Bras dessus, bras dessous !

01/10/2017

Crédit Photo : FFA (Daniel Blin)

Bras dessus, bras dessous. C’est ainsi que se termine ce championnat du monde ! J’ai longtemps hésité pour l’illustration, mais j’ai finalement choisi cette photo. Je trouvais qu’elle était assez fidèle au moment.

Une finale haletante et pleine de suspense…avec ses péripéties, mais on en rigole déjà ! Le petit « dérapage » au départ ne nous a pas empêchés d’aller chercher ce titre. Cet incident aurait pourtant pu nous crisper ; bien au contraire, il ne fit que décupler notre envie. Le corps peut être surprenant dans ces moments. Face à une situation aussi critique, de stress maximum, il sait trouver des ressources insoupçonnées. Le psychisme y est aussi pour quelque chose. Mais quoi qu’il en soit, j’ai rarement démarré une course avec autant d’intensité et de détermination. Ce fut tellement galvanisant que les 10 coups d’après « suffirent » à reprendre la tête de la course. J’ose à peine imaginer le coup de massue pour nos adversaires. Mais n’était-ce pas l’unique moyen de tuer tout espoir chez eux ? Je crois qu’au fond, nous n’étions pas prêts à partager le gâteau aujourd’hui….et ils l’ont vu ! Mais cela ne les empêcha pas d’attaquer. A chacun son tour : italiens, chinois, polonais, belges…tous tentèrent crânement leur chance. De mon côté, tout semblait s’être arrêté, comme si mon esprit était parti, comme happé, emportant avec lui toute sensation de douleur. Je n’avais qu’une obsession: relancer et mettre le plus d’écart. Nos amis transalpins firent pourtant le « show » dans le troisième 500m, mais leur tentative se solda par un non-lieu, pire, elle aurait pu leur couter leur deuxième à l’arrivée. Quoi de plus dense et plus spectaculaire qu’une course de poids léger ? Vous l’avez vu, jusqu’au dernier coup l’issue est incertaine. Heureusement pour nous, l’écart était suffisant à ce moment pour ne pas subir ! Le « BIP » final fut pourtant une délivrance. Les quelques coups de pelles donnés juste après la ligne évitèrent que l’acide lactique ne monte trop vite. La joie explosa vraiment en posant le pied au ponton. D’abord l’accolade, puis les interviews. S’en suivi la remise des médailles…et la marseillaise ! Quelle plaisir de la chanter ! On ne s’en lasse jamais !

Une fois terminé et rentré au ponton, les contrôles s’enchainèrent : pesée du bateau, puis contrôle anti-dopage pour moi. Un de plus (j’ai décidé d’arrêter de compter). Il fallut ensuite démonter le bateau et le charger dans le container.

Dernier jour de finales demain. Changement de tenue : nous serons dans les gradins pour encourager et supporter les deux doubles TC français (Matthieu/ Hugo et Hélène/Elodie). Quand je vois le niveau de stress que ça génère d’être spectateur et regarder les autres, je crois que je préfère ramer. Mais cette fois, les pelles seront dans leurs mains. Nous ne pourrons qu’user de notre voix pour les accompagner.

Pour ceux qui souhaiteraient revoir notre course, voici le lien (pour les curieux, notre premier coup apparait en « slow motion » tout à la fin).

Je terminerai par des remerciements. Merci pour vos messages instagram, face book ou whatapp ; vos textos, vos mails, vos signaux de fumée, vos pigeons voyageurs, vos lettres, vos télégrammes…je n’ai pas eu le temps de répondre à tout le monde mais chacun d’eux m’a touché.

Bien à vous.

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Une première Marseillaise pour les LXMEN

29/09/2017

Crédit Photo : FFA (Daniel Blin)

Nous voici dans le dernier carré !

Ultime entrainement ce matin, ultimes kilomètres pour peaufiner les réglages et les sensations avant la finale de demain. Le bassin n’était pas parfait mais suffisamment bien pour nous donner l’impression d’être productif.

Cette demi-finale s’est déroulée comme nous l’avions imaginé. Avant le départ, tous les voyants étaient au vert, nous nous sentions prêts ! J’étais plus inquiet sur ma capacité à gérer la chaleur que sur notre forme. Mais tout s’est bien déroulé. Nous avons embarqué suffisamment d’eau cette fois pour nous hydrater et nous rafraichir.

Pour cette course, les consignes de l’entraineur sont restées les mêmes : se méfier de tout le monde, partir fort, limiter le nombre de séries, faire du coup par coup, accélérer sur la fin pour mettre le plus d’écart avec le deuxième. Ces mots ne changent jamais, ils semblent revenir comme un refrain. Chaque étape est l’occasion de se remettre en question, de remettre les compteurs à zéro. Cet exercice n’est pas facile mais il évite les mauvaises surprises. Surtout face à un bateau polonais revenu à son meilleur niveau.

Notre départ fut meilleur que dimanche. Nous sommes partis devant dès les premiers coups. Les écarts et les positions se sont rapidement figés, surtout avec les polonais. Ce fut ensuite une course d’attente, une course où j’ai « laissé passer les coups » tout en me concentrant sur chacun d’eux ; un mélange entre concentration technique et gestion de l’effort. Le plan du coach fut appliqué à la lettre jusqu’au bout ! Ce fut grâce à notre enlevage (= sprint final) que l’écart se creusa significativement avec nos dauphins. Nous franchîmes finalement la ligne en 6’18’’10, avec presque trois secondes d’avance. Nous signâmes au passage le meilleur temps au générale, de quoi nous mettre définitivement en confiance pour demain.

Rendez-vous donc ce samedi à 16h53 pour le dénouement. Voici la startlist :

BELGIQUE / CHINE / ITALIE / FRANCE / POLOGNE / ALLEMAGNE

Il aurait été difficile d’espérer mieux. Nous sommes bien entourés. Il faudra « juste » se méfier des chinois qui font un superbe début de championnat.

Pour suivre l’épreuve en direct, voici le lien de la FISA. Je sais que certaines chaines françaises doivent rediffuser l’évènement (France O et L’Equipe 21), mais je suis sûr que vous n’aurez pas de « mauvaise » surprise avec ce lien.

Je conclurai cette article avec le titre de champion du monde que vient de remporter notre 4x poids léger. Quelle course ! Elle fut incertaine jusqu’au bout, mais nos Frenchies ont eu le dernier mot face aux anglais. La première Marseillaise vient de sonner, merci messieurs !

Devant l’émotion j’ai forcément une pensée pour Stany (mon ancien coéquipier). Un titre de plus, à la nage, et devant les Rosbeef ! Tu le sais, à chaque victoire son histoire, mais celle-là aura une saveur particulière, j’en suis sûr !

(Voici le lien de leur finale pour ceux qui l’auraient raté)

Bonne soirée. A demain !


Bilan de la Série

25/09/2017

Crédit Photo : FFA (Daniel Blin)

Une première course et une bonne entame ! C’est notre bilan à l’issue de cette journée. Les sensations d’hier matin ont confirmé les impressions de la veille. Tout s’est déroulé selon nos plans. Nous réussissons à faire un bon parcours, engagée physique, avec un premier temps au général. De quoi envoyer un message à la concurrence et aborder la suite sereinement.

En nous levant, tous les voyants étaient au vert : la forme était bonne, nous n’avions pas eu de mauvaise surprise sur la balance, le vent ne semblait pas trop souffler et le ciel était légèrement voilé. Après avoir bouclé mon sac et avalé deux tranches de pain ce fut l’heure de prendre le Bus. Une fois arrivé au bassin, tout s’enchaina : d’abord la pesée, puis l’attente au bord de l’eau à regarder les courses, enfin l’échauffement, le speech du coach et l’embarquement. Le ciel se montrait de plus en plus menaçant. Quelques gouttes commençaient à tomber et le vent calait progressivement. Heureusement, ce scénario orageux avorta.

Presque aucun mot ne fut échangé avec Pierre au départ ; comme si nous connaissions la musique, et que notre interprétation ferait la différence. Le vent soufflait de côté mais ne levait pas de vague. Il serait pourtant nécessaire d’être vigilant sur la direction dès les premiers coups de pelles. L’arbitre alla relativement vite sur la procédure. Le feu s’alluma et changea rapidement de couleur. Je n’étais pas spécialement stressé mais ce premier coup fut libérateur. Après plus de 6 semaines de travail à Bellecin, sans compter tous les kilomètres et les séances d’entrainement de l’année, il était temps que ça arrive ! Ce fut un bon départ. Les écarts se creusèrent rapidement. La hiérarchie semblait faite après 500m. Mais nous n’avions pas eu la consigne de lever le pied une fois installé aux commandes. L’entraineur avait souhaité que nous fassions une course pleine, engagée physiquement, pour stimuler l’organisme et le préparer à la suite. Ce fut chose faite. Régulier, appliqué et investi du début à la fin, ce fut une course pleine à tous niveaux.

Dans les autres manches, pas de grandes surprises. Les polonais semblent revenus à leur meilleur niveau en s’imposant devant les belges et les tchèques. Les italiens remportent leur série, tout comme les chinois. Les repêchages sont demain. Il faudra attendre leur résultat pour connaitre le tirage des demi-finales de jeudi. Pressé d’y être !


Les frères Onfroy sauvent le bilan français

03/07/2017

Crédit Photo : FFA (Emmelieke Odul)

Forcément déçu, car perdre est une option mais jamais un objectif quand on fait du sport de haut niveau. Mais au-delà du résultat brut, je suis surtout frustré ! Frustré de ne pas avoir pu m’employer physiquement à 100%. Je mets toujours un point d’honneur à ce que ce soit le cas, mais il arrive parfois que certaines choses ne dépendent pas de nous. C’était peut être le cas aujourd’hui. Et ça me rend encore plus triste sachant que nous représentions la catégorie. J’aurais préféré être battu en m’écroulant sur la ligne d’arrivée, en n’ayant plus suffisamment de force pour regagner le ponton. Tant pis ! Nous sommes malgré tout restés combatifs jusqu’au bout dans ce match à mort par équipe…Pourtant, tout avait bien commencé : nous avions fait un bon départ et la direction ne nous avait pas causés de problème. Nous comptions alors une pointe d’avance jusqu’à ce que la machine néozélandaise se mette en route. A ce moment le ratio s’inversa et l’écart se creusa. Mais nous restions au contact, et je sentais que nous pouvions suffisamment nous exprimer pour les faire douter…Hélas, dans un duel sans balisage pour matérialiser le couloir de chacun, le chassé-croisé peut vite arriver. Les connaisseurs le savent, cela fait partie intégrante du jeu ici à Henley. Mais n’ayant jamais connu cette situation auparavant, je dois admettre que ce n’est pas exactement la finale à laquelle je m’attendais. Enfin bon, tout cela appartient désormais au passé. Nous avons déjà les yeux rivés sur Lucerne. Départ ce midi en avion, un vol direct Londres-Zurich, pour finir ensuite avec le Bus jusqu’à l’hôtel. Nous allons courir ce matin pour garder la possibilité de refaire une petite séance ce soir, si le cœur nous en dit.

Je conclurai avec la superbe performance de notre paire française. En remportant cette édition, Théophile et Valentin Onfroy auront décidément montré qu’ils étaient les plus forts en « deux sans barreur ». Chapeau bas messieurs, je crois que vous garderez bien au chaud ce petit gobelet en souvenir !


David contre Goliath en Finale

02/07/2017

Crédit Photo : Anthony Benoit

Même si nous ne nous attendions pas à cette physionomie, la course d’hier était prédictive. Surtout après l’élimination du 2- italien face à nos rameurs français (les frères Onfroy). Car on peut déplacer des montagnes, mais il reste encore difficile de changer la nature humaine. Face au patriotisme avéré de nos amis transalpins, nous savions qu’ils combattraient jusqu’au bout, jusqu’à se sacrifier pour sauver l’honneur de leur délégation. C’était donc une course digne de finale qui nous attendait !

L’échauffement sur l’eau et la montée au départ furent tout aussi laborieux que la veille, voire pire ! La circulation était si forte qu’il était impossible d’enchainer les coups. Mais tout le monde semblait être à la peine, de quoi se rassurer quand la frustration gagne trop de terrain. Une fois dans les starting-blocks l’attente ne fut pas trop longue. Ce fut néanmoins l’occasion de se redire les choses avec Pierre. N’ayant aucun repère visuel fiable pendant la course, il était prévu que je lui annonce chaque 500m (grâce à mon GPS). Quant à lui, s’il sentait une opportunité, qu’il n’hésite pas à place une série, quel que soit notre position et notre avancée sur le parcours. Enfin, il faudrait gérer au mieux la direction et la vague de fond. La course risquait d’être longue, il était donc important d’aborder cette demi-finale comme un 2000m traditionnel.

Dès que le drapeau s’abaissa, nos bateaux s’élancèrent dans l’arène sensiblement à la même vitesse. Après 200m, une légère avance sembla apparaitre en leur faveur. Un peu plus collé contre la berge, ils semblaient plus abrités du courant et des vagues. Il fallut donc attendre, rester au contact, ne surtout pas leur laisser d’occasion, ne rien concéder, jouer les chasseurs ! Chaque coup de pelles semblait nous faire gagner de précieux centimètres. A côté ils ne cessaient de relancer pour éviter de subir le rythme que nous leur imposions. Alors que je m’apprêtais à communiquer à Pierre notre passage de la mi-course, il lança une série ! Pas le temps de réfléchir, il fallait foncer. Et en l’espace de 10 coups nous venions de prendre l’ascendant. Cette petite longueur d’avance nous suivit jusqu’à l’entrée des derniers 500m. A cet instant nous pouvions définitivement tuer la course. Le bateau regagna encore de la vitesse, l’écart continua de se creuser…mais je crois que dans mon subconscient j’avais définitivement calibré mon effort pour 2000m et non 550 yards. Les 112 derniers mètres me parurent excessivement long, allant même jusqu’à réduire l’écart entre nos deux embarcations. Le bruit de la corne arriva comme une délivrance, je n’en pouvais plus. Il me fallut une bonne et longue récupération pour éliminer chaque lactate de mon organisme…mais l’essentiel était assuré : nous venions de nous qualifier pour la grande finale.

Dans l’autre manche ce sont logiquement les poids lourds néozélandais qui se sont imposés. Ce seront donc nos adversaires du jour. Un match encore particulier ou David affrontera Goliath. Le duel risque d’être encore plus relevé qu’hier, mais en tant qu’ambassadeur de la catégorie poids léger, nous aurons à cœur de donner le meilleur, quel qu’en soit l’issue !

Je vous donne donc rendez-vous cette après-midi à 16h10 pour le dénouement final !

Voici également le lien pour suivre le Direct ainsi que celui de la course d’hier pour ceux qui l’ont raté !


Bourges 2017

05/06/2017

Crédit Photo : Nadia Boudoux

Heureusement que le lundi de Pentecôte existe pour vous écrire ces quelques lignes.

Comme annoncé dans mon précédant article, la semaine a été chargée. Nous sommes rentrés le lundi de Racice. J’ai juste eu le temps de poser mes valises, laver mon linge, qu’il était temps de repartir. Je ne suis même pas resté 48h sur Valenciennes. Après mon passage éclair dans le nord je suis donc descendu sur Lyon. J’y étais attendu pour une intervention au sein du groupe April. L’entreprise organisait ce jeudi un séminaire pour ses collaborateurs. Ce fut une superbe journée. La météo permit de respecter le programme et de faire découvrir l’activité. Après ce moment de partage il fallut reprendre la route. Le club me récupéra vendredi matin. Direction Bourges et le championnat de France bateaux longs. J’y étais inscrit en double avec mon coéquipier de l’an dernier Julien Gazaix. Même si nous n’avions pas pu ramer ensemble avant ce week-end, notre ambition était claire : conserver notre titre fièrement acquis en 2016. Mais passer du statut d’outsider à celui de favoris n’est jamais simple. Surtout en ne disposant que d’une sortie sur le Val d’Auron pour accorder nos violons. Heureusement, la série et la demi-finale permirent de retrouver quelques repères. Hier, nous nous sentions prêts : les jambes répondaient bien depuis le début, les sensations étaient de plus en plus fidèles à celles de Gravelines…Mais avec, cette fois, des conditions de navigation idéales. Tout était donc réuni pour que nous prenions un maximum de plaisir sur cette finale. Et ce fut le cas ! Après un excellent départ et une belle empoignade sur le premier 1000m, nos attaques dans le troisième 500m payèrent assez pour nous assurer la victoire. Mais la fréquence continua qu’augmenter, l’intensité aussi. Comme si le seul plaisir de gagner ne suffisait pas. Chaque coup fut donné comme s’il s’agissait du dernier, jusqu’à ce que la corne retentisse et nous libère. La joie put alors prendre le relai. Un nouveau tee-shirt, une nouvelle médaille, un nouveau fanion, et encore une superbe aventure humaine avec mon coéquipier de club et mon entraineur.

Nous sommes rappelés ce mercredi avec l’équipe de France. Cette fois sur Aiguebelette pour préparer la coupe du monde de Poznan. Le temps passe trop vite décidément…

Voici le lien vidéo pour revivre notre course (à partir de 1h40’30).

Bonne soirée.


L’Or à Racice

28/05/2017

Crédit Photo : Lionel Piquard

Je crois que chanter la Marseillaise reste plus fort que recevoir la médaille. Le symbole et les valeurs patriotiques qu’elle représente sont bien plus forts. Mais au fond, je crois aussi que j’adore chanter, même si je n’ai pas encore la voix faite pour. Et dans ces moments, l’écho du public et l’accompagnement instrumental dégagent assez de décibels pour que nous puissions nous en donner à cœur joie, sans peur d’écorcher certaines oreilles.

Revenons sur cette journée !

La dernière pesée ne posa pas plus de difficulté que les deux précédentes. Le protocole d’échauffement resta également le même : d’abord au sol en courant puis sur l’eau. Entre l’Eliminatoire et la Finale, la consigne de l’entraineur reste la même : éviter si possible de lancer des séries, mais plutôt creuser l’écart au coup par coup. S’appliquer sur chacun d’eux. En montant au départ l’orientation du vent semblait claire. La chaleur rendait l’air sec et imposait une hydratation régulière. Comme hier, trois accélérations suffirent à notre mettre dans le bain. Nous arrivâmes en dernier dans les starting-blocks. Ce n’était pas prévu, mais ce fut le bon choix au vu des températures.

Notre départ nous plaça rapidement aux avant-postes. Les italiens, comme bien souvent, emboitèrent le pas. Surprenant polonais qui prirent aussi le wagon. Mais notre stratégie paya rapidement. Avant le passage de la mi-course, nous comptions déjà une longueur d’avance sur nos adversaires, de quoi aborder sereinement le reste de la finale. Pour autant, nous avons continué de respecter la consigne de l’entraineur ; et tels des métronomes, nous avons continué de donner chaque coup avec conviction. Malgré leur incroyable retard, les irlandais animèrent magnifiquement bien l’emballage final pour venir sauter italiens et polonais sur la ligne. Quel finish, mais quel hold-up !

La suite, nous en parlions en tête de l’article, c’est ce qui anime notre motivation au quotidien. Avoir la chance de la chanter, ne serait-ce qu’une fois de plus, une fois encore…

Nous rentrons demain matin en France. La semaine va être chargée. Je dois me déplacer sur Lyon jeudi, puis monter sur Bourges le week-end pour le championnat de France avec le club d’Avignon.

Voici le lien vidéo de notre finale pour ceux qui n’auraient pas pu se libérer en plein déjeuner un jour de Fête des Mères.

Pour finir j’aurais une énorme pensée pour Stany Delayre, mon ancien coéquipier, contraint de rentrer en France hier pour raisons personnelles. Nous pensons bien à toi !