dice had been rolled. It was now up to us to make the most of the opportunity. During the land warm up, the race strategy was obvious for Julien and me: make as few mistakes as possible and don’t go off too hard, because it was going to be a long race! The plan was clear and simple, until the coach shared his point of view: “guys, go off hard and try as hard as you can in the first 1000 metres because if you let them take you, it will be harder come back at them…”. I thought this race strategy was a bit crazy. Especially since I really like to attack in the third 500 metres. So I was rather doubtful. But the confidence that comes with so many years of training together buoyed me.

The warm up on the water was challenging but essential to give us a last technical practice. Before going to the start we exchanged a few words: “we’ll try to stay with the group, and not be left too far behind, so we avoid making mistakes. That will be the best way of keeping the boat running on the top of the water. And so what if we look like we have shortened up, the really important thing is to keep the rhythm!”

Once on the start, we waited for ages. The water was very rough and the wind made it almost impossible to get straight. The umpire, out of annoyance or pity, decided to start us quickly…

As soon as the lights changed, all I thought about was technique. In my head I repeated continually “no mistakes, just no mistakes…”. There were only a few small slipups here and there – nothing like our competitors. Every stroke we took a little bit more of a lead. Our lead grew progressively larger and then stayed the same, from the middle of the race. The crews chasing us started to catch us up but it was already too late. We had put ourselves well out of reach for any comeback. We just had to keep going until the end and avoid any major mistakes. Once we crossed the finish line we were overcome with joy. What a weekend, I am still struggling to get back to normal!

Here’s the link to watch all the finals from the French Rowing Championships. I also provide a link to the TV coverage broadcast on Sunday evening on “All Sport”.

Good evening.

Traduction : Gillian Shaw


Et demain….Finale !

11/08/2016
Crédit Photo : Daniel Blin

Crédit Photo : Daniel Blin

Nous y sommes ! Il ne reste qu’une étape, qu’une marche ! Le piège des demi-finales est passé laissant de côté plusieurs favoris : anglais et italiens en ont fait les frais. Ces courses sont vraiment à part. Il n’y a rien à gagner mais tout peut brusquement s’arrêter.

En se levant ce matin, nous n’étions même pas sur de ramer. Les prévisions météo restaient mauvaises et risquaient une fois de plus de compromettre le programme. En arrivant au bassin la nouvelle tomba : pas d’annulation aujourd’hui. Ouf ! Plus qu’une pesée désormais !

En embarquant la forme semblait moins bonne qu’en Série. Je n’arrêtais pas de bailler et mes jambes semblaient engourdies. Il fallut attendre la fin de l’échauffement pour retrouver de l’influx. La procédure de départ et quelques grandes inspirations suffirent à booster mon adrénaline. J’étais prêt !

Le vent commençait à se lever, sans jamais garder la même orientation. Une fois de plus nous allions devoir nous adapter, et être vigilant à notre direction pendant la course.

Nôtre départ fut plutôt bon. Heureusement d’ailleurs, car les quelques mètres d’avance concédés par nos adversaires à ce moment furent presque les seuls. Notre léger ascendant ne nous permit pas de contrôler le reste de la meute. Irlandais, américains et anglais se sont livrés une bataille sans relâche du premier au dernier coup. L’engagement physique fut maximum pour tout le monde. La récupération s’est faite au sol et pas sur l’eau pour éviter de subir le bassin en constante dégradation.

Voici donc le tirage de demain :

IRLANDE / ÉTATS-UNIS / AFRIQUE-DU-SUD / FRANCE / NORVÈGE / POLOGNE

Finale prévue à 10h44 (15h44 en France), sauf si le comité d’organisation estime que la météo et le vent sont trop gênant. Voici le lien pour suivre la course en direct.

Rendez-vous demain donc pour le dénouement.

Bien à vous.


Rio de Janeiro

29/07/2016

LXMEN

Rio de Janeiro… enfin ! Après un mois de stage dans le Jura, l’attente commençait à être longue. Il nous reste pas moins d’une semaine avant la première course, mais le temps va maintenant s’accélérer.

Le voyage s’est fait en deux fois : la montée en bus sur Paris mardi, et le vol mercredi. Nous étions avec les gymnastes et les rugbymans dans l’avion. Une superbe occasion pour faire connaissance.

Beaucoup de fatigue en arrivant. Après trois jours sur place je commence tout juste à absorber le décalage horaire. Aucun problème d’acclimatation par contre. Leur hiver donne sensiblement les mêmes températures que notre été. Donc pas de surprise ni de dépaysement de ce côté. Par contre, la découverte du village fut assez conforme aux communiqués de presse livrés par certaines délégations : beaucoup de choses dans les appartements ne sont pas terminées. Les problèmes se règlent au fur et à mesure mais viennent entacher l’image des Jeux et le rêve de beaucoup d’olympiens. Heureusement le bassin a tenu ses « promesses ». Le cadre est exceptionnel, la qualité de l’eau sans danger apparent, les infrastructures fidèles à celles rencontrées sur un championnat du monde. Les conditions de navigation sont bonnes pour l’instant ! Seul bémol : Le trajet ! Il nous faut plus d’une heure pour relier le site au village. Ce délai devrait s’améliorer avec l’ouverture de voies spéciales mais en attendant nous sommes tributaires de la circulation locale et de ses bouchons. A suivre…

Les sensations reviennent vite. Le bateau n’est pas la copie conforme du modèle de Bellecin mais nous prenons nos marques sortie après sortie. Quelques petits réglages seront peut-être nécessaires pour retrouver le même confort et la même installation qu’en Franche-Comté.

Le self est sensiblement de la même taille que celui de Londres. L’agencement est différent mais l’immensité du hangar impressionne toujours autant. Plus que deux semaines d’attente et de frustration avant la fin du régime et le plaisir de goûter à tout ce qui nous est proposé au buffet.

Dès mon deuxième jour ici j’ai été choisi pour un nouveau contrôle anti-dopage. L’actualité y est pour beaucoup. C’est une bonne chose que la lutte s’intensifie. C’est l’unique moyen de protéger l’image d’un sport propre. Mais quel désastre d’attendre le rapport McLaren pour prendre des mesures plébiscitées et exigées depuis longtemps par la communauté des athlètes elle-même !

Voici une petite vidéo de présentation réalisée par la fédération.

Bonne soirée !


Retour en Franche-Comté

01/07/2016
Crédit Photo : FFA -Daniel Blin-

Crédit Photo : FFA -Daniel Blin-

C’est reparti ! Après une petite semaine « off », nous sommes de retour dans le Jura pour un mois. Toute notre préparation finale se fera là-bas. Même si la Base est un peu isolée nous avons tout sur place. Le site est donc propice à l’entrainement pour cette ultime ligne droite. Le collectif est presque au complet. Il manque juste nos féminines qui démarrent leur stage sur Aiguebelette avant de nous rejoindre.

Depuis le début l’ambiance est excellente. Tout le monde travaille dur et semble motivé comme jamais. A croire que la semaine de repos après Poznan était juste là pour ça.

Pour l’instant les conditions météo sont bonnes : ni trop chaud, ni trop froid. Juste de quoi bronzer sur l’eau et bien dormir la nuit.

Nous avons reçu mercredi l’équipement des JO. Nouveau partenaire (Lacoste), nouvelles coupes, nouveau design…La dotation est plus sympa que celle de Londres. Que ce soit votre première participation ou pas, la découverte reste toujours aussi excitante. C’est un peu Noël avant l’heure !

Sur cette première semaine, nous ramons en skiff. Avec les saisons c’est devenu une habitude. Attaquer le stage ainsi permet de se recentrer sur la propulsion, le déplacement par coup. Mais aussi de travailler plus facilement nos défauts respectifs. Les séances de musculation et de vélo viennent compléter le programme d’entrainement. La fatigue n’est pas encore palpable mais devrait rapidement faire son entrée…

Voici le Lien d’une vidéo réalisée par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). Nous sommes trois rameurs à bénéficier de leur aide. Ce soutien nous permet de mieux répondre aux exigences du haut niveau sur une année aussi importante. Encore merci pour ces belles images prisent au Pôle France de Lyon.


Finale à Poznan !

18/06/2016
Crédit Photo : RowIn

Crédit Photo : RowIn

Bonsoir, il est tard, mais j’ai préféré attendre la fin des repêchages pour faire d’une pierre deux coups : revenir sur notre course d’hier et vous donner les informations de la journée de demain.

Comme annoncé, la météo n’a pu s’empêcher de perturber l’entame de cette coupe du monde. Hier matin, après quelques violents éclairs et de belles averses, le comité d’organisation décida de suspendre provisoirement les courses. Nous allions quitter l’hôtel au même moment ! Pendant de longues minutes aucune information ne fut communiquée. Impossible de savoir combien de temps la situation allait durer. Nous étions tributaires des décisionnaires…Sauf qu’un poids léger affamé peut vite perdre patience. Surtout quand il ne sait pas s’il pourra se peser à l’horaire initialement fixée. Dans le doute, nous n’avons repoussé notre départ que de 30min pour arriver à l’heure si le programme venait toutefois à reprendre. Et ce fut le bon choix. Car peu de temps après, la FISA décidait de ne repousser que certaines courses…mais pas la nôtre. Sauvé ! En arrivant au bassin nous avons donc pu suivre notre routine habituelle.

Dans la zone d’échauffement le vent semblait forcir et basculer de côté. Mais les accélérations nous donnèrent suffisamment de repères dans la vague pour nous rassurer. En rentrant dans les starting-blocks nous échangeâmes quelques mots pour répéter les consignes de l’entraineur : La course allait être dure, il fallait la prendre à notre compte et imposer notre tempo dès les premiers coups. Quand le feu passa au vert les rames claquèrent dans les dames de nage. Après 500m nous pointions déjà en tête avec une longueur d’avance sur le reste du peloton. Et l’écart s’agrandit au fur et à mesure. La bagarre était pourtant au rendez-vous entre les italiens, les anglais et les allemands. Au bout des 2000m nous franchissons la ligne avec 4 secondes d’avance sur nos poursuivants. La place pour la finale de dimanche venait d’être assurée. C’est une première dans ma carrière d’atteindre directement le dernier carré après l’Éliminatoire.

Aujourd’hui courraient les repêchages. Les manches n’étant pas équilibrées hier, le problème fut, par ricochet, le même cette après-midi. Dans la première manche les italiens se retrouvaient « seuls », quand dans la deuxième les anglais, irlandais et allemands allaient devoir se battre pour les deux uniques tickets disponibles. L’arrivée fut serrée (3 bateaux en 1 seconde) et donna raison aux anglo-saxons. Dure loi du sport ! J’imagine que les Teutons auront à cœur de remporter la petite finale demain pour se consoler.

De notre côté la journée n’a pas été trop éprouvante. Nous avons quitté l’hôtel à 7h30 ce matin pour embarquer à 8h. Au programme : 12km avec des accélérations et des départs. Nous avons pris la navette de 9h30 pour finir définitivement la journée à 10h.

Voici le tirage de demain :

ANGLETERRE / ITALIE / NORVÈGE / FRANCE / IRLANDE / AUTRICHE

La finale est à 11h03.

L’envie est énorme et la forme presque olympienne. Déjà pressé d’y être.

Voici le lien pour suivre le direct.

A demain !


En route pour la Finale

28/05/2016
Crédit Photo : FFA -Eric Marie-

Crédit Photo : FFA -Eric Marie-

Bonsoir, c’est encore une belle journée qui s’achève dans le clan des rameurs poids légers. Elle avait commencé tôt avec la demi-finale de Stany, qui, tel un vieux briscard, s’est qualifié de justesse malgré une course contrôlée.

De notre côté, il fallut déjà patienter jusqu’à 13h08 pour monter sur la balance officielle. Pour hacher au maximum cette attente qui semblait, à elle-seul, une éternité, nous sommes partis marcher quelques minutes dans le centre de Lucerne. C’est la neuvième fois que je viens ici et je suis toujours aussi amoureux de l’endroit. Dommage que je ne parle pas allemand et que l’immobilier soit si cher. Dans la salle de pesée l’ambiance était presque électrique. Nous étions tous focalisés sur l’horloge en attendant que les aiguilles veuillent bien afficher le bon chiffre. Malgré la difficulté de la situation nous n’avons pas trop été pénalisés. La gestion a été bonne et nous avons quand même réussi à manger à notre « faim ».

Les prévisions météo étaient exécrables pour aujourd’hui, mais heureusement il s’agit d’une science qui prédit le temps qu’il aurait dû faire. Nous avons donc eu l’énorme chance de passer à travers les gouttes sur l’échauffement pour finalement arriver au départ avec un grand ciel bleu. Sur cette course il fallait monter d’un ton. Sans forcément changer la manière de faire ni bousculer notre stratégie, l’enjeu allait rajouter de l’intensité. L’envie était au rendez-vous. Après un bon échauffement et quelques mots, le départ fut donné. Les premiers coups nous placèrent rapidement dans le bon wagon. Ce fut ensuite une course d’attente, une course où nos adversaires américains et sud-africains se sont montrés entreprenants, voir menaçants. La réponse fut immédiate dans la deuxième moitié de parcours. Sans verbaliser le signal, la cadence et l’intensité sont montées progressivement jusqu’à la ligne d’arrivée. L’écart s’est creusé pour finalement nous donner vainqueur avec plus de deux secondes d’avance. Dans l’autre manche les norvégiens ont pris leur revanche et l’emportent devant les anglais. Ils affirment clairement leurs ambitions pour demain.

Une petite heure après notre demi-finale, Stany reprenait déjà les rames pour sa finale. Dans la bataille pour l’or jusqu’au dernier coup de pelle, il termine finalement avec une belle médaille de bronze autour du cou…et surtout un super chrono à la clef.

Voici le tirage de notre finale :

USA / AFRIQUE-DU-SUD / NORVÈGE / FRANCE / ANGLETERRE / IRLANDE

Course prévue demain à 10h33. Un horaire bien plus clément qu’aujourd’hui pour le régime.

Voici le lien pour visionner la course en direct cette fois.

Je n’épilogue pas plus. Une bonne nuit de sommeil sera nécessaire pour être à 100% demain.

Bonne soirée.