Mistral à Marignane !

07/03/2016
Crédit Photo : Renaud Blaise

Crédit Photo : Renaud Blaise

Bonsoir, après de longs mois de préparation hivernale, la période de compétitions arrive enfin. Nous étions sur Marignane hier pour la dernière tête de rivière de la saison. Même si elle vient clôturer les épreuves longues distances de l’année, elle amorce aussi une belle série de régates (Tête-De-Rivière, Championnat de Zone et Championnat de France). Chacune sera espacée de quinze jours. Un d’intervalle plutôt court pour nous. Car il est rare que dans notre agenda cela se suive autant. Le rythme va donc être soutenu sur ce mois de Mars. Et ça n’est pas sans me déplaire, bien au contraire !

Les conditions météo de la semaine écoulée n’ont pas été aussi mauvaises que les prévisions. Nous avons pu terminer la préparation sereinement. Et finir d’affiner nos sensations. Heureusement d’ailleurs. Car je crois qu’il n’y a rien de pire que de se réfugier en salle, par obligation, les jours qui précèdent la compétition. La forme est assez vite revenue. Les repères étaient bons et la vitesse de coque toujours en adéquation avec mes sensations. Les chronos ont forcément suivi sur les travaux imposés par la programmation (B3, B4, B5). Je suis donc arrivé avec le moral dans le Sud. Je suis parti avec deux autres coéquipiers samedi pour arriver en début d’après-midi. L’idée était de ramer sur place pour repérer le nouveau balisage et bouger un peu après plusieurs heures de route. Mais la surprise fut de taille. Le Mistral avait aussi pris rendez-vous. Il suffisait alors de tendre l’oreille ou de questionner les rameurs du Pôle ayant déjà fini leur sortie pour avoir un état des lieux. Le visuel correspondait bien à la réalité. Le bassin était presque impraticable. Il n’y avait aucun intérêt à sortir les rames et mettre le bateau à l’eau…Si ce n’est de me blesser ou de finir dégouté et agacé. J’ai donc demandé l’autorisation d’emprunter un des ergos du club, pour finalement faire ma séance sur la machine, à l’abri du vent, au fond de leur hangar à bateaux. Quelques minutes de voiture suffirent ensuite pour rejoindre l’hôtel. Il s’agissait du même hébergement que l’an dernier. Le buffet m’a pourtant semblé meilleur. Idem pour le petit-déjeuner. Les entraineurs ont d’ailleurs souhaité que nous partions dans la foulée pour que les poids légers ne se pressent pas pour la pesée. Tout le monde s’est donc emparé de ses affaires et a donc quitté les lieux au même moment. En arrivant sur place j’étais presque persuadé que tout allait être annulé. Il n’était que 8h du matin et le vent soufflait déjà avec force et autorité sur le bassin. Et ça allait empirer, mais la réunion des délégués permit de trancher. Les épreuves furent maintenues. Deux nouvelles vinrent néanmoins nous consoler : le parcours était réduit à 5000m, et le Mistral était favorable. Je suis monté suffisamment tôt sur l’eau, pour être sûr de ne pas arriver en retard au départ. Je me suis fait quelques frayeurs, dont une moins de 1000m après avoir embarqué. J’ai percuté une bouée, ai lâché ma pelle et me suis presque retrouvé à l’eau. Une fois en haut, je me sentais à peine échauffé. Heureusement l’arbitre n’a pas mis trop longtemps pour donner le départ. Je savais que les conditions allaient être rugueuses. Deux choses allaient donc être importantes : toujours garder du rythme, et bien respirer. Je savais que j’allais commettre beaucoup de fautes techniques, mais la priorité devrait toujours aller au rythme et à la glisse du bateau, rien d’autre. Une fois lancé, je n’ai presque jamais regardé mon stroke ou le décor. J’étais concentré sur mon équilibre et mon rythme. Tel un funambule, je tâchais de m’adapter aux rafales et aux vagues qui venaient constamment me secouer. La navigation était si difficile qu’il devenait compliqué de s’investir à 100% physiquement. Les 5000m sont finalement vite passés, et n’ont pas laissé autant de traces que les autres têtes de rivière. Je signe finalement le premier temps au général. Mais cette victoire ne garde pas la même saveur au regard des résultats. Il est évident que de telles conditions biaisent leurs analyses ; et la valeur intrinsèque de certains, moins à l’aise dans ce type de bassin.

Le retour à Lyon s’est bien déroulé. Nous n’avons eu presque personne sur la route alors qu’il s’agissait des derniers retours de vacances. La reprise de l’entrainement et du travail aujourd’hui ont été correct. C’est reparti pour une semaine plutôt dense. Mais le bout du tunnel est déjà là !

Bonne soirée.

Good evening. After a long winter of training, racing season is coming. Yesterday, we were in Marignane for the last 6k Time Trial (TT) of the season. Even if it is the last one for 2016, this TT is the start of our racing series. A regatta every second weekend: 6k Time Trial, Regional Championship and National Championship. 15 days between regattas is a short interval as we are used to 3 or 4 weeks between major competitions. So we have to keep the rhythm in the coming month. But don’t get me wrong, I love it!

The weather forecast was supposed to be bad in the week leading to the TT. We were lucky enough to have good conditions to finish our preparation. There is nothing worse than being forced to go indoor on the rowing machine in the days before a race. Through a light week of training, I felt better and better. Speed was good and in line with my feelings. The timed pieces at different rates were then logically good and gave me a good feeling for the race. I was very pumped when I arrived in “the South”. We left Lyon on Saturday with two other rowers from the training center and we arrived in Marignane early afternoon. The idea was to rig and row in order to have a look at the new buoy line but also to get moving after a few hours in a car. Bummer! The “Mistral”, the northwest wind from this area, was furiously blowing. A few rowers were coming off the water and it was barely rowable. They confirmed what I could see. No point of going on the water with those conditions. Except if I wanted to get injured or be pissed off with myself and my boat. I asked the local club if I could use one of their ergs and I did my last training session before the race in the boathouse sheltered from the wind! The hotel was a few minutes away by car. The same as last year. The food seemed to be better though. Likewise with the breakfast. The next morning, we all left together right after breakfast. The coaches didn’t want the lightweights to be in a hurry with the weigh-in. When we saw the course, I was pretty sure that the umpires were going to cancel the race. It was only 8am and the wind was blowing very strong. It was supposed to get worse through the day. But at the managers meeting, they decided to maintain the race and the schedule. However, they decided to shorten the distance. It was going to be a 5k TT with a tailwind. I shoved early enough to make sure I was going to be on time at the start. I scared myself on the way up. I hit a buoy a few minutes after docking and I almost flipped as I lost my oar. When I turned around at the top, I was barely warmed up. The umpire didn’t waste any time and he started the race pretty quickly. I knew that conditions were going to be rough. I focused on two things: keeping the rhythm and breathing. I knew I was going to make mistakes but the key was going to be rhythm and boat run. Nothing else. From the very first stroke, I stayed internal and I never looked down at my stroke coach or at the landscape! I was highly focused on my balance and my rhythm. Like a tightrope walker, I tried to adapt to the gusts and the waves that continuously hit my hull. It was so hard to stay on course that I was unable to push myself at a 100%. Surprisingly, the 5000m went by fast and it was not physically as hard as usual. I won the time trial but this win was not as sweet as it could be. It was hard for all of us to perform well and I am sure that others would have done better with calm conditions.

We drove back to Lyon without any trouble. No one on the road even though it was the last day of winter break for schools. I am back on the water and at work for a solid week of training. What’s next is coming quick.

Cheers

Traduction : Julien Bahain


Retour sur les bassins !

08/11/2015
Crédit Photo : Lionel Piquard

Crédit Photo : Lionel Piquard

Bonsoir, c’est aujourd’hui que se réunissait bon nombre de rameurs pour la traditionnelle tête de rivière de Novembre. Il s’agissait du premier gros rendez-vous et contrôle d’entrainement de la saison. Bien que l’organisation soit restée locale, l’ensemble du staff fédéral s’est arrangé pour réunir les rameurs d’une même catégorie sur un même site. La quasi-majorité des poids légers étaient donc ici à Belley. Wolverine et Colossus manquaient à l’appel mais sinon nous étions presque au complet.

Cette année le club a décidé de changer le tracé du parcours. Le départ s’est fait plus en aval et la distance s’est vue réduite (5300m). C’est la première fois que nous bénéficions d’aussi bonnes conditions automnales : pas un seul cumulus à l’horizon, un soleil radieux, pas de vent, de superbes températures et presque aucun courant. Les voyants étaient donc au vert. Tout était réuni pour se faire plaisir pendant les vingt minutes d’efforts qui nous attendaient.

En partant à 7h45 de la maison ce matin nous sommes arrivés juste à l’heure pour la pesée. Pas de mauvaise surprise en montant sur la balance. Ce fut rapide. Je me suis ensuite rapproché de la remorque pour trouver et monter mon skiff. Une fois les portants boulonnés et serrés le bateau n’attendait plus qu’à embarquer. Le timing était parfait. Je n’ai pas eu à patienter. L’heure tournait et il était temps de prendre les rames. J’ai enfilé ma combinaison, fixé mon strock et pris de quoi m’hydrater. Le repérage sur l’eau fut laborieux. Les bouées se faisaient rares et les repères visuels manquaient. Il était difficile de différencier le couloir d’échauffement du couloir de course. La montée au départ s’est faite dans la plus grande prudence. Malgré un léger retard ce fut rapidement à mon tour. Juste avant que l’arbitre ne me donne le signal je pris quelques grandes inspirations pour me libérer du stress. Les premiers coups m’aidèrent aussi à effacer la pression. D’autres priorités vinrent ensuite occuper mon esprit et toute mon attention fut accaparée par la technique, la gestion du souffle et ma trajectoire. Je ne suis pas un grand fan des contres-la-montre. Le manque de confrontation directe avec mes adversaires rend cet exercice peu ludique et monotone. Mais cela ne m’a pas empêché d’avoir de bonnes sensations pendant la course.

A l’annonce officielle des résultats je finis en tête devant Damien (Piqueras) et Thibault (Rémy).

Le repos de ce soir ne sera pas de trop car une grosse semaine d’entrainement nous attend. La préparation du test ergo va être musclée mais j’ai déjà hâte de monter dessus.

Bonne soirée !


Marignane !

12/03/2015
Crédit Photo : Eric Marie

Crédit Photo : Eric Marie

J’ai pris du retard dans la rédaction de l’article et le 10 Mars est arrivé. Je profite donc de ce Post pour diriger et adresser toutes mes condoléances aux familles des victimes du crash, et plus particulièrement à celles d’Alexis et de Camille.

La semaine de préparation de la tête de rivière n’a pas connu l’ombre d’un nuage. J’ai pu ramer tous les jours (exception faite de jeudi à cause du vent). Je n’ai pas trop allégé le programme. J’ai profité au contraire des kilomètres imposés pour reprendre mes repères en skiff après ces trois semaines de double en Afrique du Sud. J’ai également changé mes chaussures qui étaient trop grandes. Je crois que j’ai maintenant trouvé la bonne installation. Sur le travail de vitesse les chronos étaient prometteurs et la forme vraiment bonne. J’ai néanmoins pris le soin de me coucher tôt deux soirs de suite pour remettre les compteurs à zéro. Nous avons pris la route du Sud samedi matin. Direction Marignane et sa tête de rivière. Nous y descendons une saison sur deux. L’alternance se fait avec Romans chaque année. Une fois sur place nous avons directement monté les bateaux, suivi de près du déjeuner puis de la sortie en bateau. Nous sommes rentrés à l’hôtel juste après pour nous reposer. Je me suis retrouvé en chambré avec mon coéquipier de club Julien. Le matin de la tête de rivière tout semblait réuni pour se faire plaisir : le soleil allait faire progressivement monter le thermomètre, le vent ne soufflait presque pas, le bassin était parfaitement balisé, la forme était au rendez-vous et je n’avais pas de problème de poids. Sur ce type d’épreuve je ne m’échauffe pas au sol. Les six kilomètres pour monter au départ me suffisent. J’en profite aussi pour faire un dernier repérage sur les trajectoires à prendre. Une fois arrivé au départ j’ai décidé de courir uniquement en combinaison. Je n’avais aucun stress. J’ai attendu que l’arbitre m’appelle. Quelques minutes s’écoulèrent puis ce fut le moment de partir. Je n’ai pas hésité à appuyer les premiers coups pour lancer la coque et trouver mon rythme. Je me suis d’abord concentré sur ma respiration et la direction. Mon attention s’est ensuite portée sur la technique. Damien est parti après moi. C’est à 33 de cadence que j’ai descendu le parcours. Je me suis vraiment fait plaisir pendant ces 6000m. Les jambes ont répondu tout du long. J’ai même réussi à relancer dans le dernier tiers de course (chose que je n’avais pas réussi à faire il y a deux ans). La trajectoire peut toujours être plus juste mais je ne pense pas avoir perdu, pour autant, des secondes de ce côté-là. Les résultats sont arrivés rapidement après. Je remporte l’épreuve devant Damien en 23’02, avec un peu plus de vingt secondes d’avance. Le retour sur Lyon s’est fait dans la journée malgré quelques péripéties avec la remorque.

Le début de semaine a été bien rythmé aussi. Je suis monté sur Paris mardi pour un déjeuner avec le Conseillé d’Etat Thierry Braillard. Ce rendez-vous était tout à fait informel. L’ambiance a forcément été entachée par l’actualité tragique du moment. Le repas s’est pris à l’INSEP. Je n’étais jamais entré dans le temple du sport français. Les infrastructures sont vraiment impressionnantes. Il ne manque plus qu’un bassin couvert et je pense qu’ils auront le kit complet. Je suis redescendu sur Lyon l’après-midi même pour une interview télé sur OLTV (la chaine télé de l’équipe de foot de Lyon). Je suis resté 45 minutes sur le plateau. C’était vraiment agréable. Beaucoup de questions m’ont été posées : une super occasion pour présenter notre discipline à ces auditeurs du ballon rond. Je n’ai malheureusement pas retrouvé le Lien pour voir le Replay, navré. Peut-être certains d’entre vous y parviendront.

Mercredi soir j’ai repris la musculation. Voilà deux semaines que je n’avais plus touché à une altère. La dernière  fois c’était en Afrique du Sud. Les courbatures sont déjà de retour. Décidément il n’y a rien à faire…à part attendre. C’est parfois désolant de se dire qu’en l’espace de quinze jours le corps perd déjà certaines aptitudes. C’est injuste !

Nous repartons dès lundi prochain en stage avec l’Equipe. Direction Aiguebelette cette fois. Je n’arrive même plus à savoir depuis quand je n’y suis pas retourné m’entrainé (exception faite de la Coupe du Monde l’an dernier). Déjà pressé d’y être. Nous ne ramerons qu’en skiff (normalement) dans la perspective des championnats de zones prévus à la fin du mois.

Bonne soirée.


Premier test de la saison !

11/11/2014
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Bonjour, je profite de ce 11 Novembre pour revenir sur la semaine écoulée et la tête de rivière de Cressin.

J’étais de lundi à mercredi au cabinet. Un retour auprès de mes patients agréable que je commençais à attendre avec impatience après deux semaines d’absence. Indirectement j’apprécie être remplacé sur de courtes périodes : pour une même pathologie le remplaçant a aussi ses habitudes et ses techniques. C’est un bon moyen de diversifier la rééducation, de donner de nouveaux exercices, d’écouter un autre discours même si la prise en charge globale suit le même fil directeur. Beaucoup de patients apprécient ce « changement » ponctuel à sa juste valeur. D’autres ne jurent que par le kiné titulaire, ce qui reste très bon pour l’égo, mais qui a des fois ses limites (surtout sur les longs suivis où une certaine forme de « routine » du soin peut s’installer).

Jeudi matin je suis parti avec un confrère en Haute-Savoie pour intervenir chez EDF et former son personnel en « Geste et Posture ». J’aime toujours autant ces journées. J’aime rencontrer les gens, partager mon expérience, discuter, essayer de convaincre et expliquer les bénéficies qu’on peut en tirer. La gestion du capital santé est un thème d’actualité en entreprise. Je profite de mon statut de sportif pour créer des analogies et démontrer qu’une bonne routine suffit souvent à éviter les accidents.

 J’ai passé mon vendredi et mon samedi à l’école d’ostéopathie. Une fin de semaine très stimulante intellectuellement. Sur ce stage j’ai changé de groupe de travail : je continue d’être à cheval sur deux promotions pour boucler le programme cette année et sortir en Juin 2015 avec mon diplôme. Je retrouve à chaque fois de vieilles connaissances. C’est un vrai plaisir de se retrouver en petit effectif pour apprendre de nouvelles choses et échanger sur une problématique de soin. Les intervenants sont toujours à l’écoute et le suivi est presque individualisé. Me concernant ils sont très tolérant sur mes réguliers retards dû à l’entrainement.

La tête de rivière de Cressin avant-hier est venue boucler l’agenda. Les deux précédentes éditions avaient été annulées : il y a deux ans à cause de la météo et l’an dernier parce que les autorisations de navigation n’avaient pas été attribuées (débit trop important). La forme est revenue assez tard cette semaine. J’ai eu des difficultés pour trouver un sommeil réparateur. Les nuits étaient bonnes mais il restait comme un semblant de fatigue. Je pense néanmoins être arrivé à 100% de ma forme pour la course. Je n’avais qu’un vague souvenir du bassin. Tout au long de l’échauffement j’ai pris le temps d’analyser le site, les courbes et les bonnes trajectoires à suivre. Ce sont des réflexes importants à avoir sur ce type d’exercice. Il faut absolument limiter le nombre de secondes perdues sur la direction. Je pense d’ailleurs qu’une partie de l’avance gagnée sur mes poursuivants vient de là. Optimiser ce paramètre demande une vigilance permanente. Il faut régulièrement se retourner. Mais mes années passées sur le Rhône à Avignon m’ont tout appris quant aux règles à respecter si vous voulez maximiser vos efforts avec du courant. La course a été bonne. Je suis parti fort sur la première moitié….un peu trop même ! J’ai été un peu gourmant ; peut-être un surplus d’envie !?! Bref, les sensations étaient au rendez-vous. Le bassin a été technique par moment : du vent pour et latéral, de la vague ponctuellement et la direction bien sûr ! Je termine les 6000m en 21’34, trente secondes devant mon dauphin (Franck Solforosi). Il y a une chose sur laquelle je pense aussi être avantagé : je ne me sens pas bridé en cadence en contre-la-montre. J’ai réussi à ramer à 32 tout du long. Je pense que la différence avec mes concurrents se chiffre aussi ici. Voici les résultats !

Le retour sur Lyon s’est bien passé. J’ai bien récupéré et je suis déjà prêt à repartir. Prochain échéance sportive : le test ergomètre de Décembre.

Je viens de voir que la fédération a mis en place un système de vote pour présélectionner le meilleur rameur de l’année 2014. Il semblerait que Stany soit en tête. Je pointe en deuxième position. La guerre est déclarée !

Bon 11 Novembre !


Romans !

10/03/2014
Crédit Photo : Daniel Blin

Crédit Photo : Daniel Blin

Bonsoir, une semaine écoulée et déjà une d’entamée. Alors que la tête de rivière de Romans a couru dans des conditions printanières, la préparation n’a pas connu la même chance. Tout le travail de vitesse s’est fait dans le vent et la vague : un bassin laborieux où il était difficile de valider les points techniques répétés à l’entrainement. Idem pour le physique, impossible de s’employer à 100% : trop de paramètres extérieurs venaient perturber la gestuelle. Cerise sur le gâteau, j’ai eu un contrôle anti-dopage mercredi matin. Cette dernière anecdote me donne une idée : je vous propose d’annoncer le nombre de contrôle que je « risque » d’avoir sur cette saison 2014 (Janvier à Décembre). Je n’ai pas encore d’idée bien précise du lot attribué au vainqueur mais j’y travaille. A vos claviers ! Petit indice, celui de mercredi était le deuxième de la saison.

Revenons au contre-la-montre d’hier. Je suis parti le matin même de Lyon. En arrivant j’ai immédiatement monté mon bateau. Après une pesée validée haut la main j’ai profité du temps qu’il me restait pour discuter et profiter de l’ambiance de l’évènement. Puis vint l’heure d’embarquer. Un rituel sans faille pour conditionner ma concentration et me faire entrer dans la compétition débutait : la mise à l’eau, l’installation des pelles, des consignes et quelques mots complices de mon entraineur de club, un pied au large. Autant de détails réglés au millimètre et répétés pour que le processus ne s’arrête plus une fois lancé. Les six kilomètres donnant accès au départ me servirent d’échauffement. Ce fut aussi l’occasion de repérer les bonnes trajectoires. Une fois arrivé les arbitres appelèrent mon numéro. Leur ponctualité me laissa juste le temps de quitter des vêtements, enfiler ma combinaison et m’hydrater. Et hop, un départ pour lancer ma coque et c’était parti pour vingt minutes. Dès le début j’ai essayé de réguler mon effort. Je voulais absolument qu’il m’en reste sous la pédale à mi-course. Donner du rythme et bien ventiler, deux règles incontournables pour que mes envies prennent vie ! C’est à 32-33 de cadence que j’ai avalé le parcours. Pendant ces longues minutes je n’ai cessé de penser à ma technique : un bon moyen pour détourner mon attention de la douleur. Le physique répondait bien et le bassin laissait champ libre pour prendre du plaisir et faire glisser son bateau. Je franchis finalement la ligne d’arrivée après 20’24’’96, 26 secondes devant Damien Piqueras et 29 devant Alexandre Pilat. Un week-end qui se termine sous d’excellents auspices. Prochain épisode fin Mars pour le championnat de Zone à Aiguebelette. D’ici là, l’entrainement reprend. J’ai une formation d’ostéopathie qui vient compléter mon agenda en fin de semaine.

Bonne soirée !


TDR et Formation d’Ostéo !

18/11/2013
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, encore deux semaines d’écoulées et beaucoup de choses à vous raconter.

La semaine de préparation de la tête de rivière s’est bien passée. Je ne me suis pas entrainé le jeudi et le vendredi à cause d’une contracture musculaire. Le contre-la-montre de Yenne fut annulé à cause du courant et des prévisions météo. En remplacement les entraineurs du Pôle ont décidé de nous faire courir sur le lac de Miribel. Ramer à domicile c’est différent, l’ambiance n’est pas la même et le stresse peine à monter. Les vagues et le vent déchiraient le bassin. Des risées et des moutons venaient habiller l’étendue d’eau sans exception. Monter au départ relevait déjà du défi. Je partis en pole position. Il s’agissait de faire un aller-retour pour comptabiliser les 6km réglementaires. Le premier kilomètre restait le plus laborieux. Il fallut surtout se concentrer sur la technique pour limiter la casse et surfer au mieux sur les vagues. Les deux kilomètres suivant étaient plus praticable même si le vent nous rabattait contre le balisage. Les paramètres extérieurs accaparaient tellement d’énergie et d’attention qu’il était impossible de se faire plaisir…et encore moins de profiter de la glisse du bateau. C’était à celui qui ferait le moins de fautes en s’économisant quand cela était possible. Les derniers mètres de course arrivèrent comme une délivrance ; mais une sensation étrange se dégageait : l’impression d’être bridé, d’un effort tronqué et inhibé par la difficulté et la pénibilité du bassin. Bref, le caractère mémorable des conditions ne laissera pas un souvenir impérissable de cette course.

Le 11 Novembre permit de récupérer de l’effort de la veille. La fin de semaine s’annonçait, elle, bien moins reposante. J’ai assuré une journée quasi continue au cabinet le mardi. Je suis ensuite allé dans le Jura le mercredi pour une intervention « Geste et Posture » pour l’entreprise TADEO (assurant la traduction et la transcription de la langue des signes). Les stagiaires étaient donc des interprètes. La journée fut riche. Chaque nouvelle prestation permet de découvrir un nouveau métier.

Jeudi j’ai attaqué ma formation d’ostéopathie. Elle s’est terminée ce midi. Les heures de cours n’ont laissé que peu de place aux entrainements. Ce premier stage fut très intéressant. Il permit de faire une bonne révision de certains domaines comme l’anatomie et la biomécanique tout en proposant de nouvelles techniques. Je devrais faire 12 formations comme celle-ci cette l’année. Le programme est chargé mais si j’arrive à tenir la cadence je serais diplômé dans 3 ans.

Bonne soirée !


Marignane !

11/03/2013

 

Bonsoir, avant de vous livrer mes impressions sur la tête de rivière je souhaiterais dire quelques mots sur le stage passé à Temple. Pendant cette semaine d’entrainement la météo aura occasionné de nombreuses blessures, notamment chez les -23ans. Les organismes ont été mis à rude épreuve et usés par le froid, le vent et la neige des premiers jours. Les premiers kilomètres furent réalisés avec mon coéquipier de club Maxime Goisset. Une sortie dut être supprimée à cause du mauvais temps. Je fus associé à mon coéquipier des JO sur le cycle suivant. Là encore la cohésion fut rapidement trouvée. La fin du stage fut réalisée en skiff en perspective de la tête de rivière. Quelques rayons de soleil vinrent embellir les dernières journées.

Le changement de rythme et la reprise au cabinet furent difficiles. Le contrecoup du stage était là. Les journées étaient moins remplies que d’habitude (moins de patients et un seul entrainement par jour) mais j’avais pourtant le sentiment de peiner, ne pas arriver à récupérer. Sur les séances en bateau le physique était présent mais l’influx nerveux manquait. J’ai donc pris la décision de supprimer l’entrainement du vendredi….et même celui du samedi. Il fallait que j’optimise la récupération et c’était le meilleur moyen. Ces deux journées « off » étaient là pour inverser la tendance. Autre sujet : ma balance. Il semblerait qu’elle soit mal étalonnée et qu’elle sur pèse. Il faut que je règle ce problème pour éviter les surprises : bonnes ou mauvaises.

Revenons maintenant sur la course de ce matin. Le bassin était super. L’anémomètre et le thermomètre s’étaient mis d’accord pour nous donner d’excellentes conditions. Le balisage était millimétré. Encore un bon point pour assurer une prestation de qualité. Tout semblait réuni pour se faire plaisir. Pendant la course les sensations furent bonnes, notamment les 4500 premiers mètres. La suite fut beaucoup plus laborieuse. Les ressources manquèrent et l’acide lactique ne fit que son travail. La fin de parcours fut un véritable calvaire. Les voyants se sont allumés au rouge, longtemps, trop longtemps ! Lutter encore et encore contre la douleur pour retarder au maximum la panne : ce fut l’enjeu du dernier kilomètre. Il était interminable. Vous comptez les coups pour faire passer le temps, détourner votre esprit et ne plus vous focaliser sur la douleur. Mais le temps est incompressible et les mètres n’en finissent plus. Heureusement tout a une fin. Le bras de fer se termine après 22’46’’ d’efforts. A l’arrivée il m’a fallu plusieurs minutes pour récupérer. Les résultats sont tombés peu après. Je remporte le contre-la-montre devant Damien Piqueras (CN Annecy) et mon coéquipier de club Maxime Goisset, respectivement 2ème et 3ème. Frédéric Dufour prend la quatrième place au classement.

Le retour à Lyon s’est bien passé. Une nouvelle semaine approche….

Bonne soirée !

PS : excusez-moi pour le manque d’illustration, je tacherais de trouver une photo demain.