Bientôt Aiguebelette !

27/03/2017

Deux semaines après la tête de rivière de Marignane les choses se précisent. Le plus dur est maintenant derrière nous. Le foncier accumulé et capitalisé durant l’hiver sera les fondations de la saison internationale. Mais avant de se projeter aussi loin il faudra passer le championnat de France en skiff. Point de passage obligatoire et incontournable dans la préparation, il fait office de juge de paix pour l’encadrement fédéral. Aucun passe-droit n’existe, quel que soit votre statut et votre palmarès les compteurs sont remis à zéro. Mais malgré la pression que cela représente, je m’entraine pour faire des courses. C’est donc avec le sourire et l’envie que je voie se rapprocher l’échéance. La première étape aura lieu ce week-end sur Aiguebelette avec le championnat de zone Sud-Est. Chaque rameur doit passer par là s’il veut se qualifier au championnat de France. Me concernant le scénario sera un peu « différent » cette année. Ayant remporté le contre-la-montre en début de mois, j’ai le privilège d’être nommé « quotas » par la fédération. Je suis donc dore et déjà qualifié pour les Frances (même si ma participation ce week-end est exigée par la direction technique nationale). Ce statut me permettra néanmoins de concourir non pas contre mes camarades poids légers, mais contre mes homologues poids lourds. L’entraineur national a souhaité que je m’inscrive dans cette catégorie pour créer du « challenge ». Je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que la forme soit optimale car l’enjeu est de taille. Stany Delayre et Pierre Houin feront de même dans leurs zones respectives. Matthieu Androdias, Hugo Boucheron et Thibaut Verhoeven seront donc nos nouveaux adversaires…David contre Goliath, verdict dans quelques jours maintenant. Petite précision, nous irons quand même nous peser avant chaque course pour respecter le règlement et le processus de sélection traditionnellement imposé aux rameurs poids léger.

Même si peu de temps s’est écoulé depuis Marignane, la préparation me parut longue. C’est sans cesse le même refrain : plus la compétition approche et plus il devient difficile de s’entraîner. Je traîne des pieds, pas par flemme, mais par impatience. Le compte à rebours semble interminable. Chaque kilomètre vous rapproche un peu plus du but, mais semble interminable. Comme si le temps s’arrêtait ! Idem pour le régime ! Vous comptez les jours vous séparant de la dernière pesée. Chaque repas passé vous libère d’un poids…

J’étais ce week-end sur Valenciennes. J’ai commencé à déménager quelques affaires. Ce sera toujours ça de moins à charger dans ma voiture après Cazaubon. Ces deux jours sont forcément passés vite, mais la météo nous a permis d’en profiter à fond. Notamment le samedi où nous sommes allés sur Lille pour visiter, mais aussi assister au match de Top 14 opposant Clermont-Ferrand au Racing 92. Bref, je crois que je commence déjà à me faire à ma nouvelle et future vie dans les Hauts de France.

Un court métrage passera à la télévision demain  soir (mardi 28 Mars) sur France 3 vers 20h10. Il s’agit de l’interview tournée avec Pierre sur Paris en début d’année. Le thème : en quoi le sport est vecteur de confiance !

Je terminerai cet article par quelques lignes à Julien Bahain et Cédric Berrest. Anciens camarades de l’équipe de France, ils ont surtout été mes parrains aux Étoiles du Sport. C’est donc avec émotions que j’apprends leur départ à la retraite. A très vite messieurs !


Une tête de rivière qui marque la fin de l’hiver !

12/03/2017

Crédit Photo : Simon Quay

Une tête de rivière qui marque la fin de l’hiver !

Après la fin du stage à Aiguebelette tout s’est enchaîne. Mais en y repensant, la période fut difficile à gérer. Il s’agissait de l’ultime semaine de préparation intensive. Soit quatre semaines complètes depuis le test ergomètre de Charléty. La reprise du travail sur Lyon n’a donc fait qu’accentuer la fatigue déjà présente à la sortie du regroupement avec les Bleus. Je suis également descendu le week-end dernier sur Avignon pour répondre à deux sollicitations. J’ai malgré tout eu le temps de croiser les proches et les jeunes du club. Une régate était d’ailleurs organisée pour eux le dimanche. Une superbe initiative à ce moment-là de l’année où les compétitions se font rares pour ces catégories. Arriva ensuite la semaine de surcompensation. La semaine que beaucoup attendaient, moi compris ! La météo n’a pourtant jamais été favorable ; sauf en matinée quand j’y étais, une aubaine ! Pendant les séances les sensations étaient bonnes mais le forme manquait clairement. Le début du régime y est sûrement pour quelque chose. Je suis redescendu sur Avignon mercredi soir pour une autre sollicitation, en entreprise cette fois. Chez le groupe AOSTE. Je me régale toujours autant. C’est tout aussi enrichissant d’intervenir pour partager mon expérience, que de découvrir le fonctionnement de l’enseigne. J’ai fait le choix de rester dans le Sud jusqu’à samedi. Je ne me sentais pas de remonter sur Lyon vendredi pour reprendre la route hier pour Marignane. J’ai donc été récupéré sur la route par le Pôle France. Une fois sur place, tout le monde a déchargé et monté son matériel. Certains l’ont même réglé. Me concernant, j’ai préféré aller directement ramer pour optimiser la récupération. Notamment à cause du bassin : le vent soufflait en rafales et la navigation était laborieuse. Bien heureusement la météo aujourd’hui fut toute autre.

Après une bonne nuit de sommeil le réveil ne posa aucun problème ce matin. Le passage au petit déjeuner fut bref, juste de quoi assurer la pesée sans arriver le ventre vide. Une fois cette première étape validée l’attente ne fut pas longue. L’heure de l’embarquement fut vite là ! C’est mon entraîneur de club qui fit ma mise à l’eau. Ce fut l’occasion de me donner quelques conseils avant que je ne m’éloigne du ponton. A l’échauffement les kilomètres semblaient défiler comparé à hier. Au départ, la pluie commença à tomber, pour finalement s’arrêter avant que je ne m’élance. Ce fut d’ailleurs ces quelques gouttes qui firent tourner le vent. Une brise favorable allait nous accompagner sur les 6000m. Plutôt une bonne nouvelle ! Une fois le signal donné je partis sans trop réfléchir. L’idée était de lancer ma coque et donner du rythme. Mon attention était concentrée sur ma respiration et ma technique… mais aussi sur ma trajectoire. Car le niveau du canal était relativement bas, il était donc impératif, malgré le balisage, de garder un œil sur la direction les mille premiers mètres. Une fois cette portion passée, j’avais champ libre pour m’exprimer à 100%. Sans chercher à m’imposer de cadence particulière, je n’ai cessé pendant la course de rythmer mon geste. Je jetais ponctuellement un regard sur mon strock pour vérifier que les sensations collaient au chiffre affiché. Les 1200 derniers mètres furent durs physiquement, mais n’impactèrent pas la fréquence de mes coups. Je franchis finalement la ligne d’arrivée après 21’40’’ d’efforts. A première vue je savais que l’écart avec mon poursuivant s’était creusé. Mais il fallut attendre les résultats officiels pour en être sûr. Le verdict tomba peu de temps après. Damien Piqueras finit deuxième à plus de quarante secondes, Hugo Boucheron complète le podium huit secondes derrière. Le retour à Lyon n’a pas été trop long heureusement. Prochain objectif : championnat de zone à Aiguebelette dans 3 semaines. Tout va s’enchaîner maintenant, et les choses sérieuses vont commencer.

Bonne soirée !


Mistral à Marignane !

07/03/2016
Crédit Photo : Renaud Blaise

Crédit Photo : Renaud Blaise

Bonsoir, après de longs mois de préparation hivernale, la période de compétitions arrive enfin. Nous étions sur Marignane hier pour la dernière tête de rivière de la saison. Même si elle vient clôturer les épreuves longues distances de l’année, elle amorce aussi une belle série de régates (Tête-De-Rivière, Championnat de Zone et Championnat de France). Chacune sera espacée de quinze jours. Un d’intervalle plutôt court pour nous. Car il est rare que dans notre agenda cela se suive autant. Le rythme va donc être soutenu sur ce mois de Mars. Et ça n’est pas sans me déplaire, bien au contraire !

Les conditions météo de la semaine écoulée n’ont pas été aussi mauvaises que les prévisions. Nous avons pu terminer la préparation sereinement. Et finir d’affiner nos sensations. Heureusement d’ailleurs. Car je crois qu’il n’y a rien de pire que de se réfugier en salle, par obligation, les jours qui précèdent la compétition. La forme est assez vite revenue. Les repères étaient bons et la vitesse de coque toujours en adéquation avec mes sensations. Les chronos ont forcément suivi sur les travaux imposés par la programmation (B3, B4, B5). Je suis donc arrivé avec le moral dans le Sud. Je suis parti avec deux autres coéquipiers samedi pour arriver en début d’après-midi. L’idée était de ramer sur place pour repérer le nouveau balisage et bouger un peu après plusieurs heures de route. Mais la surprise fut de taille. Le Mistral avait aussi pris rendez-vous. Il suffisait alors de tendre l’oreille ou de questionner les rameurs du Pôle ayant déjà fini leur sortie pour avoir un état des lieux. Le visuel correspondait bien à la réalité. Le bassin était presque impraticable. Il n’y avait aucun intérêt à sortir les rames et mettre le bateau à l’eau…Si ce n’est de me blesser ou de finir dégouté et agacé. J’ai donc demandé l’autorisation d’emprunter un des ergos du club, pour finalement faire ma séance sur la machine, à l’abri du vent, au fond de leur hangar à bateaux. Quelques minutes de voiture suffirent ensuite pour rejoindre l’hôtel. Il s’agissait du même hébergement que l’an dernier. Le buffet m’a pourtant semblé meilleur. Idem pour le petit-déjeuner. Les entraineurs ont d’ailleurs souhaité que nous partions dans la foulée pour que les poids légers ne se pressent pas pour la pesée. Tout le monde s’est donc emparé de ses affaires et a donc quitté les lieux au même moment. En arrivant sur place j’étais presque persuadé que tout allait être annulé. Il n’était que 8h du matin et le vent soufflait déjà avec force et autorité sur le bassin. Et ça allait empirer, mais la réunion des délégués permit de trancher. Les épreuves furent maintenues. Deux nouvelles vinrent néanmoins nous consoler : le parcours était réduit à 5000m, et le Mistral était favorable. Je suis monté suffisamment tôt sur l’eau, pour être sûr de ne pas arriver en retard au départ. Je me suis fait quelques frayeurs, dont une moins de 1000m après avoir embarqué. J’ai percuté une bouée, ai lâché ma pelle et me suis presque retrouvé à l’eau. Une fois en haut, je me sentais à peine échauffé. Heureusement l’arbitre n’a pas mis trop longtemps pour donner le départ. Je savais que les conditions allaient être rugueuses. Deux choses allaient donc être importantes : toujours garder du rythme, et bien respirer. Je savais que j’allais commettre beaucoup de fautes techniques, mais la priorité devrait toujours aller au rythme et à la glisse du bateau, rien d’autre. Une fois lancé, je n’ai presque jamais regardé mon stroke ou le décor. J’étais concentré sur mon équilibre et mon rythme. Tel un funambule, je tâchais de m’adapter aux rafales et aux vagues qui venaient constamment me secouer. La navigation était si difficile qu’il devenait compliqué de s’investir à 100% physiquement. Les 5000m sont finalement vite passés, et n’ont pas laissé autant de traces que les autres têtes de rivière. Je signe finalement le premier temps au général. Mais cette victoire ne garde pas la même saveur au regard des résultats. Il est évident que de telles conditions biaisent leurs analyses ; et la valeur intrinsèque de certains, moins à l’aise dans ce type de bassin.

Le retour à Lyon s’est bien déroulé. Nous n’avons eu presque personne sur la route alors qu’il s’agissait des derniers retours de vacances. La reprise de l’entrainement et du travail aujourd’hui ont été correct. C’est reparti pour une semaine plutôt dense. Mais le bout du tunnel est déjà là !

Bonne soirée.

Good evening. After a long winter of training, racing season is coming. Yesterday, we were in Marignane for the last 6k Time Trial (TT) of the season. Even if it is the last one for 2016, this TT is the start of our racing series. A regatta every second weekend: 6k Time Trial, Regional Championship and National Championship. 15 days between regattas is a short interval as we are used to 3 or 4 weeks between major competitions. So we have to keep the rhythm in the coming month. But don’t get me wrong, I love it!

The weather forecast was supposed to be bad in the week leading to the TT. We were lucky enough to have good conditions to finish our preparation. There is nothing worse than being forced to go indoor on the rowing machine in the days before a race. Through a light week of training, I felt better and better. Speed was good and in line with my feelings. The timed pieces at different rates were then logically good and gave me a good feeling for the race. I was very pumped when I arrived in “the South”. We left Lyon on Saturday with two other rowers from the training center and we arrived in Marignane early afternoon. The idea was to rig and row in order to have a look at the new buoy line but also to get moving after a few hours in a car. Bummer! The “Mistral”, the northwest wind from this area, was furiously blowing. A few rowers were coming off the water and it was barely rowable. They confirmed what I could see. No point of going on the water with those conditions. Except if I wanted to get injured or be pissed off with myself and my boat. I asked the local club if I could use one of their ergs and I did my last training session before the race in the boathouse sheltered from the wind! The hotel was a few minutes away by car. The same as last year. The food seemed to be better though. Likewise with the breakfast. The next morning, we all left together right after breakfast. The coaches didn’t want the lightweights to be in a hurry with the weigh-in. When we saw the course, I was pretty sure that the umpires were going to cancel the race. It was only 8am and the wind was blowing very strong. It was supposed to get worse through the day. But at the managers meeting, they decided to maintain the race and the schedule. However, they decided to shorten the distance. It was going to be a 5k TT with a tailwind. I shoved early enough to make sure I was going to be on time at the start. I scared myself on the way up. I hit a buoy a few minutes after docking and I almost flipped as I lost my oar. When I turned around at the top, I was barely warmed up. The umpire didn’t waste any time and he started the race pretty quickly. I knew that conditions were going to be rough. I focused on two things: keeping the rhythm and breathing. I knew I was going to make mistakes but the key was going to be rhythm and boat run. Nothing else. From the very first stroke, I stayed internal and I never looked down at my stroke coach or at the landscape! I was highly focused on my balance and my rhythm. Like a tightrope walker, I tried to adapt to the gusts and the waves that continuously hit my hull. It was so hard to stay on course that I was unable to push myself at a 100%. Surprisingly, the 5000m went by fast and it was not physically as hard as usual. I won the time trial but this win was not as sweet as it could be. It was hard for all of us to perform well and I am sure that others would have done better with calm conditions.

We drove back to Lyon without any trouble. No one on the road even though it was the last day of winter break for schools. I am back on the water and at work for a solid week of training. What’s next is coming quick.

Cheers

Traduction : Julien Bahain


Marignane !

12/03/2015
Crédit Photo : Eric Marie

Crédit Photo : Eric Marie

J’ai pris du retard dans la rédaction de l’article et le 10 Mars est arrivé. Je profite donc de ce Post pour diriger et adresser toutes mes condoléances aux familles des victimes du crash, et plus particulièrement à celles d’Alexis et de Camille.

La semaine de préparation de la tête de rivière n’a pas connu l’ombre d’un nuage. J’ai pu ramer tous les jours (exception faite de jeudi à cause du vent). Je n’ai pas trop allégé le programme. J’ai profité au contraire des kilomètres imposés pour reprendre mes repères en skiff après ces trois semaines de double en Afrique du Sud. J’ai également changé mes chaussures qui étaient trop grandes. Je crois que j’ai maintenant trouvé la bonne installation. Sur le travail de vitesse les chronos étaient prometteurs et la forme vraiment bonne. J’ai néanmoins pris le soin de me coucher tôt deux soirs de suite pour remettre les compteurs à zéro. Nous avons pris la route du Sud samedi matin. Direction Marignane et sa tête de rivière. Nous y descendons une saison sur deux. L’alternance se fait avec Romans chaque année. Une fois sur place nous avons directement monté les bateaux, suivi de près du déjeuner puis de la sortie en bateau. Nous sommes rentrés à l’hôtel juste après pour nous reposer. Je me suis retrouvé en chambré avec mon coéquipier de club Julien. Le matin de la tête de rivière tout semblait réuni pour se faire plaisir : le soleil allait faire progressivement monter le thermomètre, le vent ne soufflait presque pas, le bassin était parfaitement balisé, la forme était au rendez-vous et je n’avais pas de problème de poids. Sur ce type d’épreuve je ne m’échauffe pas au sol. Les six kilomètres pour monter au départ me suffisent. J’en profite aussi pour faire un dernier repérage sur les trajectoires à prendre. Une fois arrivé au départ j’ai décidé de courir uniquement en combinaison. Je n’avais aucun stress. J’ai attendu que l’arbitre m’appelle. Quelques minutes s’écoulèrent puis ce fut le moment de partir. Je n’ai pas hésité à appuyer les premiers coups pour lancer la coque et trouver mon rythme. Je me suis d’abord concentré sur ma respiration et la direction. Mon attention s’est ensuite portée sur la technique. Damien est parti après moi. C’est à 33 de cadence que j’ai descendu le parcours. Je me suis vraiment fait plaisir pendant ces 6000m. Les jambes ont répondu tout du long. J’ai même réussi à relancer dans le dernier tiers de course (chose que je n’avais pas réussi à faire il y a deux ans). La trajectoire peut toujours être plus juste mais je ne pense pas avoir perdu, pour autant, des secondes de ce côté-là. Les résultats sont arrivés rapidement après. Je remporte l’épreuve devant Damien en 23’02, avec un peu plus de vingt secondes d’avance. Le retour sur Lyon s’est fait dans la journée malgré quelques péripéties avec la remorque.

Le début de semaine a été bien rythmé aussi. Je suis monté sur Paris mardi pour un déjeuner avec le Conseillé d’Etat Thierry Braillard. Ce rendez-vous était tout à fait informel. L’ambiance a forcément été entachée par l’actualité tragique du moment. Le repas s’est pris à l’INSEP. Je n’étais jamais entré dans le temple du sport français. Les infrastructures sont vraiment impressionnantes. Il ne manque plus qu’un bassin couvert et je pense qu’ils auront le kit complet. Je suis redescendu sur Lyon l’après-midi même pour une interview télé sur OLTV (la chaine télé de l’équipe de foot de Lyon). Je suis resté 45 minutes sur le plateau. C’était vraiment agréable. Beaucoup de questions m’ont été posées : une super occasion pour présenter notre discipline à ces auditeurs du ballon rond. Je n’ai malheureusement pas retrouvé le Lien pour voir le Replay, navré. Peut-être certains d’entre vous y parviendront.

Mercredi soir j’ai repris la musculation. Voilà deux semaines que je n’avais plus touché à une altère. La dernière  fois c’était en Afrique du Sud. Les courbatures sont déjà de retour. Décidément il n’y a rien à faire…à part attendre. C’est parfois désolant de se dire qu’en l’espace de quinze jours le corps perd déjà certaines aptitudes. C’est injuste !

Nous repartons dès lundi prochain en stage avec l’Equipe. Direction Aiguebelette cette fois. Je n’arrive même plus à savoir depuis quand je n’y suis pas retourné m’entrainé (exception faite de la Coupe du Monde l’an dernier). Déjà pressé d’y être. Nous ne ramerons qu’en skiff (normalement) dans la perspective des championnats de zones prévus à la fin du mois.

Bonne soirée.


Stage à Lyon !

01/05/2013

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Bonsoir, voici les nouvelles de cette dernière quinzaine. Sur la semaine qui a suivi Brive je suis descendu sur Avignon (du jeudi au dimanche). Pour se faire j’ai dû organiser mon activité au cabinet. Pour cause, il est de mon devoir d’assurer la continuité des soins de mes patients. J’ai donc remis la blouse blanche le lendemain de ma finale dans l’anonymat le plus complet. J’aime ce décalage ! Il pourrait être vécu comme une « injustice » mais au contraire, il apporte du sens et de la profondeur au reste. Tel des soldats de l’ombre, nous agissons sans bruit. La réalité peut sembler cruelle mais les bénéfices sont là : l’aviron est identifié comme un sport propre, dur et émérite.

Une journée d’entrainement sur Marignane s’est ajoutée à mon séjour. Objectif : préparer la Coupe de France en 4x. La mauvaise météo ne nous a pas empêchés de travailler. Pour cet évènement, chaque Ligue doit composer un 4x ou un 8+ avec ses meilleurs éléments. C’est l’unique rendez-vous de la saison où toutes les catégories (Cadet à Sénior) se croisent. C’est le moment le plus propice aux échanges intergénérationnels et au partage d’expérience.

Nous étions en stage sur Lyon la semaine dernière. Mon coéquipier des JO avait fait le trajet depuis Bergerac. Malgré une météo incertaine les sensations sont vite revenues. Nous avons profité de ces quelques sorties pour essayer un nouveau jeu de pelles. Le constructeur est différent, les repères aussi, mais le feed-back est plutôt positif. Il est probable que nous les gardions jusqu’au championnat du monde. Encore un mois d’attente avant les championnats d’Europe. Il va falloir être patient !

Bonne soirée !


Marignane !

11/03/2013

 

Bonsoir, avant de vous livrer mes impressions sur la tête de rivière je souhaiterais dire quelques mots sur le stage passé à Temple. Pendant cette semaine d’entrainement la météo aura occasionné de nombreuses blessures, notamment chez les -23ans. Les organismes ont été mis à rude épreuve et usés par le froid, le vent et la neige des premiers jours. Les premiers kilomètres furent réalisés avec mon coéquipier de club Maxime Goisset. Une sortie dut être supprimée à cause du mauvais temps. Je fus associé à mon coéquipier des JO sur le cycle suivant. Là encore la cohésion fut rapidement trouvée. La fin du stage fut réalisée en skiff en perspective de la tête de rivière. Quelques rayons de soleil vinrent embellir les dernières journées.

Le changement de rythme et la reprise au cabinet furent difficiles. Le contrecoup du stage était là. Les journées étaient moins remplies que d’habitude (moins de patients et un seul entrainement par jour) mais j’avais pourtant le sentiment de peiner, ne pas arriver à récupérer. Sur les séances en bateau le physique était présent mais l’influx nerveux manquait. J’ai donc pris la décision de supprimer l’entrainement du vendredi….et même celui du samedi. Il fallait que j’optimise la récupération et c’était le meilleur moyen. Ces deux journées « off » étaient là pour inverser la tendance. Autre sujet : ma balance. Il semblerait qu’elle soit mal étalonnée et qu’elle sur pèse. Il faut que je règle ce problème pour éviter les surprises : bonnes ou mauvaises.

Revenons maintenant sur la course de ce matin. Le bassin était super. L’anémomètre et le thermomètre s’étaient mis d’accord pour nous donner d’excellentes conditions. Le balisage était millimétré. Encore un bon point pour assurer une prestation de qualité. Tout semblait réuni pour se faire plaisir. Pendant la course les sensations furent bonnes, notamment les 4500 premiers mètres. La suite fut beaucoup plus laborieuse. Les ressources manquèrent et l’acide lactique ne fit que son travail. La fin de parcours fut un véritable calvaire. Les voyants se sont allumés au rouge, longtemps, trop longtemps ! Lutter encore et encore contre la douleur pour retarder au maximum la panne : ce fut l’enjeu du dernier kilomètre. Il était interminable. Vous comptez les coups pour faire passer le temps, détourner votre esprit et ne plus vous focaliser sur la douleur. Mais le temps est incompressible et les mètres n’en finissent plus. Heureusement tout a une fin. Le bras de fer se termine après 22’46’’ d’efforts. A l’arrivée il m’a fallu plusieurs minutes pour récupérer. Les résultats sont tombés peu après. Je remporte le contre-la-montre devant Damien Piqueras (CN Annecy) et mon coéquipier de club Maxime Goisset, respectivement 2ème et 3ème. Frédéric Dufour prend la quatrième place au classement.

Le retour à Lyon s’est bien passé. Une nouvelle semaine approche….

Bonne soirée !

PS : excusez-moi pour le manque d’illustration, je tacherais de trouver une photo demain.


Tête de rivière de Marignane !

14/03/2010

            De retour de la tête de rivière de Marignane où les bonnes conditions météo nous ont permis de courir. Un départ toute les 30 secondes et c’est parti pour 20minutes d’effort avec lesquelles on se bat contre le chronomètre. La distance était de 5100m. Le balisage était à l’image des conditions météo : c’est à dire excellent ! Bref toutes les conditions étaient réunies pour que cela se passe bien de mon coté. Je suis parti en deuxième position juste derrière Maxime Goisset. Maxime avait la « Pole Position » vu qu’il avait remporté la dernière tête de rivière à Yenne. J’ai réussi pendant ces 19 minutes de course à tenir une cadence de 32-33 coups d’aviron par minute et surtout à me faire plaisir. Dans le dernier kilomètre, Marc Boudoux, mon entraineur, m’a encouragé et coaché jusqu’à la ligne d’arrivé. Ses bons conseils m’ont permis de franchir la ligne d’arrivé sur des chapeaux de roues et de signer le meilleur temps au classement général.

            Coté étude, j’avais un examen pratique avant-hier ! Cela ne s’est pas passé come je l’espérais. J’espère limiter la casse et éviter les rattrapages. A suivre….

            La semaine à venir est remplie d’examens. Cela ne me laissera que peu de temps pour actualiser le blog. Je posterai un article en fin de semaine (dimanche surement).

           PS : Voici le lien d’un nouveau blog de rameurs de l’équipe de France. Bonne lecture !