Déjà de retour de Séville !

02/03/2014

Stage Séville LM2x FRA

Bonjour, le stage sur Séville aura tenu presque toutes ses promesses. Le climat et la météo furent aussi doux qu’annoncé avant notre départ. L’hébergement où nous étions servait aussi de centre d’entrainement pour les athlètes locaux et les sportifs d’autres disciplines (kayak essentiellement). Le complexe ressemblait à un centre d’entrainement national, identique à certains grands CREPS français. Autant vous dire que la restauration et les infrastructures ont satisfait les attentes de chacun. Il aura néanmoins manqué une bonne connexion internet.

Le bassin était un bras mort du fleuve Guadalquivir : sans courant, navigable sur 7km et relativement bien abrité du vent, bien que ce dernier ait soufflé tout au long de notre séjour. La salle de musculation était correctement équipée même s’il manquait des ateliers spécifiques à nos circuits (bancs de tirade). La fréquentation sur l’eau fut le point négatif de ce stage. En effet, il était difficile d’imaginer qu’un lieu aussi bien agencé ne soit pas prisé par d’autres nations et sports nautiques. Plusieurs clubs étrangers avait aussi fait le déplacement (Allemand, Tchèque et Norvégien). Nous avons aussi croisé l’équipe de France de kayak en ligne. La forte fréquentation du bassin rendit la navigation laborieuse malgré l’instauration de créneaux horaires spécifiques.

Sur ce regroupement nous avons alterné skiff et double. J’ai retrouvé mon compère Stany Delayre. Il semble définitivement revenu à son meilleur niveau (cf : photo d’illustration). Mais n’ayez crainte, cette casse matériel n’est pas le fruit d’un accident mais bien d’un défaut de fabrication du portant. Il y a eu plus de peur que de mal. Stany a été récupéré par l’entraineur et je suis rentré seul au ponton. Voilà encore une anecdote qui agrémente la liste des péripéties que nous vivons depuis deux ans. Pendant ce regroupement nous avons aussi eu l’occasion de faire du 8+. L’expérience fut riche d’enseignements. Ce fut un bon moyen de mixer les secteurs et de casser la routine. A refaire ! Toute l’équipe U23 était là. Le stage s’est malheureusement fini sans que nous puissions associer un « jeune » et un « ancien ». J’espère que l’occasion se représentera.

Le retour sur Lyon s’est déroulé dans de bonnes conditions. J’ai repris les rames à Miribel hier matin. Le thermomètre est en berne et le vent souffle en continu. Je retrouve enfin l’hiver !

Je suis prêt à reprendre du service au cabinet. La tête de rivière Interrégionale courra à Romans dimanche prochain. La semaine à venir devrait offrir plus de temps pour récupérer et arriver en forme.

Bonne soirée !


Début d’année chargé !

16/02/2014

Equipe kiné Meyzieu

Bonjour, la longue traversée du désert s’achève enfin. Les quatre dernières semaines ont été éreintantes. Le stage de ski de fond sur Prémanon s’est clôturé par une petite course. Malgré le manque de neige une boucle de 23km a servit de parcours. Le dénivelé et la durée de l’épreuve nécessitait une bonne gestion de l’effort. Les poids léger ont trusté les premières places. Quelques poids lourds se sont néanmoins intercalés au classement (Benjamin Lang 2ème). Certains n’ont pas pu participer pour raisons médicales (blessures).

Une fois rentré sur Lyon tout s’est enchainé ! Il n’y a pas eu une semaine sans formation à l’école d’ostéopathie. N’étant là que trois jours par semaine au cabinet, l’agenda se voulait évidement plus chargé qu’à l’accoutumé. La formation, elle, s’étalait du jeudi au dimanche midi : de quoi me laisser le dimanche après midi en guise de week-end ! L’entrainement venait combler le temps libre restant. Bref, la période fut éprouvante ! J’eus même le privilège d’avoir un contrôle anti-dopage le mercredi précédant le test ergomètre. La semaine de surcompensation censée galvaniser l’organise et lui donner l’énergie suffisante pour appréhender l’épreuve fut entravée par la fatigue. Sûrement un reliquat du stage de ski et du surmenage de la précédente quinzaine. Au moment de monter sur l’ergomètre les consignes étaient claires : maintenir le 1’31 de moyenne (même objectif que sur le test de Décembre) pour éventuellement accélérer sur le finish si la forme le permettait. Le travail de vitesse réalisé en amont m’avait remit en confiance malgré les signes de fatigue. Le défi était donc lancé et je me sentais en capacité d’y arriver. Mais mes espoirs se sont rapidement transformés en désillusions. Après seulement 800m de course l’acide lactique se faisait déjà sentir. Coup après coup mes espérances étaient revues à la baisse. J’ai donc calibré mon effort pour finir le test et signer un temps correct. Je réussis à boucler les 2000m en 6’09’’5 loin de mon record personnel (6’02’’9). J’ai été plus frustré que déçu du chrono. Au vu des résultats généraux, il semblerait que beaucoup de rameurs soient arrivés fatigué sur ce test….Sauf peut être un : Stany Delayre, l’irréductible ! Avec un seul mois d’entrainement il ne termine qu’à deux secondes de son record personnel. Un exploit après cinq mois de convalescence et deux opérations !

Entre deux formations un diner fut organisé avec mes collègues du cabinet. Un bon moyen de tous se réunir autour d’une table pour partager un moment de convivialité hors « boulot ».

La semaine écoulée fut beaucoup plus « calme ». Pas de formation ! Je travaillais uniquement au cabinet. J’ai pu m’entrainer dans de bonnes conditions malgré les caprices météo de ces derniers jours. Dans moins de 24h nous serons en terre espagnole, à Séville précisément, pour attaquer un stage d’entrainement. Revenir sur le lieu des derniers championnats d’Europe (où nous avons remporter l’or avec Stany) rend le voyage encore plus excitant.

Bonne soirée !


Médaille d’or à Séville

03/06/2013
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, j’arrive enfin à vous écrire. Avant toute chose je vous remercier pour vos encouragements et vos messages.

Revenons sur la journée d’hier. Alors que la demi-finale avait couru dans de mauvaises conditions, la finale fut partiellement épargnée. Le vent continuait de soufflait avec autorité mais la vague ne semblait pas gêner. Par précaution l’entraineur ajusta une fois encore les réglages du bateau. Le thermomètre afficha des températures record (40°C). Le passage à la pesée fut une formalité. Le speach d’avant course fut bref. Les consignes furent les même que la veille : ramer long, lancer le moins possible de séries, tenter de creuser les écarts en faisant quelque chose de régulier, faire du coup par coup et se donner à 100% sur chacun d’eux, ne pas s’affoler si la course met du temps à se décanter. Dans les starting-blocks presque aucun mot ne fut échangé avec mon coéquipier. Ce silence nous renvoya à nos rituels respectifs : vérification du serrage des aiguillettes, contrôle de l’alignement, hydratation, activation du compte-coup, longues inspirations….bref, autant de petites choses qui font patienter jusqu’au départ. A l’appel des équipages tous les rameurs se mirent sur l’avant. A cet instant je tournai la tête à droite, puis à gauche pour observer une dernière fois mes adversaires. Je me suis aperçu récemment que c’était un véritable « tic ». Une dernière phrase fut partagée avec Stany : « ça va partir fort, on se s’affole surtout pas si ça ne se décante pas avant le troisième 500 ! ». Dès que le feu passa au vert l’adrénaline pût enfin jouer son rôle. Les premiers coups nous placèrent une fois de plus en bonne position. Comme imaginé, la concurrence engagea les hostilités rapidement après. Impossible de faire la différence sur cette première moitié de course. A mi-parcours Stany pris la parole « allez, comme sur l’ergo ! ». Il s’agissait bien là d’un code. A l’image d’un test ergo, nous avons complètement fait abstraction du reste. Nous nous sommes uniquement concentrés sur la longueur et la propulsion. Chaque coup était donné avec conviction et détermination comme s’il s’agissait du dernier. La machine venait d’être relancée dans le camp français. Les écarts commencèrent à se creuser mais les attaques adverses continuèrent. Les agressions furent incessantes. La bagarre pour le podium ne laissa aucun répit. A cent mètres de l’arrivée la victoire nous appartenait, il n’y avait plus qu’à profiter de l’instant. Le « BIP » final arriva quelques coups après. La remise des récompenses et la Marseillaise immortalisèrent le moment. En « récompense » je fus désigné pour le  contrôle anti-dopage. Là aussi j’ai progressé depuis Londres. Trois litres d’eau et 2h30 ont suffi à déclencher la miction (contre 3h30 aux JO). Ce passage au stand grignota une bonne partie du temps restant pour profiter du résultat. Le retour s’est bien passé malgré une arrivée tardive sur Lyon.

Bonne soirée !


Victoire en demi-finale

01/06/2013
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, c’est un mélange de satisfaction et de frustration qui se dégage de cette demi-finale. Les chronos parlent d’eux-mêmes. Il était impossible d’allier réussite et plaisir ce matin. Le vent et la vague empoisonnaient le bassin. Nous nous sommes donc appliqués à « faire le job » pour conserver notre rang. Le résultat brut suffit à donner le sourire. Mais j’espérer que les conditions de navigation seront plus clémentes demain.

Le vent n’a cessé de monter en intensité sur la matinée : toujours défavorable et légèrement latéral. L’entraineur a modifié la dureté des réglages pour que nous gardions le même dynamisme dans la propulsion. Au départ, l’alignement constituait à lui seul une difficulté. Cette fois, pas de stratégie particulières mais des consignes : ramer long, mettre l’accent sur la propulsion. Grâce à un départ canon nous nous sommes placés en tête dès les premiers coups de pelles. Les suisses et les norvégiens ont ensuite produit leur effort. Mais tout le monde semblaient en difficulté dans la vague. Les écarts sont restés figés jusqu’à la mi-course. Quelques rares accalmies firent ensuite leur apparition. Chacune d’elles permit de placer des attaques « flash ». Leur efficacité fut redoutable. Elles nous assurèrent une avance suffisante pour s’adjuver la victoire. C’est avec une longueur d’avance que nous franchissions la ligne d’arrivée.

Notre Finale courre demain à 11h48. La chaine Equipe 21 de la TNT diffusera les images en Direct. Les vidéos seront aussi consultables depuis le site de la FISA.

Voici la liste de départ :

Norvège / Autriche / France / Italie / Suisse / Grèce

Tous les compteurs sont remis à zéro pour cette ultime rencontre. Nous avons à cœur de finir sur une bonne note. Nous connaissons maintenant la musique, l’interprétation fera la différence demain sur la ligne de départ.

Bonne soirée !


Un début prometteur

31/05/2013

 

Bonsoir, la première journée se termine sous de bons hospices. La course s’est déroulée selon nos plans. Le bassin offrait des conditions quasi parfaites. Le soleil ravit un fois de plus l’intégralité du ciel. Le vent ne s’est pas montré inquiétant ni gênant. Les températures étaient supportables voir appropriées. L’occasion était presque idéale pour gommer certaines marques de bronzage héritées des dernières semaines.

Revenons sur notre course. Nos pronostiques étaient bons, les hollandais et les suisses furent d’importants acteurs dans cet Eliminatoire. Grâce à nos qualités de sprinteurs nous sommes sortis les premiers des starting-blocks. Notre concentration s’est alors dirigée vers la technique : donner du rythme, ramer long et s’appliquer sur la propulsion. Les bénéfices arrivèrent progressivement, coup après coup, pour finalement stagner à mi-parcours. Les écarts restèrent inchangés jusqu’à la ligne d’arrivée. Nous signons le meilleur temps des Séries. Les autres manches furent remportées par l’Italie, la Norvège et la Grèce. Les allemands n’ont pas eu cette chance. Après avoir remporté leur Eliminatoire face aux Grecs ils se sont vus déclassé. Leur bateau s’avérait trop léger. Ils sont donc passés par les Repêchages mais le destin semble s’être apitoyé sur eux en les classant troisième et refermant ainsi l’accès aux demi-finales.

Nous courrons demain à 10h03. Voici le Lien pour suivre la course en direct !

Voici le tirage de notre course :

Danemark / Pologne / France / Norvège / Suisse / Russie

Les trois premiers gagneront leur billet pour la grande finale de dimanche. Trois de nos adversaires sont maintenant connus. Les danois éprouvent quelques difficultés à entrer dans la compétition mais restons prudent. Quant au bateau norvégien, il méritera une attention particulière. Les suisses seront une nouvelle fois à surveiller.

Merci pour vos messages, je les lis toujours avec plaisir.

Bonne soirée !


Tirage des Séries

30/05/2013

Bonsoir, le voyage s’est bien déroulé. Le ciel n’affiche pas un nuage depuis notre arrivée. Il semblerait qu’ils soient en option ici. Le changement de température n’a pas été trop dur pour l’instant. Le vent souffle en permanence. Il ressemble étrangement au Mistral : il est en rafale, tourbillonne et ne lève pas de vague. Il amène assez de fraicheur pour rendre la chaleur supportable. Son orientation n’est pas encore idéale. Il est latéral et défavorable, mais son axe devrait changer au cours du week-end d’après les informations météo. Nous avons profité d’hier pour « visiter ». Nous étions suffisamment à distance de l’échéance pour nous autoriser et intercaler un moment culturel. Une bonne chose de faite !

Le tirage des courses vient de sortir. L’attente ne sera plus longue maintenant. Notre course est à 9h21 demain. Seules les finales de dimanche seront rediffusées en images. Jusque là voici le lien pour suivre le Direct sur le site de la FISA.

Voici la StartList :

Hollande / France / Suisse / Ukraine / Pologne / Russie

Sur le papier les Suisses et les Hollandais seront à surveiller en priorité. Les rameurs de ces deux bateaux alimentaient, sur la précédente olympiade, la concurrence en pointe. Il faudra donc se méfier de ces « non spécialistes » de la discipline. Le vainqueur de la Série accèdera directement aux demi-finales de samedi, les autres devront passer par les Repêchages pour gagner leur billet.

Bonne soirée !