Les frères Onfroy sauvent le bilan français

03/07/2017

Crédit Photo : FFA (Emmelieke Odul)

Forcément déçu, car perdre est une option mais jamais un objectif quand on fait du sport de haut niveau. Mais au-delà du résultat brut, je suis surtout frustré ! Frustré de ne pas avoir pu m’employer physiquement à 100%. Je mets toujours un point d’honneur à ce que ce soit le cas, mais il arrive parfois que certaines choses ne dépendent pas de nous. C’était peut être le cas aujourd’hui. Et ça me rend encore plus triste sachant que nous représentions la catégorie. J’aurais préféré être battu en m’écroulant sur la ligne d’arrivée, en n’ayant plus suffisamment de force pour regagner le ponton. Tant pis ! Nous sommes malgré tout restés combatifs jusqu’au bout dans ce match à mort par équipe…Pourtant, tout avait bien commencé : nous avions fait un bon départ et la direction ne nous avait pas causés de problème. Nous comptions alors une pointe d’avance jusqu’à ce que la machine néozélandaise se mette en route. A ce moment le ratio s’inversa et l’écart se creusa. Mais nous restions au contact, et je sentais que nous pouvions suffisamment nous exprimer pour les faire douter…Hélas, dans un duel sans balisage pour matérialiser le couloir de chacun, le chassé-croisé peut vite arriver. Les connaisseurs le savent, cela fait partie intégrante du jeu ici à Henley. Mais n’ayant jamais connu cette situation auparavant, je dois admettre que ce n’est pas exactement la finale à laquelle je m’attendais. Enfin bon, tout cela appartient désormais au passé. Nous avons déjà les yeux rivés sur Lucerne. Départ ce midi en avion, un vol direct Londres-Zurich, pour finir ensuite avec le Bus jusqu’à l’hôtel. Nous allons courir ce matin pour garder la possibilité de refaire une petite séance ce soir, si le cœur nous en dit.

Je conclurai avec la superbe performance de notre paire française. En remportant cette édition, Théophile et Valentin Onfroy auront décidément montré qu’ils étaient les plus forts en « deux sans barreur ». Chapeau bas messieurs, je crois que vous garderez bien au chaud ce petit gobelet en souvenir !


David contre Goliath en Finale

02/07/2017

Crédit Photo : Anthony Benoit

Même si nous ne nous attendions pas à cette physionomie, la course d’hier était prédictive. Surtout après l’élimination du 2- italien face à nos rameurs français (les frères Onfroy). Car on peut déplacer des montagnes, mais il reste encore difficile de changer la nature humaine. Face au patriotisme avéré de nos amis transalpins, nous savions qu’ils combattraient jusqu’au bout, jusqu’à se sacrifier pour sauver l’honneur de leur délégation. C’était donc une course digne de finale qui nous attendait !

L’échauffement sur l’eau et la montée au départ furent tout aussi laborieux que la veille, voire pire ! La circulation était si forte qu’il était impossible d’enchainer les coups. Mais tout le monde semblait être à la peine, de quoi se rassurer quand la frustration gagne trop de terrain. Une fois dans les starting-blocks l’attente ne fut pas trop longue. Ce fut néanmoins l’occasion de se redire les choses avec Pierre. N’ayant aucun repère visuel fiable pendant la course, il était prévu que je lui annonce chaque 500m (grâce à mon GPS). Quant à lui, s’il sentait une opportunité, qu’il n’hésite pas à place une série, quel que soit notre position et notre avancée sur le parcours. Enfin, il faudrait gérer au mieux la direction et la vague de fond. La course risquait d’être longue, il était donc important d’aborder cette demi-finale comme un 2000m traditionnel.

Dès que le drapeau s’abaissa, nos bateaux s’élancèrent dans l’arène sensiblement à la même vitesse. Après 200m, une légère avance sembla apparaitre en leur faveur. Un peu plus collé contre la berge, ils semblaient plus abrités du courant et des vagues. Il fallut donc attendre, rester au contact, ne surtout pas leur laisser d’occasion, ne rien concéder, jouer les chasseurs ! Chaque coup de pelles semblait nous faire gagner de précieux centimètres. A côté ils ne cessaient de relancer pour éviter de subir le rythme que nous leur imposions. Alors que je m’apprêtais à communiquer à Pierre notre passage de la mi-course, il lança une série ! Pas le temps de réfléchir, il fallait foncer. Et en l’espace de 10 coups nous venions de prendre l’ascendant. Cette petite longueur d’avance nous suivit jusqu’à l’entrée des derniers 500m. A cet instant nous pouvions définitivement tuer la course. Le bateau regagna encore de la vitesse, l’écart continua de se creuser…mais je crois que dans mon subconscient j’avais définitivement calibré mon effort pour 2000m et non 550 yards. Les 112 derniers mètres me parurent excessivement long, allant même jusqu’à réduire l’écart entre nos deux embarcations. Le bruit de la corne arriva comme une délivrance, je n’en pouvais plus. Il me fallut une bonne et longue récupération pour éliminer chaque lactate de mon organisme…mais l’essentiel était assuré : nous venions de nous qualifier pour la grande finale.

Dans l’autre manche ce sont logiquement les poids lourds néozélandais qui se sont imposés. Ce seront donc nos adversaires du jour. Un match encore particulier ou David affrontera Goliath. Le duel risque d’être encore plus relevé qu’hier, mais en tant qu’ambassadeur de la catégorie poids léger, nous aurons à cœur de donner le meilleur, quel qu’en soit l’issue !

Je vous donne donc rendez-vous cette après-midi à 16h10 pour le dénouement final !

Voici également le lien pour suivre le Direct ainsi que celui de la course d’hier pour ceux qui l’ont raté !


Régates Royales d’Henley 2017

01/07/2017

Crédit Photo : FFA (Emmelieke Odul)

Quand une chose continue d’exister au-delà des siècles, c’est qu’elle a acquis une forme d’immortalité. Les Régates Royales d’Henley semblent en faire partie. Créées pour la première fois en 1839, elles ont su résister au temps ! Les bateaux bois sont remplacés par les bateaux carbones, le parking compte moins de voitures d’exceptions, mais pour le reste rien n’a changé : le format de course est toujours de 550 yards (2112m), il n’existe pas de catégorie de poids (poids légers et poids lourds sont mélangés), l’opposition se fait encore sous forme de duel (où seul le vainqueur continue l’aventure), les deux embarcations partagent le même champ de course (aucune ligne de bouée n’est matérialisée pour délimiter le couloir de chacun), le public profite du spectacle depuis la berge ou depuis les bateaux de plaisance…Enfin, il est impératif de respecter le « Dress Code » pour accéder aux tribunes : costard-cravate pour les hommes, chapeau et robe pour les femmes.

Je n’ai participé qu’une seule fois à cette compétition, c’était en 2014 avec Stany. Nous avions remporté la finale devant le bateau britannique. Faisant suite à notre 4ème place de Londres, cette victoire garde encore aujourd’hui un goût particulier : car nous avions battu un bateau poids lourds, anglais, dont les deux rameurs appartenaient au Leander Club (club local : le plus important d’Angleterre), qui plus est, à la photofinish. Bref, cet exploit d’un jour nous valut d’être nommé par la presse « plus belle course de la journée », et de voir nos noms gravés à jamais sur le trophée du DOUBLE SCULLS CHALLENGE CUP.

Malgré l’énorme volonté des organisateurs de conserver la tradition de cette compétition, l’édition 2014 fut la dernière à échapper aux rediffusions. Car depuis trois ans maintenant, les courses peuvent être visionnées en direct sur internet. Pour autant, l’essence même des régates est conservée, de quoi rassurer les puristes.

Nous sommes arrivés là-bas mercredi soir. Autre spécificité : nous sommes logés chez l’habitant. La répartissions se fait par petits groupes ou par embarcation. Il s’agit généralement d’anciens rameurs, ou de spectateurs, mais pas que ! La ville restant à taille humaine, tous les déplacements se font à pied. Pour l’instant la foule reste modérée, mais cela risque de changer ce week-end.

L’affluence sur le bassin est telle qu’il est difficile de faire de l’aviron de qualité. Hélas, cela fait aussi parti du folklore. En tant que membres de l’Equipe de France nous avons attaqué la compétition hier sur les quarts de finale. Nous sommes tombés contre un double anglais : deux jeunes rameurs poids légers champions du monde U23 l’an dernier. De très bons clients pour entamer cette compétition. La bagarre fut âpre les 800 premiers mètres, avant qu’ils ne cèdent et nous offrent la victoire. Dans deux autres manches, les rameurs poids légers eurent raison de leurs homologues poids lourds (Italiens et Allemands). Nous tombons donc cette après-midi en demi-finale contre le bateau transalpins, le même qu’au dernier championnat d’Europe de Racice. Le combat risque d’être encore plus relevé. Surtout dans une configuration pareille, où il n’y a pas de deuxième mais juste un vainqueur et un vaincu.

Rendez-vous donc aujourd’hui à 15h pour le duel. Voici le lien pour suivre en Live !


Just Amazing !

06/07/2014

Podium Henley

Bonsoir, c’est juste incroyable ! Un rêve de rameur qui se réalise ! Une finale remportée sur le fil au terme d’un duel mené tambour battant pendant 550 yards. Cette course est probablement la plus belle et la plus aboutie de notre carrière. Voici une petite rétrospective de la journée !

La nuit fut bonne mais l’attente relativement longue. Nous n’avons pas l’habitude de courir à ces horaires en tant que poids légers. Heureusement aucune pesée ne nous attendait. Nous avons donc organisé notre matinée en conséquent. Une fois arrivé au bassin nous sommes montés sur les ergomètres. Une dizaine de minutes d’échauffement avant de rejoindre l’entraineur pour le discours d’avant course. Ce fut quelques consignes « classiques » sur la technique puis des mises en garde : «la course va être longue, dure….ils ne lâcheront rien, c’est sûr ! ». La montée au départ fut laborieuse : encore beaucoup de vagues, de vent et de fréquentation sur l’eau. J’ai eu du mal à me mettre en route dans ces conditions. Mais l’adrénaline et l’enjeu de la course remplirent ce rôle sans difficulté. Le départ fut retardé de quelques minutes avant que l’arbitre n’abaisse son drapeau. Il n’y eu aucune retenue sur les premiers coups. Nous voulions profiter de nos qualités de sprinteurs pour prendre l’ascendant et partir en tête. Ce fut chose faite ! Un bon temps de réaction, un départ canon et une bonne demi-longueur d’avance sur nos adversaires. La réponse anglaise fut immédiate. L’écart fut néanmoins maintenu sur toute la première partie de course. Leurs attaques incessantes finirent par payer avec une pointe d’avance. Et là, impossible de refaire notre retard. Stany lança de nombreuses séries…en vain ! L’espace d’un instant j’ai cru que tout était perdu. J’étais prêt à baisser les bras et tout abandonner. Un sursaut d’orgueil vint soudain inverser la vapeur : « ils nous battront, peut être….mais pour cela, ils devront nous passer sur le corps ! » La cadence reprit un cran et l’intensité aussi. A 500m de la ligne nos deux bateaux semblaient déjà à bout de souffle. La victoire allait se jouer ici, devant la ferveur du public et les applaudissements. L’acide lactique tétanisait nos muscles, les grimaces et les rictus dessinaient nos visages, la lucidité s’envolait, nous n’avions que notre volonté et nos souvenirs de Londres pour continuer. A moins de cent mètres de l’arrivée nous repassons finalement en tête avant de franchir la ligne d’arrivée avec « 3 Feet » d’avance (soit moins d’un mètre). A ce moment, impossible de savoir qui était devant. Stany semblait, lui, sur de notre position. Il fallut néanmoins attendre l’annonce officielle des résultats pour que la joie explose. La remise des récompenses se fit dans la foulée. Le trophée fut prêté pour la photo puis rendu à l’organisation. Nous aurons néanmoins nos noms gravés sur la Coupe. Nous avons pu observer les noms de nos prédécesseurs. Parmi eux trois doubles français (en 1998, en 2002 et 2010). Pour cette 175ème édition de la Régate nous devenons le 4ème double français à voir nos noms gravés à jamais sur le Trophée, Just Amazing !

Nous prenons l’avion demain pour la Suisse, direction Lucerne et la dernière étape de la Coupe du Monde. Encore un beau challenge en perspective !

Encore merci pour votre soutien.

Bien à vous !


En Finale à Henley !

05/07/2014
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, veuillez excuser le retard de mes dernières publications mais les organisateurs attendent la fin de toutes les épreuves pour communiquer le programme du lendemain. Depuis notre arrivée sur Henley nous passons sur la balance tous les matins. La Coupe du Monde de Lucerne débute dans moins d’une semaine. Pour arriver dans les meilleures conditions en Suisse nous maintenons notre régime. Eviter l’effet « Yoyo » et rester constamment au poids réglementaire demandent des efforts et de la rigueur mais garantit une certaine forme. Nous assurons donc nos arrières pour le week-end prochain en agissant ainsi. Bref, ce matin nous nous sommes levés en bonne et due forme, de vrais Lightweights ! Le duel entre Poids Légers et Toutes Catégories pouvait commencer. J’étais néanmoins stressé en montant au départ. Nous savions que le match allait être serré et l’orientation du vent jouait clairement en notre défaveur. L’échauffement fut bon et les accélérations finirent de calibrer notre geste. La stratégie resta la même qu’hier, partir fort, très fort, pour tuer la course dès les premiers coups de pelles. Juste après le signal de l’arbitre les consignes furent appliquées à la lettre. Un bon départ suivi de plusieurs relances musclées participèrent à notre réussite. La flotte hollandaise répliqua régulièrement pour finalement abdiquer à la mi-course. Le reste du parcours se finit sous un rythme soutenu pour se mettre définitivement à l’abri. Le passage de la ligne après sept minutes d’efforts confirma notre qualification pour la grande Finale. Quelle fierté de courir, demain, en finale de la Régate Royale d’Henley, contre un double TC……anglais ! Le scénario reste improbable mais je crois que nous avons rendez-vous avec l’histoire, notre histoire ! Certaines cicatrices ne sont que partiellement refermées. Nous aurons à cœur de battre nos amis anglais demain chez eux !

Notre course est prévue à 15h50. Voici le Lien pour la suivre en Direct !

Bonne soirée !


En route pour la demi-finale !

04/07/2014

LM2x FRA Henley

C’est bon, le décor est définitivement planté : première course et premier duel remporté face à l’embarcation chinoise.

Le trafic sur l’eau était déjà dense ce matin. Beaucoup de bateaux de plaisance circulaient sans se soucier des vagues occasionnées par leur sillage. Mais c’est aussi ça Henley : l’aviron est mis à l’honneur mais sur l’eau tout le monde cohabite. Avec ces conditions de navigation difficiles nos qualités de sprinteurs ont fait la différence. Ce matin le vent soufflait fort, en rafales…et contre ! Sur le départ nous étions néanmoins abrités : une île faisait écran et protégeait les premiers mètres de course. Cette interface naturelle conditionna notre stratégie. Il fallait partir fort et mettre le plus d’écart possible tant que le bassin le permettait. Une fois installés dans les starting-blocks l’arbitre nous présenta la procédure de départ. Basique et efficace, un simple « Attention….Go ! » suffit à donner le signal. Notre temps de réaction fut bon et les premiers coups propulsèrent notre coque en tête. Il n’y eut qu’une petite erreur de trajectoire en début de parcours. L’arbitre nous rappela à l’ordre. La correction fut immédiate. Après moins de 500 mètres nous jouissions déjà d’une belle avance. Toute notre attention fut dès lors dirigée sur la technique. Et ce fut la meilleure option pour évoluer dans un bassin aussi exigeant. Les 550 yards furent bouclés en 7’58. Après l’arrivée nous sommes directement rentrés au ponton pour finir notre récupération au sol. Le débriefing avec l’entraineur se fit autour d’images prises depuis le bateau-suiveur.

Nous courons demain à 15h10. Nous rencontrons les hollandais, cinquièmes au dernier championnat d’Europe en Toute Catégorie. Le Challenge est de taille. Il s’agit certainement des plus gros concurrents dans cette compétition. Pour la demi-finale nous changeons de ligne d’eau. Nous passons côté tribune. Impossible de savoir s’il existe une différence entre les deux couloirs. L’équité semble respectée après consultation des résultats de la journée. Voici le lien pour suivre la course en direct.

Bonne soirée !


Henley Royal Regatta !

03/07/2014

Henley Royal Regatta

Bonsoir, la compétition ne commence que demain mais il me semblait essentiel de vous écrire quelques lignes pour planter le décor et vous donner nos premières impressions.

Nous sommes arrivés hier dans la soirée. La fatigue du voyage et l’heure ont compromis notre première visite. Nous avons rapidement posé nos bagages pour filer en ville et diner. Première particularité : nous longeons chez l’habitant. Nous sommes six (le groupe des poids légers) à être hébergés en plein centre-ville, à quelques centaines de mètre du parc à bateaux, dans une maison typique en brique. Le retour en famille d’accueil me rappelle mes années de collège où j’étais reçu chez mon correspondant pour un séjour linguistique. Une superbe expérience ! Le petit déjeuner a été pris ce matin chez nos hôtes. Nous nous sommes levés de bonne heure pour nous entrainer et terminer avant la fermeture du bassin (8h). D’autres créneaux horaires étaient disponibles mais n’offraient pas la même qualité de navigation. Nous avons donc pris cette option. Ces premiers kilomètres sur l’eau nous ont donnés de bons repères visuels. Dans le champ de course aucun balisage ne sépare les concurrents. De part et d’autre vous avez des piquets auxquelles peuvent s’amarrer les bateaux de plaisance pour encourager les athlètes (et ils servent accessoirement à quadriller le bassin). Vous avez des spectateurs sans interruption et sur toute la longueur de la course, du délire ! La course fait 2112 mètres. Aucun centimètre n’a été rajouté depuis sa création en 1839. En tant que rameurs invités par l’organisation nous bénéficions d’un badge et d’un accès gratuit aux tribunes. Mais rien n’a changé depuis toutes ces années, tout est codifié : costard-cravate pour les hommes et robe pour les femmes. Ici, pas de caméras n’y d’écrans de retransmission, tout se fait à la jumelle et les écarts sont annoncés par pancartes à différents postes dans la course. Il s’agit de duels. Le vainqueur accède au tour suivant tandis que le vaincu est éliminé. Les deux embarcations ont néanmoins les mêmes décibels d’applaudissements et d’encouragements. Pour le Tea Time et le Lunch les courses sont arrêtées et les différents supporters se restaurent autour d’un pique-nique à l’arrière de leur voiture, sur le parking juxtaposé au site. Vous faites alors un bon d’un siècle en arrière. Les voitures sont d’époque, de collection et toutes valent plusieurs années de salaire. Une surenchère involontaire qui donne néanmoins une idée du public et de son rang social. Ici c’est aussi et surtout le rendez-vous des grandes universités anglo-saxonnes. Vous comprenez alors mieux le standing et le côté « Select ». Malgré cela vous sentez facilement qu’il ne s’agit pas que d’un rendez-vous de la Jetset mondiale mais qu’il existe un vrai engouement autour de notre sport. Quel plaisir. Chaque course porte un nom et est représentée par un trophée. Certains sont de véritables chefs-d’œuvre. Chaque vainqueur voit son nom gravé dessus pour une année…..Tentant !

Nous courrons demain après-midi contre un bateau chinois. Nous ne connaissons pas nos adversaires. La stratégie de course sera à ajuster avec l’entraineur. Nous allons surement profiter de nos qualités de sprinteurs pour partir fort et tuer le match dès les premiers coups de rame…A suivre !

Bonne soirée !