Bourges 2017

05/06/2017

Crédit Photo : Nadia Boudoux

Heureusement que le lundi de Pentecôte existe pour vous écrire ces quelques lignes.

Comme annoncé dans mon précédant article, la semaine a été chargée. Nous sommes rentrés le lundi de Racice. J’ai juste eu le temps de poser mes valises, laver mon linge, qu’il était temps de repartir. Je ne suis même pas resté 48h sur Valenciennes. Après mon passage éclair dans le nord je suis donc descendu sur Lyon. J’y étais attendu pour une intervention au sein du groupe April. L’entreprise organisait ce jeudi un séminaire pour ses collaborateurs. Ce fut une superbe journée. La météo permit de respecter le programme et de faire découvrir l’activité. Après ce moment de partage il fallut reprendre la route. Le club me récupéra vendredi matin. Direction Bourges et le championnat de France bateaux longs. J’y étais inscrit en double avec mon coéquipier de l’an dernier Julien Gazaix. Même si nous n’avions pas pu ramer ensemble avant ce week-end, notre ambition était claire : conserver notre titre fièrement acquis en 2016. Mais passer du statut d’outsider à celui de favoris n’est jamais simple. Surtout en ne disposant que d’une sortie sur le Val d’Auron pour accorder nos violons. Heureusement, la série et la demi-finale permirent de retrouver quelques repères. Hier, nous nous sentions prêts : les jambes répondaient bien depuis le début, les sensations étaient de plus en plus fidèles à celles de Gravelines…Mais avec, cette fois, des conditions de navigation idéales. Tout était donc réuni pour que nous prenions un maximum de plaisir sur cette finale. Et ce fut le cas ! Après un excellent départ et une belle empoignade sur le premier 1000m, nos attaques dans le troisième 500m payèrent assez pour nous assurer la victoire. Mais la fréquence continua qu’augmenter, l’intensité aussi. Comme si le seul plaisir de gagner ne suffisait pas. Chaque coup fut donné comme s’il s’agissait du dernier, jusqu’à ce que la corne retentisse et nous libère. La joie put alors prendre le relai. Un nouveau tee-shirt, une nouvelle médaille, un nouveau fanion, et encore une superbe aventure humaine avec mon coéquipier de club et mon entraineur.

Nous sommes rappelés ce mercredi avec l’équipe de France. Cette fois sur Aiguebelette pour préparer la coupe du monde de Poznan. Le temps passe trop vite décidément…

Voici le lien vidéo pour revivre notre course (à partir de 1h40’30).

Bonne soirée.

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Gravelines !

04/10/2016
Crédit photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit photo : FFSA (Lionel Piquard)

Comment aurais-je pu imaginer finir l’année de si belle manière ! Ce week-end clôture probablement la meilleure saison de ma carrière. Et à chaque médaille son histoire !

Celle d’avant-hier a une saveur particulière. Le goût du partage et de l’amitié avec mon coéquipier et partenaire de club Julien Gazaix. C’est lui qui m’aura accompagné tous les jours à l’entrainement ces deux dernières années. Un soutien physique et moral quotidien indispensable quand on vise l’olympe. Finir sur ce titre en double toute catégorie avec lui restait le meilleur dénouement possible.

Il fallut attendre vendredi pour faire notre première sortie. Impossible de se retrouver avant pour préparer le bateau : nos agendas respectifs ne collaient tout simplement pas. Heureusement, ces quelques kilomètres suffirent à nous redonner confiance.

Chaque course allait avoir son importance. Car il ne suffit pas de se sentir à l’aise et se faire plaisir pour aller vite. Chaque parcours serait l’occasion de prendre des repères, d’affiner notre tactique et de progresser. L’adaptabilité était le maitre-mot.

Sur les conseils de l’entraineur, l’enjeu de la demi-finale n’était pas nécessairement de gagner, mais d’assurer une qualification. Pari risqué puisqu’en terminant deuxième derrière Toulouse nous prenions le risque, si la météo l’imposait, de se voir placer du « mauvais » côté pour respecter l’équité des couloirs. Mais seul l’effet de surprise nous aurait permis de remporter la finale, il fallait donc tenter ! Dimanche, malgré le vent et la vague, le comité d’organisation conserva l’attribution initiale des lignes d’eaux. Les dés venaient d’être lancés. Il était maintenant de notre responsabilité de saisir l’opportunité. Pendant l’échauffement au sol, la stratégie semblait claire pour Julien et moi : faire le moins de fautes possibles et ne pas partir trop fort, car la course allait être longue ! Le plan était simple et clair, jusqu’à ce que l’entraineur partage son point de vue : « les gars, partez à fond, essayer d’en mettre le plus possible sur le premier 1000m ; car si vous les faites douter à ce moment, ils se durciront… ». Je trouvais ce schéma de course un peu fou. Surtout moi qui affectionne les attaques dans le troisième 500m. Je restais donc très dubitatif. Mais la confiance qui anime depuis tant d’années notre relation ne m’a pas longtemps fait douter.

L’échauffement sur l’eau fut difficile mais indispensable pour donner les dernières consignes techniques. Avant de rentrer dans les starting-blocks nous échangeâmes quelques mots avec Julien : «  on tâche de ne pas trop amener l’arrière, de ne pas rester « tancké » derrière pour éviter au maximum les fautes. Ce sera le meilleur moyen de garder la coque au-dessus de l’eau. Et tant pis si on a l’impression de se raccourcir, il faut surtout garder le rythme, c’est la priorité ! ».

Une fois installé dans au ponton de départ, l’attente fut interminable. Le bassin moutonnait et le vent rendait l’alignement presque impossible. L’arbitre décida de donner un départ rapide par compassion, ou dépit…

Dès que le feu changea de couleur je n’eus d’attention que pour la technique. Dans ma tête je ne cessais de répéter « pas de fautes, surtout pas de fautes… ». Quelques petits accrochages venait ici, là, mais rien comparé à nos concurrents. Chaque coup qui passait nous donnait un peu plus d’avance. L’écart se creusa progressivement et finit par se stabiliser à ma mi-parcours. Les attaques de nos poursuivants commencèrent à se succéder mais il était déjà trop tard. Nous nous étions mis à l’abri d’un quelconque retour. Il fallut surtout assurer et gérer jusqu’au bout pour éviter les grosses fautes. Une fois la ligne d’arrivée franchie ce fut une explosion de joie. Quel week-end, j’ai encore du mal à m’en remettre !

Voici le Lien pour revivre toutes les finales de ce championnat. Je vous joins également le lien vidéo du reportage fait et diffusé dimanche soir sur « Tout le sport ».

Bonne soirée.

I could hardly have imagined finishing the year so fantastically! This weekend, the French Rowing Championships (http://www.gravelinesusaviron.com/gravelines-championnat-de-france-daviron-2016/) marks the end of what has been the best season of my career. And each medal has its own tale to tell!

The medal I won the day before yesterday has its own particular flavour; That of sharing and friendship with my crew- and club-mate Julien Gazaix. He has been there training with me day in and day out, for the past two years. His physical and moral support was essential when aiming for the Olympics. Finishing with this title with him, in the 2x, was the best finale possible.

We had to wait until Friday before the Championships to have our first outing. It was impossible to meet sooner to prepare the boat – with our agendas we just couldn’t fit it in. Thankfully, these few kilometres were enough for us to feel confident once again.

Every race has its own importance. After all, to go fast, feeling relaxed and having fun isn’t enough. Every race is an opportunity to set benchmarks, to refine our tactics and to improve. Adaptability was our motto.

Following our coach’s advice, the purpose of the semi-final was not necessarily to win, but to secure qualification. A risky gamble, since we finished second to last behind Toulouse: if the weather turned, we would have been placed in a lane on the ‘wrong’ side, with tricky conditions. Only the element of surprise would allow us to win the final, but we had to try! On Sunday, despite the wind and the waves, the organising committee maintained the original lane placing. The dice had been rolled. It was now up to us to make the most of the opportunity. During the land warm up, the race strategy was obvious for Julien and me: make as few mistakes as possible and don’t go off too hard, because it was going to be a long race! The plan was clear and simple, until the coach shared his point of view: “guys, go off hard and try as hard as you can in the first 1000 metres because if you let them take you, it will be harder come back at them…”. I thought this race strategy was a bit crazy. Especially since I really like to attack in the third 500 metres. So I was rather doubtful. But the confidence that comes with so many years of training together buoyed me.

The warm up on the water was challenging but essential to give us a last technical practice. Before going to the start we exchanged a few words: “we’ll try to stay with the group, and not be left too far behind, so we avoid making mistakes. That will be the best way of keeping the boat running on the top of the water. And so what if we look like we have shortened up, the really important thing is to keep the rhythm!”

Once on the start, we waited for ages. The water was very rough and the wind made it almost impossible to get straight. The umpire, out of annoyance or pity, decided to start us quickly…

As soon as the lights changed, all I thought about was technique. In my head I repeated continually “no mistakes, just no mistakes…”. There were only a few small slipups here and there – nothing like our competitors. Every stroke we took a little bit more of a lead. Our lead grew progressively larger and then stayed the same, from the middle of the race. The crews chasing us started to catch us up but it was already too late. We had put ourselves well out of reach for any comeback. We just had to keep going until the end and avoid any major mistakes. Once we crossed the finish line we were overcome with joy. What a weekend, I am still struggling to get back to normal!

Here’s the link to watch all the finals from the French Rowing Championships. I also provide a link to the TV coverage broadcast on Sunday evening on “All Sport”.

Good evening.

Traduction : Gillian Shaw


Championnat de France Sprint à Mâcon

07/10/2015
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Week-end pluvieux, week-end heureux !

Le championnat de France Sprint à Mâcon est venu clôturer cette saison 2015. Un ultime rendez-vous sur la Saône avec mon club pour retrouver les copains et ramer en 4x. Comme beaucoup de monde, nous avons donné nos premiers coups de pelles vendredi soir en arrivant. Les jours qui ont précédé n’ont pas été de tout repos. Il s’agissait pourtant de ma deuxième semaine de reprise, mais la fatigue semblait encore en couverture : comme si la mécanique peinait à retrouver cette fameuse routine qui rythme chacune de mes saisons depuis presque une olympiade.

Avec 27 partants dans notre catégorie nous étions sur de faire quatre courses. Leur répartition était équitablement sur le week-end : deux le samedi et deux autres le dimanche. Chaque année j’ai l’impression que cet évènement bat des records de participations. Les 8+ se comptent en dizaines et le spectacle est en continue tout au long de la journée. Un vrai régal pour les spectateurs mais un vrai tour de force également pour les organisateurs et les bénévoles qui sont tenus d’aligner et donner un départ toutes les trois minutes, chapeau et encore bravo !

Notre première course fut laborieuse : pas mal de petites fautes et de petites erreurs techniques commises. Le problème avec ce format sur 500m c’est que tout coute cher, voire très cher ! Nous en avons fait les frais sur la demi-finale contre Mimizan. La réaction fut suffisante quelques heures plus tard en finale. A l’issue des 1’25’’50 d’efforts nous franchissons la ligne en tête pour 29 petits centièmes d’avance sur nos poursuivants. Sur le moment, impossible de connaitre le résultat. L’euphorie des mimizannais nous confortait dans l’idée d’une deuxième place. Il fallut attendre l’annonce officielle du speaker pour que la joie n’éclate. Je crois qu’il n’y a rien de plus agréable que de partager une médaille et un titre avec des camarades. Je suis maintenant persuadé d’une chose, c’est qu’à la fin d’une carrière, les seules choses qui ne prennent pas la poussière, ce sont ces souvenirs et ces aventures humaines !

Je suis rentré avec le club sur Avignon dimanche soir. J’avais rendez-vous à deux reprises lundi dans les Studios de France Bleu Vaucluse : d’abord sur la matinale de 7h à 8h30, puis le soir sur le volet sport à partir de 18h. Ce séjour dans le Sud fut bref mais quelle bouffée d’oxygène ! Rien de tel pour repartir sur Lyon et reprendre le rythme des entrainements.

Je monte demain sur Paris pour une intervention avec l’entreprise Siniat (qui m’a aidé à financer ma formation d’ostéopathie). Les voyages forment la jeunesse !

Bonne soirée !

PS : Voici le lien pour revivre la course en images !


Mantes-la-Jolie !

09/06/2015
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, depuis notre retour de Poznan le temps s’accélère. Quelques heures après notre atterrissage j’eus le plaisir de passer en direct sur le plateau télé de L’Equipe 21. J’ai également eu la chance de me voir offrir le dernier ouvrage dédié à notre sport et intitulé « Les grandes heures de l’aviron français ». Je vais définitivement pouvoir mettre un nom sur tous les champions qui ont façonné un siècle de rame et de galère. J’ai quitté la capitale le soir même pour rejoindre la Lorraine et sa Moselle. Pendant le trajet j’ai débuté la lecture de ma nouvelle Bible, mais la fatigue accumulée sur la journée ma finalement envoyée dans les bras de Morphée jusqu’à mon arrivée à Thionville. Au cours des 72h passées là-bas j’ai jonglé entre entrainement et formation. Les interventions se faisaient au sein du site nucléaire de Cattenom mais concernaient les employés de l’entreprise Prezioso. Tout s’est bien déroulé : nos interlocuteurs ont bien saisi le sens de notre démarche et l’ambiance générale a rendu l’accueil et l’échange encore plus humain. Je tiens à remercier le club d’aviron de Basse-Ham pour leur gentillesse. Sans eux j’aurais difficilement pu m’entrainer dans de bonnes conditions. La performance se construit au quotidien et c’est grâce à vous que nous y arrivons.

Une fois terminé, je suis directement remonté en Ile-de-France pour rejoindre mon club et mes coéquipiers à Mantes-la-Jolie. Dès le jeudi soir nous avons pris les rames pour donner nos premiers coups ensemble. Avec deux sorties au compteur nous pointions finalement dans la moyenne des équipages inscrits. C’est aussi ce qui fait le « charme » de ce championnat : il manque souvent des kilomètres mais l’envie de gagner reste intacte et l’enjeu est pris au sérieux. La SNA présentait deux 4x séniors hommes et un 2x séniores femmes poids légères. Malgré un bel orage le vendredi la météo nous a apporté suffisamment d’UV pour profiter de notre sport dans de bonnes conditions. Il nous aura fallu quatre courses pour atteindre la finale dans cette compétition. Au départ de cet ultime parcours trois bateaux pouvaient prétendre au titre : Nantes, Lyon et nous. Malgré un bon départ et des attaques à répétition, nos efforts ne nous ont jamais permis de rattraper la machine Lyonnaise victorieuse. Nous finissons sur une superbe deuxième place. L’aviron est une belle famille et c’est probablement sur les podiums qu’on le devine : les sourires et les poignées de mains n’arrêtent pas et viennent illustrer les plus belles valeurs de notre sport.

Un grand merci à tous mes coéquipiers du week-end, aux séniors du club et à mon entraineur pour ces bons moments et pour l’ambiance.

Le retour sur Lyon s’est bien passé. J’ai repris les soins au cabinet après 7 semaines d’absences. Heureusement les patients se souviennent encore de moi. Malheureusement pour eux je repars dès jeudi sur Aiguebelette pour retrouver l’Equipe de France et préparer la deuxième étape de Coupe du Monde de Varèse.

Bonne soirée !


De Lyon à Aiguebelette !

23/05/2015

Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonjour, j’ai décidemment du mal à vous écrire en ce moment. Les journées s’enchainent et le temps manque.

Comme pour Romans, le stage de Bellecin s’est fini sous la pluie. Il était temps de quitter les lieux. Après deux parcours contre le reste de la flotte française une réunion s’est tenue avec l’encadrement. La concurrence au sein du double poids léger s’arrête ici et Stany reste titulaire. Une pensée évidente pour Pierre dont la déception est énorme. L’aventure continue en skiff pour lui. Même si ma place dans le bateau n’était pas remise en cause j’ai très mal vécu la situation. J’espère que notre groupe ne gardera aucun stigmate de cet épisode et qu’il contribuera, au contraire, à renforcer la motivation de chacun.

Depuis mon retour sur Lyon les évènements se sont enchainés. Entre deux entrainements j’ai eu le temps de déjeuner avec d’anciens amis du Lycée samedi dernier. Le lendemain j’accueillais Maxime Goisset (mon coéquipier des deux derniers championnats de France en double) pour ramer sur le Pôle et préparer le prochain championnat. Les sensations sont vite revenues malgré le vent et la vague.

Sur le début de semaine j’étais en formation d’ostéopathie. C’est presque la fin. Pendant quatre jours nous avons encore fait des révisions. A l’image de musiciens acharnés répétant leurs gammes nous avons passé en revue les techniques pour contrôler et peaufiner nos gestes. Répéter encore et encore pour maitriser nos classiques, gagner en assurance et en précisions.

La reprise de la musculation lundi a encore laissé des traces et de belles courbatures. La reprise du skiff n’a pas été simple non plus après 15 jours de double. J’ai ramé mardi et mercredi avec mon autre coéquipier de club Julien Gazaix (toujours dans la perspective de préparer le prochain championnat). Impossible par contre de naviguer à Lyon jeudi et vendredi à cause du vent. Nous venons d’arriver sur Aiguebelette pour entamer la préparation de Poznan mais la météo est guère meilleure.

La liste des engagés sur le championnat d’Europe vient de sortir. Beaucoup de gros concurrents manquent à l’appel. Je pense aux Italiens, aux Allemands, aux Suisses et aux Danois. Nous aurons largement de quoi faire avec nos amis Norvégiens mais je reste surpris qu’autant de nations ratent un rendez-vous aussi important.

Je suis passé hier matin au cabinet pour faire un peu d’administratif. Il semblerait que mon remplacement se passe bien. Tant mieux !

Voici le lien de l’interview faite par Emmelieke Odul à 100 jours du championnat du Monde ! Merci !

 

 

 


Bonne Année !

01/01/2015

LM2x Fra

Avant de vous souhaiter la bonne année et faire le bilan de 2014 voici l’actualité de ces fêtes.

La semaine dernière j’ai travaillé jusqu’au mercredi après-midi sur Lyon. Je suis finalement redescendu en covoiturage sur Avignon. Mon colocataire et coéquipier de club Julien devait aussi prendre la route vers le Sud. Nous avons donc mutualisé les frais en ne prenant qu’un véhicule. J’ai fait la Noël en famille. Malgré les impératifs de chacun cette période reste la meilleure pour se réunir. Ce fut une soirée sans excès mais bien agréable. Je suis allé rouler vendredi matin en compagnie de vétérans du club. Malgré le Mistral et la chute des températures nous avons cumulé 85km. Le froid et les 3h20 de sortie ont suffi à éliminer les quelques abus de la veille. Je suis allé sur Montpellier samedi. La ville est super, je ne connaissais pas jusqu’alors. Mais il semble bon y vivre à l’année : tout le centre se fait à pied et les transports en commun desservent bien. A mon retour le soir même j’ai retrouvé d’anciennes connaissances : des nageurs du club de Villeneuve avec qui je comptais les carreaux de la piscine avant mes débuts à l’aviron. Plus de dix ans que je n’avais pas revu certains. Un super moment ! Dimanche matin je suis d’ailleurs revenu à mes premiers amours en faisant quelques longueurs pour retrouver des sensations. Le retour sur Lyon s’est fait dans la soirée avec Julien, lui aussi sur la route du retour. Ce début de semaine s’est bien passé, indépendamment du lundi où j’ai eu un coup de fatigue. Hier j’ai réveillonné chez un ami d’enfance. Je retrouve à chaque fois de vieilles connaissances, un vrai régal de se voir, même si ce n’est qu’une fois par an.

Voici l’heure du BILAN de cette saison 2014 :

A commencer par un cinquième titre consécutif en skiff au championnat de France à Cazaubon. Suivit d’un titre Européen et d’un nouveau record en 6’11’’80. Vint s’intercaler le championnat de France bateaux longs à Bourges avec un fanion fièrement remporté en 2x TC avec mon coéquipier de club Maxime Goisset. Séquence émotion à cette occasion avec ma nomination officielle de « Rameur de l’année 2013 ». Puis, retour sur les bassins internationaux avec Stany avec une belle victoire à domicile à Aiguebelette pour la deuxième manche de Coupe du Monde. Notons une petite escale en terre britannique et un succès à Henley, probablement l’une de nos plus belles courses. Certains démons ont enfin pu être enterrés après ces 550 yards de bord à bord contre l’embarcation anglo-saxonne. Les eaux du Rotsee nous ont ensuite accueillis pour réaliser la passe de trois. Enfin…..une belle médaille d’argent au mondial d’Amsterdam. 2014, c’est aussi sept contrôles anti-dopage, plusieurs mois de régimes, quelques kilos pris et perdus. Le tout parachevé par un nouveau record personnel à l’ergo début Décembre prometteur (5’57’’5).

Je profite de ce papier pour tous vous remercier de votre soutien et de votre fidélité. Au plaisir de vous croiser sur les Open, bassins, compétitions, stages, réseaux sociaux……

En attendant, nous vous promettons de garder la pêche et de mettre un peu de folie dans notre préparation pour gagner ce petit dixième qui transformera l’essai à Aiguebelette.

Bien à vous !


Bientôt la Noël !

21/12/2014

LM4x Fra

Bonsoir, voici une petite rétrospective de cette dernière quinzaine.

Je tiens d’abord à vous remercier pour tous les messages reçus après le test ergo. Il m’a fallu quelques jours pour répondre à tout le monde mais sachez que j’y ai pris beaucoup de plaisir.

La routine a repris le pas dès le Lundi. Une semaine chargée par l’entrainement et mon activité de kiné au cabinet. Je suis redescendu sur Avignon le week-end dernier. Deux évènements motivaient mon déplacement : la soirée de remise de récompense organisée par la Ville et l’Assemblée Générale du club. Le premier rendez-vous fut l’occasion de croiser Madame le maire, l’Adjoint au Sport et de nombreuses connaissances. Malgré le retard de nos amis de la SNCF je suis arrivé juste à l’heure.

Je suis passé au club samedi matin pour m’entrainer. L’envie de ramer n’était pas là : trop de vent et de courant à mon goût. Avec les années je deviens de plus en plus difficile et exigent sur les conditions de navigation. J’ai donc sorti un ergo pour une séance de 20km. Le soir même se tenait l’AG dans les locaux de la SNA. Les Jeunes étaient plus nombreux que l’an passé, ce fut l’une des bonnes surprises de la soirée (ne descendant qu’occasionnellement ces moments restent privilégiés). Le bilan de la saison reste positif même si le club bute aux portes de la première division. La remise des récompenses et l’accrochage des nouveaux fanions sont arrivés en fin de programme. L’apéritif dinatoire est venu le clôturer. Nous sommes sortis entre Séniors juste après pour manger un ultime bout. Petit retour au club dimanche matin pour une nouvelle session d’ergomètre. J’ai passé le reste de mon après-midi à rédiger la feuille de transmission du kiné qui allait me remplacer sur cette semaine. J’étais de mon côté en formation d’ostéopathie. Deux thèmes ont rythmé le stage : pédiatrie et traitement des cervicales. J’ai échappé à la journée d’hier. Il fallait se déplacer à l’hôpital de Rive-de-Giers pour une journée de pratique. L’ayant déjà validé plus tôt dans l’année j’ai pu m’entrainer sans aucune contrainte. Sur le reste de la semaine l’activité au Pôle était plutôt calme. Presque tous les rameurs avaient été appelés sur des regroupements avec l’Equipe de France. J’ai essentiellement ramé en skiff aux cotés de mon coéquipier de club Julien. Jeudi matin je suis néanmoins monté en 4x (avec Damien Piqueras, Pierre Houin et Maxime Demontfaucon). Une séance bien agréable et riche en sensations sur les eaux de Miribel.

Je travaille jusqu’à mercredi avant de redescendre sur Avignon pour fêter la Noël en famille. J’ai décidé de « poser » mon vendredi pour avoir quatre jours au calme. Je remonterai sur Lyon le 28 au soir. J’ai prévu de travailler toute la semaine du Jour de l’an par contre. Difficile de prendre plus de congés avec toutes les absences que je cumule déjà entre aviron et formation d’ostéopathie.

Excellente soirée !