Une tête de rivière qui marque la fin de l’hiver !

12/03/2017

Crédit Photo : Simon Quay

Une tête de rivière qui marque la fin de l’hiver !

Après la fin du stage à Aiguebelette tout s’est enchaîne. Mais en y repensant, la période fut difficile à gérer. Il s’agissait de l’ultime semaine de préparation intensive. Soit quatre semaines complètes depuis le test ergomètre de Charléty. La reprise du travail sur Lyon n’a donc fait qu’accentuer la fatigue déjà présente à la sortie du regroupement avec les Bleus. Je suis également descendu le week-end dernier sur Avignon pour répondre à deux sollicitations. J’ai malgré tout eu le temps de croiser les proches et les jeunes du club. Une régate était d’ailleurs organisée pour eux le dimanche. Une superbe initiative à ce moment-là de l’année où les compétitions se font rares pour ces catégories. Arriva ensuite la semaine de surcompensation. La semaine que beaucoup attendaient, moi compris ! La météo n’a pourtant jamais été favorable ; sauf en matinée quand j’y étais, une aubaine ! Pendant les séances les sensations étaient bonnes mais le forme manquait clairement. Le début du régime y est sûrement pour quelque chose. Je suis redescendu sur Avignon mercredi soir pour une autre sollicitation, en entreprise cette fois. Chez le groupe AOSTE. Je me régale toujours autant. C’est tout aussi enrichissant d’intervenir pour partager mon expérience, que de découvrir le fonctionnement de l’enseigne. J’ai fait le choix de rester dans le Sud jusqu’à samedi. Je ne me sentais pas de remonter sur Lyon vendredi pour reprendre la route hier pour Marignane. J’ai donc été récupéré sur la route par le Pôle France. Une fois sur place, tout le monde a déchargé et monté son matériel. Certains l’ont même réglé. Me concernant, j’ai préféré aller directement ramer pour optimiser la récupération. Notamment à cause du bassin : le vent soufflait en rafales et la navigation était laborieuse. Bien heureusement la météo aujourd’hui fut toute autre.

Après une bonne nuit de sommeil le réveil ne posa aucun problème ce matin. Le passage au petit déjeuner fut bref, juste de quoi assurer la pesée sans arriver le ventre vide. Une fois cette première étape validée l’attente ne fut pas longue. L’heure de l’embarquement fut vite là ! C’est mon entraîneur de club qui fit ma mise à l’eau. Ce fut l’occasion de me donner quelques conseils avant que je ne m’éloigne du ponton. A l’échauffement les kilomètres semblaient défiler comparé à hier. Au départ, la pluie commença à tomber, pour finalement s’arrêter avant que je ne m’élance. Ce fut d’ailleurs ces quelques gouttes qui firent tourner le vent. Une brise favorable allait nous accompagner sur les 6000m. Plutôt une bonne nouvelle ! Une fois le signal donné je partis sans trop réfléchir. L’idée était de lancer ma coque et donner du rythme. Mon attention était concentrée sur ma respiration et ma technique… mais aussi sur ma trajectoire. Car le niveau du canal était relativement bas, il était donc impératif, malgré le balisage, de garder un œil sur la direction les mille premiers mètres. Une fois cette portion passée, j’avais champ libre pour m’exprimer à 100%. Sans chercher à m’imposer de cadence particulière, je n’ai cessé pendant la course de rythmer mon geste. Je jetais ponctuellement un regard sur mon strock pour vérifier que les sensations collaient au chiffre affiché. Les 1200 derniers mètres furent durs physiquement, mais n’impactèrent pas la fréquence de mes coups. Je franchis finalement la ligne d’arrivée après 21’40’’ d’efforts. A première vue je savais que l’écart avec mon poursuivant s’était creusé. Mais il fallut attendre les résultats officiels pour en être sûr. Le verdict tomba peu de temps après. Damien Piqueras finit deuxième à plus de quarante secondes, Hugo Boucheron complète le podium huit secondes derrière. Le retour à Lyon n’a pas été trop long heureusement. Prochain objectif : championnat de zone à Aiguebelette dans 3 semaines. Tout va s’enchaîner maintenant, et les choses sérieuses vont commencer.

Bonne soirée !


Retour en Franche-Comté

01/07/2016
Crédit Photo : FFA -Daniel Blin-

Crédit Photo : FFA -Daniel Blin-

C’est reparti ! Après une petite semaine « off », nous sommes de retour dans le Jura pour un mois. Toute notre préparation finale se fera là-bas. Même si la Base est un peu isolée nous avons tout sur place. Le site est donc propice à l’entrainement pour cette ultime ligne droite. Le collectif est presque au complet. Il manque juste nos féminines qui démarrent leur stage sur Aiguebelette avant de nous rejoindre.

Depuis le début l’ambiance est excellente. Tout le monde travaille dur et semble motivé comme jamais. A croire que la semaine de repos après Poznan était juste là pour ça.

Pour l’instant les conditions météo sont bonnes : ni trop chaud, ni trop froid. Juste de quoi bronzer sur l’eau et bien dormir la nuit.

Nous avons reçu mercredi l’équipement des JO. Nouveau partenaire (Lacoste), nouvelles coupes, nouveau design…La dotation est plus sympa que celle de Londres. Que ce soit votre première participation ou pas, la découverte reste toujours aussi excitante. C’est un peu Noël avant l’heure !

Sur cette première semaine, nous ramons en skiff. Avec les saisons c’est devenu une habitude. Attaquer le stage ainsi permet de se recentrer sur la propulsion, le déplacement par coup. Mais aussi de travailler plus facilement nos défauts respectifs. Les séances de musculation et de vélo viennent compléter le programme d’entrainement. La fatigue n’est pas encore palpable mais devrait rapidement faire son entrée…

Voici le Lien d’une vidéo réalisée par la Compagnie Nationale du Rhône (CNR). Nous sommes trois rameurs à bénéficier de leur aide. Ce soutien nous permet de mieux répondre aux exigences du haut niveau sur une année aussi importante. Encore merci pour ces belles images prisent au Pôle France de Lyon.


Seven !

04/04/2016
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Bonsoir, c’est avec un peu de retard que je reviens sur cette finale ! Mais les évènements se sont tellement enchainés qu’il m’aurait été difficile de vous écrire plus tôt je pense.

A aucun moment sur le week-end le régime n’aura posé de problème. La marge a toujours été suffisante pour m’alimenter correctement les heures précédant la course.

La  nuit de samedi n’a pas été trop perturbée malgré l’enjeu que représentait ces 2000m. Le plus dur était donc presque passé. La forme était bonne et les jambes paraissaient moins lourdes que la veille. Les voyants semblaient donc au vert. Allait maintenant se poser le problème des conditions météo. Depuis une semaine les prévisions annonçaient du vent contre. Et cette fois, jusqu’au dernier moment ils virent juste. En arrivant avec le minibus du club le constat était évident : nous allions revivre le bassin de 2015. Sans préférence aucune, il allait néanmoins falloir en prendre compte dans la stratégie de course. Après être passé à la tour d’arrivée et monté sur la balance officielle, je me suis posé dans les gradins comme spectateur. Quel plaisir de regarder les autres ramer. Les premières courses, animées par les juniors, me rappelaient de bons souvenirs…et oui, déjà dix ans ! Dix ans que j’ai découvert le lac de l’Uby et son ambiance si particulière. Le temps passe vite décidément. Je ne suis pas encore un dinosaure mais quand le compteur passe à deux chiffres, il y a de quoi sourire ! Mais une heure tapante avant la finale, plus le temps d’être nostalgique ou de ressasser, il faut aller s’échauffer. A partir de cet instant, tout devient plus opaque, plus lointain. Chaque foulée nous éloigne un peu plus des eaux mortes du lac pour que le silence accapare l’espace. La voie du speakeur et les encouragements ne sont plus qu’un vague brouhaha. Vous vous retrouvez seul, au calme, avec vous-même, vos pensées, vos peurs, vos motivations. Le souffle s’accélère et les muscles sont de plus en plus chauds. Après quelques assouplissements les articulations semblent se délier et prêtes à l’effort. Vous vous sentez tellement bien que vous n’avez presque plus envie d’y aller. Comme une crainte inexplicable qui se dresse devant tant de mois de durs labeurs. Mais l’hésitation ne fait que traverser votre esprit et s’éloigne aussi vite. Vous reprenez la route du retour. En arrivant, mon entraineur m’attendait. Les premiers mots furent habituels, justes là pour recadrer le discours. Les phrases qui suivirent posèrent la tactique. Il avait tout analysé, tout calculé, aucun détail ne semblait lui avoir échappé. Je connaissais la musique, et il venait de me donner la mesure. Je n’avais alors plus qu’à réciter la leçon, à appliquer le cours, et y glisser un zeste d’interprétation. Ses derniers mots, juste avant de prendre le large, n’eurent pas de mal à trouver de l’écho chez moi. Ce savant mélange continua de résonner dans ma tête et de m’accompagner jusqu’au départ. Une fois rentré dans ma ligne d’eau l’arbitre annonça dix minutes ; de quoi finir de s’échauffer dans le balisage et placer une dernière accélération. Puis, demi-tour, direction les starting-blocks. Je vins m’accrocher au teneur de bateau et quittai le surplus de vêtements. L’horaire semblait bien respecté et les équipages furent appelés. Le drapeau se leva….Partez ! C’est sans retenue que j’ai donné les premiers coups, ni les suivant d’ailleurs ! Il fallait absolument que je garde le contact avec Pierre. Je connaissais ses qualités de puncheur, il ne fallait pas lui laisser d’air, toujours rester engagé et au contact. Stany partit aussi vite que moi. Après 500m de course le podium semblait déjà joué. Nous étions trois aux avant-postes pour nous disputer les médailles. Pierre continua d’appuyer chacun de ses coups pour maintenir son avance, tandis que Stany marquait légèrement le pas au passage des 1000m. Ce fut alors le début d’une longue lutte, d’un mano à mano  avec Pierre. Et chaque bouée nous rapprochait un peu plus de l’arrivée, sans qu’aucun écart ne se crée. Mais à 600m de la ligne, mon oreille sembla déceler quelque chose. Comme une cassure dans le rythme sur tribord. Il semblait être à la peine, ou en tout cas, quelque chose se passait. La brèche venait de s’ouvrir. Il fallait s’y engouffrer. Sans calculer les réserves qu’il me restait, je repris un cran en cadence pour échapper, enfin, aux griffes touloises. En arrivant dans les derniers 250m, l’écart m’assurait presque la victoire. Trente coups de rames me séparaient d’un septième titre. « Aller, plus que trente »…..ou devrais-je dire, encore trente! Ce fut long, très long, mais le plaisir ne fut qu’amplifié par le sentiment d’avoir tout donné aujourd’hui ! Un « BIP » final au goût de délivrance, rapidement suivi d’une monté d’acide nettement moins sympathique. Mais c’était fini, le plus important était là. La remise de récompenses se fit juste après. Un podium identique à l’an passé, 100% LXMEN !

La route du retour fut longue mais sans encombre. Les évènements vont maintenant s’enchainer. Dans une semaine nous repartons en stage sur Aiguebelette. Me voici associé à Pierre jusqu’à Lucerne. Une décision finale sur la composition de l’embarcation sera prise par la fédération à ce moment. A suivre…


Finale à Cazaubon !

02/04/2016
Cazaubon 2016

Crédit Photo : Média Aviron

Bonsoir, le lac de l’Uby s’est transformé en l’espace de quelques jours. Les berges sont complètements occupées par les bateaux. On ne cesse de croiser des rameurs courir pour s’échauffer, ou sur l’ergomètre pour faire tourner la roue et récupérer. Après le vent et les grosses averses de jeudi, le beau temps semble s’être installé assez durablement pour que nous passions un bon week-end. Depuis hier, le bord du bassin grouille de monde. Nous nous rendons alors compte qu’il s’agit bien d’une édition spéciale sur cette année olympique. Plusieurs billets vont être distribués pour les Jeux de Rio. L’enjeu est énorme et les athlètes en ont conscience. Jusqu’à présent la tension n’était peut-être pas palpable, mais dès demain tout va se tendre.

Les parcours d’hier se sont bien passés. Même si je ne suis pas un aficionado des contres-la-montre, je pense avoir fait une bonne entrée dans la compétition. Le vent était légèrement favorable, un scénario que j’affectionne particulièrement et qui me permet de tenir un cadence soutenue tout au long des 2000m. Une fois fini, pas le temps de chômer : la récupération est faite dans la foulée, suivie d’une bonne séance d’étirements, d’un repas et d’une grosse sieste pour arriver en forme sur la Série du soir. Mais cette fois, changement de sens pour le vent. Heureusement, les adversaires semblaient aussi fatigués que moi. La hiérarchie fut alors respectée dans chaque manche.

Ce midi, j’étais en demi-finale contre mon coéquipier d’Aiguebelette. A ce beau tirage venait s’ajouter Morgan Maunoir et Thibault Remy, respectivement champions du monde en 4x (Elite et U23). Une belle brochette de quatre athlètes, mais seulement trois places qualificatives. Cerise sur le gâteau, le vent soufflait contre et fort en rafales. Avec Stany, nous avons rapidement creusé l’écart. A la mi-course, nous semblions presque assurés d’aller en finale. Mais derrière, la lutte était âpre. Il fallut attendre la photo finish pour départager les deux concurrents. Triste sort et dure loi du sport pour Morgan qui rate finalement le coche pour deux minuscules dixièmes de seconde. Thibault prend donc la troisième place. De mon côté, les sensations n’auront pas été franchement bonnes aujourd’hui. Le bassin était vraiment difficile et ne permettait pas de s’exprimer techniquement à 100%. Hélas, les prévisions pour demain ne semblent pas meilleures. J’espère que nous pourrons quand même bénéficier d’une petite accalmie dominicale.

Je vous donne donc rendez-vous demain matin à 11h50 pour le dénouement de ce week-end haletant.

Voici le Lien pour suivre les courses en images.

Bonne soirée.


Mistral à Marignane !

07/03/2016
Crédit Photo : Renaud Blaise

Crédit Photo : Renaud Blaise

Bonsoir, après de longs mois de préparation hivernale, la période de compétitions arrive enfin. Nous étions sur Marignane hier pour la dernière tête de rivière de la saison. Même si elle vient clôturer les épreuves longues distances de l’année, elle amorce aussi une belle série de régates (Tête-De-Rivière, Championnat de Zone et Championnat de France). Chacune sera espacée de quinze jours. Un d’intervalle plutôt court pour nous. Car il est rare que dans notre agenda cela se suive autant. Le rythme va donc être soutenu sur ce mois de Mars. Et ça n’est pas sans me déplaire, bien au contraire !

Les conditions météo de la semaine écoulée n’ont pas été aussi mauvaises que les prévisions. Nous avons pu terminer la préparation sereinement. Et finir d’affiner nos sensations. Heureusement d’ailleurs. Car je crois qu’il n’y a rien de pire que de se réfugier en salle, par obligation, les jours qui précèdent la compétition. La forme est assez vite revenue. Les repères étaient bons et la vitesse de coque toujours en adéquation avec mes sensations. Les chronos ont forcément suivi sur les travaux imposés par la programmation (B3, B4, B5). Je suis donc arrivé avec le moral dans le Sud. Je suis parti avec deux autres coéquipiers samedi pour arriver en début d’après-midi. L’idée était de ramer sur place pour repérer le nouveau balisage et bouger un peu après plusieurs heures de route. Mais la surprise fut de taille. Le Mistral avait aussi pris rendez-vous. Il suffisait alors de tendre l’oreille ou de questionner les rameurs du Pôle ayant déjà fini leur sortie pour avoir un état des lieux. Le visuel correspondait bien à la réalité. Le bassin était presque impraticable. Il n’y avait aucun intérêt à sortir les rames et mettre le bateau à l’eau…Si ce n’est de me blesser ou de finir dégouté et agacé. J’ai donc demandé l’autorisation d’emprunter un des ergos du club, pour finalement faire ma séance sur la machine, à l’abri du vent, au fond de leur hangar à bateaux. Quelques minutes de voiture suffirent ensuite pour rejoindre l’hôtel. Il s’agissait du même hébergement que l’an dernier. Le buffet m’a pourtant semblé meilleur. Idem pour le petit-déjeuner. Les entraineurs ont d’ailleurs souhaité que nous partions dans la foulée pour que les poids légers ne se pressent pas pour la pesée. Tout le monde s’est donc emparé de ses affaires et a donc quitté les lieux au même moment. En arrivant sur place j’étais presque persuadé que tout allait être annulé. Il n’était que 8h du matin et le vent soufflait déjà avec force et autorité sur le bassin. Et ça allait empirer, mais la réunion des délégués permit de trancher. Les épreuves furent maintenues. Deux nouvelles vinrent néanmoins nous consoler : le parcours était réduit à 5000m, et le Mistral était favorable. Je suis monté suffisamment tôt sur l’eau, pour être sûr de ne pas arriver en retard au départ. Je me suis fait quelques frayeurs, dont une moins de 1000m après avoir embarqué. J’ai percuté une bouée, ai lâché ma pelle et me suis presque retrouvé à l’eau. Une fois en haut, je me sentais à peine échauffé. Heureusement l’arbitre n’a pas mis trop longtemps pour donner le départ. Je savais que les conditions allaient être rugueuses. Deux choses allaient donc être importantes : toujours garder du rythme, et bien respirer. Je savais que j’allais commettre beaucoup de fautes techniques, mais la priorité devrait toujours aller au rythme et à la glisse du bateau, rien d’autre. Une fois lancé, je n’ai presque jamais regardé mon stroke ou le décor. J’étais concentré sur mon équilibre et mon rythme. Tel un funambule, je tâchais de m’adapter aux rafales et aux vagues qui venaient constamment me secouer. La navigation était si difficile qu’il devenait compliqué de s’investir à 100% physiquement. Les 5000m sont finalement vite passés, et n’ont pas laissé autant de traces que les autres têtes de rivière. Je signe finalement le premier temps au général. Mais cette victoire ne garde pas la même saveur au regard des résultats. Il est évident que de telles conditions biaisent leurs analyses ; et la valeur intrinsèque de certains, moins à l’aise dans ce type de bassin.

Le retour à Lyon s’est bien déroulé. Nous n’avons eu presque personne sur la route alors qu’il s’agissait des derniers retours de vacances. La reprise de l’entrainement et du travail aujourd’hui ont été correct. C’est reparti pour une semaine plutôt dense. Mais le bout du tunnel est déjà là !

Bonne soirée.

Good evening. After a long winter of training, racing season is coming. Yesterday, we were in Marignane for the last 6k Time Trial (TT) of the season. Even if it is the last one for 2016, this TT is the start of our racing series. A regatta every second weekend: 6k Time Trial, Regional Championship and National Championship. 15 days between regattas is a short interval as we are used to 3 or 4 weeks between major competitions. So we have to keep the rhythm in the coming month. But don’t get me wrong, I love it!

The weather forecast was supposed to be bad in the week leading to the TT. We were lucky enough to have good conditions to finish our preparation. There is nothing worse than being forced to go indoor on the rowing machine in the days before a race. Through a light week of training, I felt better and better. Speed was good and in line with my feelings. The timed pieces at different rates were then logically good and gave me a good feeling for the race. I was very pumped when I arrived in “the South”. We left Lyon on Saturday with two other rowers from the training center and we arrived in Marignane early afternoon. The idea was to rig and row in order to have a look at the new buoy line but also to get moving after a few hours in a car. Bummer! The “Mistral”, the northwest wind from this area, was furiously blowing. A few rowers were coming off the water and it was barely rowable. They confirmed what I could see. No point of going on the water with those conditions. Except if I wanted to get injured or be pissed off with myself and my boat. I asked the local club if I could use one of their ergs and I did my last training session before the race in the boathouse sheltered from the wind! The hotel was a few minutes away by car. The same as last year. The food seemed to be better though. Likewise with the breakfast. The next morning, we all left together right after breakfast. The coaches didn’t want the lightweights to be in a hurry with the weigh-in. When we saw the course, I was pretty sure that the umpires were going to cancel the race. It was only 8am and the wind was blowing very strong. It was supposed to get worse through the day. But at the managers meeting, they decided to maintain the race and the schedule. However, they decided to shorten the distance. It was going to be a 5k TT with a tailwind. I shoved early enough to make sure I was going to be on time at the start. I scared myself on the way up. I hit a buoy a few minutes after docking and I almost flipped as I lost my oar. When I turned around at the top, I was barely warmed up. The umpire didn’t waste any time and he started the race pretty quickly. I knew that conditions were going to be rough. I focused on two things: keeping the rhythm and breathing. I knew I was going to make mistakes but the key was going to be rhythm and boat run. Nothing else. From the very first stroke, I stayed internal and I never looked down at my stroke coach or at the landscape! I was highly focused on my balance and my rhythm. Like a tightrope walker, I tried to adapt to the gusts and the waves that continuously hit my hull. It was so hard to stay on course that I was unable to push myself at a 100%. Surprisingly, the 5000m went by fast and it was not physically as hard as usual. I won the time trial but this win was not as sweet as it could be. It was hard for all of us to perform well and I am sure that others would have done better with calm conditions.

We drove back to Lyon without any trouble. No one on the road even though it was the last day of winter break for schools. I am back on the water and at work for a solid week of training. What’s next is coming quick.

Cheers

Traduction : Julien Bahain


Go Back Home !

23/02/2016
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, nos trois semaines dans l’hémisphère sud auront suffi à faire le plein de vitamine D. Le soleil n’a jamais quitté le ciel africain et les températures ne sont presque jamais descendues sous les 30°C malgré de beaux orages. Mais ces conditions estivales aux goûts de vacances n’en avaient que l’apparence. Les entraînements ont été intenses et les pauses éparses. Bien que nous nous soyons déplacés en petit effectif, l’ambiance aura permis de tenir le rythme. L’hébergement et la restauration n’ont guère changé depuis l’an dernier. La prestation était toujours aussi bonne. Les kilomètres en bateau et les séances de musculation n’auront pas été nos seules occupations. Nous avons profité des infrastructures pour modifier la trame habituelle et y incorporer d’autres activités : natation, vélo, course à pied. J’ai toujours autant de plaisir à faire quelques longueurs, à revenir à mes premiers amours, et à tenter de retrouver les sensations de glisse qui se rapprochent de notre sport.

Juste avant d’arriver sur les bords du Roodeplaat, l’entraineur nous avait réunis, avec Stany et Pierre, pour évoquer l’organisation globale du stage. Il était prévu que chacun fasse une semaine de skiff et deux semaines de 2x (en mixant les compositions). Wolverine et Colossus débutèrent ensemble, et me laissèrent la jouer « solo ». Mais deux jours plus tard, les plans du coach durent subir quelques modifications : Stany se vit mettre au repos après le réveil de sa tendinite au genou. Rien de bien inquiétant mais une situation qui nécessitait quelques aménagements. Je suis donc monté en double avec Pierre dès le lendemain. Quelques sorties auront néanmoins pu être assurées avec Stany en fin de stage une fois que les précautions médicales eurent été prises.

Les eaux du lac n’ont pas changé : elles sont toujours tapies d’algues minuscules aux couleurs vertes émeraude. Le spectacle pourrait paraître agréable mais il ne donne aucune visibilité. Le fond n’est pas perceptible et inhibe toute envie de baignade. Je n’ai pas souvenir, par contre, que l’an dernier nous ayons eu autant de vent. Il ne nous a jamais quittés : une brise perpétuelle, parfois en rafale, et souvent latérale, qui n’aura pas laissé dans mon esprit, le souvenir impérissable de conditions de navigations extraordinaires. Après trois semaines, j’étais content de rentrer au pays !

Même si notre avion de retour a pris du retard au décollage à cause d’un violent orage, aucun autre incident n’est venu perturber notre vol. Je suis resté une partie de la journée de vendredi sur Paris pour voir de la famille avant de rentrer sur Lyon en TGV. Depuis samedi la reprise en skiff s’est bien passée. Les repères reviennent petit à petit. Les sensations aussi. L’objectif se rapproche de plus en plus. Nous descendrons à Marignane dans dix jours pour la traditionnelle tête de rivière interrégionale. La fatigue commence à se faire sentir mais il ne reste que quelques jours avant de lever le pied. Le bout du tunnel est proche. Heureusement, le lac n’affiche pas une ride en ce moment, de quoi garder la motivation.

Bonne soirée !

 

Good evening. These three weeks in the southern hemisphere were ideal to top up our vitamin D levels. The sun never left the African sky and the temperatures never went below 30°C despite some amazing thunderstorms. It sounds like we were on summer holidays but not really! The training schedule was intense and down time was minimal. Even though we were a very small group of rowers on camp, we had a great time together and it helped going through the volume of training. Nothing really changed in terms of accommodation and food. It was very good. Miles on the water and weights sessions were not the only things we did. We tried to take advantage as much as possible of the great facilities of the centre. Swimming, cycling, running were also on the program. I enjoy returning to my first love and go for a swim. I try to find the same feeling of gliding that makes rowing and swimming so alike.

Just before we arrived at the Roodeplaat, our coach held a meeting with the three of us (Stany, Pierre and I) to talk about the strategy on this camp. The plan was to spend one week in single scull and two weeks in double scull (while switching the line up). Wolverine (Stany) and Colossus (Pierre) started the first week in double and I went solo to start with. But two days later, the plan had to be reviewed as Stany’s knee started to bug him again. Nothing to worry about but Stany had to slightly adapt the program. Therefore, I went on to row with Pierre most of the camp. We managed to row with Stany at the very end of the camp after he had his medical clearance from the staff.

The water has not changed since last year. The lake was still covered with a thin layer of weeds which makes it look emerald-green. It would be a nice scenery if only we could see through! Impossible to see the bottom of the lake so it didn’t make me feel like going for a dip!

I cannot remember last year having so much wind. It never stopped. A breeze turning into gusts of wind throughout the day and most of the time, it was a cross wind. It won’t be ranked as the best camp ever in terms of water and wind conditions. After three weeks, I was happy to go back home.

Even though we were delayed at the airport due to a huge thunderstorm, nothing disturbed the flight after taking off. I stayed in Paris on Friday to visit family before catching a TGV (high speed train) for Lyon. Since Saturday, I am back in my single and into my routine. Things are coming along well. The big goal is getting closer and closer. In 10 days, we will be in Marignane for a 6k time trial. 4 of these time trials will be held in France and it is an important step of our selection process. I start to feel tired but it is only a few days before I can taper a bit. I can almost see the “finish line” on the horizon. Luckily, the lake is dead flat which helps a lot to go through training and keep a high spirit.

Have a great evening

Traduction : Julien Bahain


En route pour la Finale !

30/05/2015
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, cette journée s’achève sans une fausse note pour le groupe des Poids Légers. Pierre a, une fois de plus, montré la voie ! Il s’impose en patron dans sa demi-finale sur un bassin agité et exigeant. L’autre manche du skiff est remportée par le Serbe (battu lui-même par notre Toulois national en Série hier). Aucune pression ne semble l’atteindre, le Jeune est décidément armé pour la finale de demain. Une demi-heure plus tard nous étions à notre tour sous les ordres du starter. Nous avons suivi la même organisation qu’hier. Aujourd’hui à la pesée, ce sont nos amis anglais qui sont arrivés tout en sueur. Même si ça ne les a pas empêchés de dominer les norvégiens ce matin, je vous rassure, de notre côté nous avons assez de marge pour éviter ce scénario. Les conditions météo ont vraiment été passables : les vagues formaient ponctuellement des moutons et les rafales s’occupaient de balayer le reste du lac. D’ailleurs, l’alignement au départ aurait pu être problématique si le feu avait tardé à s’allumer. Notre temps de réaction et nos premiers coups de pelles nous ont directement placés en tête. Un schéma de course idéal pour poser son geste et travailler sereinement. Toute notre attention s’est portée sur la technique. Ces efforts ont vite payé. Les écarts se sont creusés sans qu’aucune série ne soit lancée. La rigueur de nos inversions et le relâchement ont été la clef de la réussite. Nous gagnons nettement notre demi-finale et gardons le meilleur temps au général (6’16’’55). La récupération s’est faite au sol pour éviter une quelconque blessure ou contracture due au bassin.

Voici le tirage de la finale :

TURQUIE / NORVEGE / FRANCE / ANGLETERRE / PAYS-BAS / IRLANDE

La course est prévue à 11h48 ! Nous serons idéalement placés entre les norvégiens et les anglais. Les repères ne manqueront pas. J’ai déjà hâte d’y être. La météo devrait s’améliorer et le vent caler un peu. Depuis hier les sensations sont bonnes et la forme aussi. Nous connaissons notre partition, l’interprétation fera la différence. Les pelles sont dans nos mains !

Voici le lien pour suivre la course en Live !

Encore merci pour votre soutien !

Bonne soirée !