Here we go !

25/05/2017

Crédit Photo : Lionel Piquard

Nous y sommes, moins de 24h nous séparent de notre première course maintenant. Ce championnat d’Europe va définitivement lancer la saison internationale.

La préparation sur Bellecin aura été courte mais parfaite. Les conditions météo auront été bien meilleures que sur le dernier stage. De quoi optimiser chaque séance avant d’arriver ici. Une excellente chose, car les bassins de compétitions ne sont pas réputés pour leur calme et leur tranquillité…ils sont plutôt des lieux d’égarements techniques, d’usure psychologique, d’agacement et de frustration. Car le trafic et la vague de fond forment une onde permanente, instable, imprévisible et inconfortable. Il est donc important d’arriver sur place avec des certitudes techniques pour éviter de se perdre ; et chercher quelque chose en réalité inaccessible à l’entrainement sur site. La sortie d’hier et de ce matin se sont donc bien passées malgré tout.

Bien que le voyage se soit fait en deux temps, l’enchainement n’a pas été trop sollicitant. Le physique ne semble pas avoir été impacté par notre périple. Après 10 ans, je pensais avoir écumé tous les bassins internationaux, en vain. C’est la première fois que je mets les pieds en république tchèque. Il s’agissait aussi de mes premiers coups de pelles. L’hôtel où nous sommes hébergés est bien. Nous le partageons avec l’Irlande, la Turquie et l’Azerbaïdjan. La navette met 30’ pour nous amener au plan d’eau. Sur place, le cadre est rural ! Le décor est verdoyant mais peu vallonné : il n’y a presque aucune montagne à l’horizon. L’architecture du site est, quant à elle, « standard ». Le vent dominant semble favorable même si nous avons vu hier qu’il pouvait être tourbillonnant et en rafales.

La « startlist » vient de sortir. Voici notre Série pour demain :

FRANCE / ESPAGNE / FINLANDE / PORTUGAL / SLOVAQUIE / DANEMARK

Nous sommes dans la première manche, celle de 11h20 ! Seul le vainqueur sera directement qualifié pour la demi-finale de samedi. Sur le papier nous héritons du meilleur tirage. Mais comme à notre habitude, nous aborderons cette course avec beaucoup d’envie. Nouvelle olympiade, nouvelle concurrence, il ne faudra pas sous-estimer nos adversaires. L’envie est là, il ne nous reste plus à mettre en application le travail de l’année !


Plus que quelques jours dans le Jura !

19/05/2017

Crédit Photo : Daniel Blin

Ces 10 jours à la maison seront vite passés. Surtout si j’y décompte mon séjour dans le Sud et notre week-end passé entre Calais et Fort-Mahon-Plage. Mais on essaie de profiter au maximum des moments hors stage qu’il nous reste. A cela s’est rajouté un déplacement sur Paris jeudi dernier pour un plateau télé. J’ai aussi repris une activité professionnelle en remplaçant partiellement un confrère sur les jours restant. Le programme était donc bien chargé. Pas le temps de s’ennuyer, ni de se reposer d’ailleurs. Les entrainements et le régime n’ont fait qu’enfoncer le clou. Heureusement la planification du stage est allégée. Nous sommes arrivés mercredi et attaquons demain après-midi le travail de vitesse. Tout va s’enchainer.

La liste des engagés pour Roudnice est connue depuis avant-hier. Elle a été mise en ligne sur internet par la FISA. Nous sommes 21 inscrits au total. Malgré certains changements nous allons retrouver quelques vieilles connaissances. En d’autres termes : italiens, anglais, polonais, allemands ont changé un élément du bateau. Irlandais, portugais et grecs ont gardé le même équipage. Parmi les petits nouveaux on peut compter les autrichiens et les tchèques, d’anciens rameurs poids légers « pointus » convertis à la couple après la récente suppression du 4- au programme des JO. Les grands absents sont les norvégiens. L’un d’eux est inscrit en skiff, mais aucun double n’est engagé pour l’instant. D’après les dernières informations, les heures de courses ne devraient pas poser de souci pour la pesée. Voici une première bonne nouvelle.

Notre voyage en république tchèque se fera en deux temps. Nous quitterons la base de Bellecin mardi pour rejoindre Lyon en voiture, puis prendre le TGV et monter sur Paris. Nous décollerons le mercredi matin de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Ce n’est pas le plus direct vous me direz, mais cela laissera le temps à la remorque et au matériel d’arriver.

Pour conclure, une petite pensée pour notre équipe de France Junior qui débutera son championnat d’Europe en Allemagne demain matin. On va suivre ça de près. On compte sur vous !


De retour en Savoie !

16/02/2017
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Je l’attendais, c’est arrivé ! Nous avons démarré le stage à Aiguebelette lundi après-midi. Pas d’entraînement prévu le jour même, juste le déchargement du matériel, le montage et le réglage des bateaux. Suite aux résultats du dernier test ergo nous ne sommes que quatre coupleux poids légers convoqués : François, Pierre, Stany et moi. Assez malgré tout pour faire deux doubles et mixer les compositions. En plus des séances sur l’eau et en musculation nous avons quatre sorties sur les skis au programme. L’hébergement a exceptionnellement changé pour ce regroupement. Il a été choisi pour optimiser la logistique malgré tous ces déplacements.

Pour le moment les conditions sont parfaites. A part quelques pêcheurs, nous sommes seuls utilisateurs du Lac. La cohabitation se passe bien pour l’instant, chacun respecte son périmètre. Pour notre première sortie sur les pistes de la Féclaz, la neige était suffisante mais pas franchement agréable. Avec ou sans farte, difficile de glisser et de se faire plaisir pour cette reprise. Nous avions pourtant le soleil et la douceur des températures pour donner à cet entraînement un goût de vacances.

Le premier cycle s’est fini avec Pierre ce matin par un B2 bord à bord. De quoi se décrasser et replacer la propulsion au cœur de nos exigences. Demain changement de coéquipier. Pierre montera avec François et je retrouverai Stany. Cela fait presque un an que nous n’avons pas ramé ensemble. Des retrouvailles qui vont forcément rappeler de bons souvenirs.

Bien que le rythme soit soutenu, je profite de ce séjour savoyard pour récupérer les heures de sommeil qui me manquent depuis plusieurs semaines.

Dans le cadre du projet « Rame avec Alexandra », je fais appel à votre solidarité. L’idée est de tourner une mini vidéo (10 secondes maximum) avec votre téléphone pour la soutenir et l’encourager dans son défi. Voici l’adresse à qui envoyer vos productions (cercleavironpolynesien@gmail.com). Je compte sur vous, elle le mérite !


Back to the mountains !

09/01/2017
Crédit Photo : Bzac Prod

Crédit Photo : Bzac Prod

Pas de pause programmée en ce début d’année 2017 ! Nous étions convoqués en stage lundi 2 Janvier pour arpenter les pistes de ski du Jura. C’est du moins l’idée que je m’en étais fait avant de partir. Car malheureusement, sur la route, plus les kilomètres défilaient, plus mes espoirs se transformaient en illusions, en chimères. En arrivant au Centre National de Ski Nordique la terre était à nu, sans manteau blanc. Peu habituel pour cette endroit surnommé « la petite Sibérie » ! C’est la première fois que je vois ça depuis que je viens ici en tout cas. Quelques pauvres flocons sont malgré tout tombés depuis, mais pas suffisamment pour que le domaine skiable soit ouvert. Ces quelques centimètres sont justes venus habiller le paysage et lui redonner son air de carte postale.

Des bonnes surprises nous attendaient aussi. A commencer par de nouveaux hébergements. Leur agencement ressemble beaucoup à ceux de la base nautique de Bellecin. Il s’agit de plusieurs appartements divisés en chambres. Chaque espace est équipé d’une pièce de vie commune et d’une kitchenette. S’y rajoute une bonne literie et une bonne connexion internet. De quoi combler le confort et les attentes d’un athlète. Le tableau n’est donc pas si noir. Surtout que nous pouvons skier sur la piste des biathlètes. L’anneau ne fait que deux kilomètres mais la neige et bonne. Cela suffit à diluer notre frustration pour l’instant.

Cette année la programmation du stage nous exempte de musculation type C2 ! Les tests de lundi dernier en squat et tirade sont venus clôturer le cycle. Les deux semaines ici sont donc utilisées pour effectuer un rappel de force : des séries plus courtes, des charges plus lourdes ! A cela se greffe des séances de sport collectif (basket ou  volley), ainsi que des entraînements sur ergomètre en préparation du test à Charlety.

Nous étions six coupleux poids léger convoqués, nous ne sommes plus que quatre. L’hécatombe ! Un n’a pas pu venir pour des raisons professionnelles, et deux sont rentrés chez eux pour maladie… Mais heureusement Maxime est revenu ce matin.

Comme certains ont pu le lire, mon actualité va changer dans quelques mois maintenant. Après dix ans passés sur Lyon, des milliers de kilomètres accumulés sur le lac de Miribel, je vais quitter la capitale des Gaules pour rejoindre le Nord. Direction Valenciennes et les « Hauts de France ». Ce sera un changement de vie, mais c’est ce qui rend l’aventure encore plus excitante. J’aurais l’occasion de vous en reparler très prochainement…


Third time under the 6′

04/12/2016

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas fini une semaine sur un repos dominical. Un vrai jour « off ». Bien mérité en tout cas après la semaine écoulée et la journée de tests d’hier. Mais reprenons l’histoire du début. Je vous avais quittés en vous expliquant l’intérêt du test incrémental. Pas de record à la clef pour moi cette année, mais un résultat laissant espérer une bonne performance sur le test ergomètre.

Après avoir clôturé le stage par cette évaluation, je suis rentré sur Avignon pour assister à l’Assemblée Générale du club. Le bilan fut bon pour cette 69ème édition. La soirée s’est même terminée sur une ambiance Latine pour fêter le titre de Rio. La routine a ensuite repris ses droits pour quelques jours. Le programme d’entraînement s’est lui allégé pour respecter le principe de surcompensation. Les scores des différentes séances confirmèrent d’ailleurs mes possibilités physiques du moment. Il fallut par contre gérer le poids, car après deux semaines à Tahiti et une semaine à l’Hôtel la balance s’était envolée.

Puis arriva ce Jeudi 1er Décembre, et cette convocation à l’Élysée pour une récompense en tant que citoyen français. De manière traditionnelle, les médaillés olympiques sont reçus dans ce lieu de prestige pour être décoré par le président de la république. A ce privilège se rajoutait l’ambiance, celle de sportifs réunis pour célébrer leurs performances de l’été. Pour la première fois, athlètes olympiques et paralympiques étaient convoqués ensemble. Nous étions presque cent au total. Les distinctions n’étaient pas exactement les mêmes selon la couleur de la médaille. Ce fut la Légion d’Honneur pour Pierre et moi. Quelle fierté de porter un insigne aussi prestigieux et symbolique ! Mais le retour à la réalité fut assez rapide. Une dernière grosse journée m’attendait le lendemain. Une ultime avant le test ergomètre… A mon retour de Tahiti je redoutais cet instant. Je me savais moins entraîné, et face à la machine on ne peut jamais tricher. Elle vous rappelle chaque kilomètre manqué, chaque séance de musculation ratée ! Mais la confiance était bien revenue ces derniers jours, notamment grâce aux scores des derniers entraînements. J’en étais même arrivé à pronostiquer sous les six minutes.

En me levant hier, la forme semblait correcte. J’étais dans la dernière manche, celle de midi. Un horaire peu habituel. Mais cela n’allait rien changer au résultat final. Le premier chiffre, celui de la balance, était rassurant. La journée pouvait donc commencer sans stress. Après un bon échauffement j’ai échangé avec l’entraîneur pour connaître sa vision et la marche à suivre. La stratégie était simple : être régulier du début à la fin, quitte à accélérer dans les derniers mètres si l’énergie me le permettait. J’aime ce genre d’épreuve, parce qu’il n’existe aucun suspense. Vous vous battez contre vous-même. Pas de place au doute ou à l’incertitude si vous connaissez vos capacités du moment. C’est donc avec sérénité que j’ai lancé la roue et suis rapidement passé à mon rythme de croisière. Une course d’attente, une de plus…mais qui finit aussi par payer. Pourtant, à 300m de l’arrivée il fallut finir sur des chapeaux pour passer sous les six minutes. Tout juste en 5’59’’9 ! J’ai bien cru que ça ne passerait pas. Tout s’est probablement joué sur le dernier coup. Il n’était donc pas question de s’arrêter avant. Au final… pas de record, mais beaucoup de fierté de passer une troisième fois sous la barre mythique des six minutes. La récupération fut nécessaire, surtout qu’un autre test, à pied cette fois, nous attendait l’après-midi. Je peux vous assurer que la nuit fut bonne.

La semaine qui arrive va être musclée. Il est prévu que je monte sur Lille dès jeudi. L’activité au cabinet va donc se densifier si je veux voir tout le monde. Sans parler du programme d’entraînement qui s’annonce également intense…


Encore une….

10/08/2016
Crédit Photo : FISA / Igor Meijer

Crédit Photo : FISA / Igor Meijer

Encore une ! Encore une journée sans aviron mais pas sans pesée ! Le bras de fer psychologique suit son cours… Le temps semble long ! L’organisation tente pourtant d’alléger nos souffrances. Mais à choisir, je préfère me serrer la ceinture un jour de plus et ramer dans des conditions décentes plutôt que d’improviser. L’enjeu est trop gros pour qu’une décision soit prise à l’aveugle.

Du vent, de la pluie… La météo a donc poussé une fois de plus la Fédération internationale à annuler toutes les courses de la journée. Elles sont reportées à demain. De notre côté, pas de changement d’horaire. Notre demi-finale est toujours prévue à 9h10 (14h10 en France). Mais je doute que nous puissions prendre les rames. Les prévisions sont pires qu’aujourd’hui. Il reste fort à parier que nous fassions la navette au bassin juste pour nous peser… Bref, nous verrons bien.

Encore merci pour vos messages de soutien, ils restent le meilleur carburant dans ces moments.

Je tâcherai de vous informer au plus vite si d’autres changements viennent perturber la compétition.

Bien à vous.


Retour en 2x

18/07/2016

Crédit photo : Bzac Prod

Retour en deux de couple. Déjà trois semaines que nous avons repris du service avec Pierre. Le compte à rebours est maintenant lancé. Nous avons la partition, l’interprétation fera la différence. Mais pour l’heure, nous répétons nos gammes inlassablement. Tous les matins nous enchainons les coups de rame pour s’assurer qu’aucune fausse note ne vienne perturber les six minutes d’efforts qui nous attendent le jour J ! Quelques kilomètres ont suffi à nous remettre sur les rails. Nous sentons que le travail en skiff de début de stage paie. Les sensations sont bonnes et les progrès notables. La vitesse du bateau s’en ressent. Notre niveau d’exigence a donc pris un cran.

Après la chute des températures et les précipitations de la semaine dernière le beau temps est revenu. Espérons qu’il n’y ait pas d’autres impondérables et que l’anticyclone accompagne nos derniers jours ici.

Notre programme d’entrainement commence à changer. Le travail de vitesse remplace progressivement le travail d’endurance. Les sorties se raccourcissent. Les séances de musculation ont disparu. Désormais, plus l’échéance va se rapprocher et moins nous allons passer de temps sur l’eau. C’est ainsi que nous agissons pour bénéficier des effets de la surcompensation.

Nous avons reçu depuis quelques jours l’équipement de Rio. Après Adidas en 2012, Lacoste a été désigné pour habiller les athlètes qualifiés aux JO. Même s’il s’agit de ma deuxième participation, ce moment reste particulier. L’excitation reste intacte : nous déballons les cartons avec autant de plaisir que le soir du réveillon. Cette dotation est moins fournie que l’autre mais les tailles et le design sont meilleurs. Je la trouve plus réussie, et surtout réutilisable après…

Nous avons eu la visite inopinée de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD). Un médecin a été missionné par l’organisme pour venir prélever des échantillons urinaires et sanguins. C’est mon huitième cette année. Un chiffre fidèle aux dernières saisons. Le prochain probablement outre-Atlantique, à suivre…

Nos féminines nous rejoignent ce soir à Bellecin. Par choix de l’entraineur, elles avaient démarré leur préparation sur Aiguebelette. L’Equipe sera donc au complet dans quelques heures.

Bonne soirée.