Une belle brochette !

05/02/2017
Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Quand vous pronostiquez et tombez aussi loin de l’objectif, il est dur de cacher sa frustration, malgré ce 6’03’’2 dont je reste très fier !

Comme beaucoup j’imagine, c’était la première fois que je ramais à Charléty. Tous les Opens auxquels je suis allé ces dernières années se tenaient au stade Pierre de Coubertin. Il était donc intéressant d’arriver vendredi après-midi pour s’imprégner de l’ambiance et des lieux. Mais ça m’a surtout permis de tous vous croiser, ou presque : jeunes, moins jeunes, connaissances, amis, professeurs, entraîneurs, bénévoles, éducateurs, accompagnateurs, ou « juste » passionnés ! Les occasions sont si rares dans la saison, heureusement que celle-ci existe.

Comme je vous l’avais annoncé, la fatigue était encore bien présente ces derniers temps. C’est quelque chose de récurrent à cette période-là. Nous sommes généralement au plus bas physiquement dans la saison. Mais c’est important si nous voulons terminer l’année avec le pic de forme escompté. Le contexte n’est donc jamais propice aux grandes performances. Ce qui rend le test de Février toujours difficile…surtout devant des exigences personnelles, qui elles, ne baissent jamais !

La nuit de vendredi à samedi fut pourtant excellente. Couché 21h, réveillé 7h30, un évènement rare ! En me levant la forme n’était pas olympique mais ne semblait pas mauvaise. Du moins assez bonne pour espérer passer définitivement sous la barre des 6’ officiellement.

L’attente à l’hôtel ne fut pas si longue. Le trajet en Tramway non plus. Une fois arrivé, je suis directement allé me peser avec les poids légers. Pas de fausse note en montant sur la balance, un premier pas ! Je suis ensuite monté dans la salle de repos qui avait été spécialement aménagée et qui nous était dédiée. Je m’y suis posé en attendant mon heure. Une fois encore, le temps défila. Deux ergomètres avaient été mis à notre disposition dans l’espace pour que nous puissions démarrer l’échauffement au clame. Les jambes semblaient lourdes au démarrage, mais avec l’expérience je savais que ce n’était pas un indicateur fiable. Car je me suis déjà surpris à faire de bons chronos alors que plusieurs signes physiques sous-entendaient le contraire. Après une vingtaine de minutes, je suis descendu rejoindre la « meute » dans la chambre d’appel. L’autorisation de rentrer dans l’arène et prendre possession de notre machine fut rapidement donnée. J’étais bien encadré, entre Pierre et un Danois, venu spécialement pour l’occasion. Mais pas le temps de papillonner, juste de quoi régler mon « drag factor » (163) et d’enchaîner quelques coups avant que l’arbitre nous demande de poser les manches pour lancer la procédure. De grandes inspirations (presque rituelles maintenant) vinrent chasser le peu de stresse encore présent. Ce fut dans un silence de cathédrale que le compteur lança le départ. Je crois compter quatre coups avant que tout ne s’arrêter et que le faux-départ soit annoncé : Ergo 10 ! Le coupable ne pouvait plus se cacher. De quoi grincer des dents, surtout quand vous savez l’intensité et l’influx nerveux qu’il est nécessaire de dégager pour bien lancer la roue. Mais le mal était fait, il fallait rapidement se reconcentrer et rester prêt mentalement. Tout le monde repris position. Le deuxième fut le bon.

Je voulais faire une course d’attente et prendre le moins de risque possible. Le premier 1000m parut donc long, très long, trop long ! Je contrôlais constamment ma respiration et mon effort, allant même jusqu’à fermer les yeux pour affiner mes perceptions. Je gardais malgré tout un œil attentif sur l’écran, il n’était pas question de s’endormir. Dès la mi-course passée, l’intensité repris un cran. Mais je compris rapidement qu’il serait dur d’atteindre mon objectif du jour en ce samedi 4 Février. Les jambes répondaient moins et le compteur ne cessait de me le rappeler. Mes derniers espoirs résidaient donc dans le sprint final, en vain ! Même scénario qu’à la mi-parcours, la désillusion prit vite le dessus. Il s’agit donc de donner le meilleur jusqu’au bout pour finir sans regret ; bien que la déception ait déjà pris une place importante dans mon subconscient. C’est ainsi que s’acheva le test, en 6’03’’2 (1’30’’9, 1’30’’9, 1’30’’8, 1’30’’6) ! Belle régularité, mais hélas, insuffisante hier. On ne peut pas tout le temps gagner contre la machine !

Heureusement, cette pseudo déception fut rapidement effacée par les performances des copains. Stany et Pierre terminent proches de leurs records personnels. De quoi constituer un podium 100% Lxmen au classement national.

Autre fait marquant de la journée, la rencontre d’Alexandra. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le lien pour découvrir le défi qu’elle s’est lancée. A partager sans modération bien sûr ! Une belle rencontre, en « vrai » cette fois ! L’épopée se poursuit et prend progressivement forme. A suivre de très très près !

Autre rencontre et autre aventure, celle  de l’AviSourire ! De l’aviron, encore, mais cette fois pour soutenir le handicap. Un projet différent mais tout aussi attachant. Je vous laisse également découvrir les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les « grands » médias semblent s’être intéressés à l’évènement. Est-ce un hasard ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un championnat d’Europe ? Ou bien juste à cause de la proximité géographique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Quoi qu’il en soit nous pouvons lire quelques lignes dans L’Équipe aujourd’hui, et voir quelques images en Replay sur Tout Le Sport (TLS) d’hier. Pourvu que cet élan en appelle d’autres.

Je viens de rentrer sur Lyon. Au menu ce soir, crêpes ! Pour ma bonne conscience, je n’ai pas souhaité fêter la chandeleur jeudi soir. Je m’étais promis d’en faire quelques-unes une fois le test ergomètre passé. C’est donc chose faite !

Le week-end n’aura pas été de tout repos, et la semaine à venir est encore bien chargée. Nous repartons en stage sur Aiguebelette lundi 13 Février. Je suis impatient d’y être pour enfin me poser et souffler.

Bonne soirée.

Publicités

Charléty !

03/02/2017

Ergomètre

C’est à peine croyable, mais le temps me manque pour vous écrire et vous faire partager mon actualité. Depuis le retour de Prémanon il n’y a pas eu de retour à la normale. La routine n’a toujours pas repris le dessus, bien au contraire !  Les sollicitations se sont enchaînées alors qu’elles s’étaient légèrement clamées à Noël. Tout a démarré lundi 16 par les vœux de la Compagnie Nationale du Rhône. Il était important que je sois présent pour les remercier de leur soutien sur l’année olympique. 48h plus tard je me rendais à l’ENTPE, une école d’ingénieur basée à Vaulx-en-Velin, pour partager mon expérience devant les enseignants et les étudiants. Il semblerait que mon parcours sportif et universitaire ait éveillé la curiosité de certains ; car les questions furent nombreuses. Il fallut d’ailleurs écourter mon intervention pour que j’arrive à l’heure au cabinet pour mes patients. Moins de deux jours plus tard je montais sur Paris avec Pierre pour tourner un court métrage. Je ne vous dévoile pas plus d’informations pour le moment. La vidéo sera diffusée sur les écrans cette année ! Je ne manquerais pas de vous indiquer le jour et l’heure. Après ce passage éclair sur la capitale cap sur Avignon. Le week-end s’annonçait aussi chargé. J’aurais rêvé de me poser, ne serait-ce qu’une heure. Mais à choisir, il était plus agréable de profiter de la famille et des amis.

Ce rythme infernal n’était pas près de s’arrêter.

La semaine écoulée fut toute aussi intense. Je suis intervenu mardi dernier pour une entreprise sur Décines. J’ai assisté aux vœux du conseil de l’ordre des kinés du Rhône le jeudi d’après. Et je suis redescendu dans le Sud le vendredi pour participer à la remise des prix de la ville, ainsi qu’à la soirée organisé samedi par le club pour la Galette des Rois. Je suis enfin passé en Mairie cette semaine pour renouveler mon passeport.

Toutes ces absences n’ont fait que densifier mon activité professionnelle. Sans parler du gel. Avec ces températures, le lac de Miribel est complètement pris dans la glace depuis vingt jours. Tel un robot, je n’ai cessé d’enchaîner les séances en salle, essentiellement sur l’ergomètre. La période s’y prêtait, mais elle n’aura pour autant dissimuler la lassitude et la fatigue imposée par la machine infernale.

La programmation s’est allégé depuis lundi…il était temps ! Je commençais à ressentir de gros signes de fatigue. Tels des oiseaux de mauvais présages, ils vous rappellent que la blessure n’est pas loin, que le corps atteint ses limites. Il était donc impératif de levé le pied. Dans l’ensemble, les temps réalisés cette semaine sont bons et me laissent espérer un bon chrono sur le test de demain.

Je profite de cette convocation sur Paris pour voir la famille et les proches. C’est la raison pour laquelle je suis monté hier soir sur la capitale et ne redescendrais que dimanche midi sur Lyon. Les occasions sont si rares, autant ne pas le rater.

Rendez-vous donc demain vers 13h30 pour le dénouement !


Third time under the 6′

04/12/2016

img_0866

Cela faisait longtemps que je n’avais pas fini une semaine sur un repos dominical. Un vrai jour « off ». Bien mérité en tout cas après la semaine écoulée et la journée de tests d’hier. Mais reprenons l’histoire du début. Je vous avais quittés en vous expliquant l’intérêt du test incrémental. Pas de record à la clef pour moi cette année, mais un résultat laissant espérer une bonne performance sur le test ergomètre.

Après avoir clôturé le stage par cette évaluation, je suis rentré sur Avignon pour assister à l’Assemblée Générale du club. Le bilan fut bon pour cette 69ème édition. La soirée s’est même terminée sur une ambiance Latine pour fêter le titre de Rio. La routine a ensuite repris ses droits pour quelques jours. Le programme d’entraînement s’est lui allégé pour respecter le principe de surcompensation. Les scores des différentes séances confirmèrent d’ailleurs mes possibilités physiques du moment. Il fallut par contre gérer le poids, car après deux semaines à Tahiti et une semaine à l’Hôtel la balance s’était envolée.

Puis arriva ce Jeudi 1er Décembre, et cette convocation à l’Élysée pour une récompense en tant que citoyen français. De manière traditionnelle, les médaillés olympiques sont reçus dans ce lieu de prestige pour être décoré par le président de la république. A ce privilège se rajoutait l’ambiance, celle de sportifs réunis pour célébrer leurs performances de l’été. Pour la première fois, athlètes olympiques et paralympiques étaient convoqués ensemble. Nous étions presque cent au total. Les distinctions n’étaient pas exactement les mêmes selon la couleur de la médaille. Ce fut la Légion d’Honneur pour Pierre et moi. Quelle fierté de porter un insigne aussi prestigieux et symbolique ! Mais le retour à la réalité fut assez rapide. Une dernière grosse journée m’attendait le lendemain. Une ultime avant le test ergomètre… A mon retour de Tahiti je redoutais cet instant. Je me savais moins entraîné, et face à la machine on ne peut jamais tricher. Elle vous rappelle chaque kilomètre manqué, chaque séance de musculation ratée ! Mais la confiance était bien revenue ces derniers jours, notamment grâce aux scores des derniers entraînements. J’en étais même arrivé à pronostiquer sous les six minutes.

En me levant hier, la forme semblait correcte. J’étais dans la dernière manche, celle de midi. Un horaire peu habituel. Mais cela n’allait rien changer au résultat final. Le premier chiffre, celui de la balance, était rassurant. La journée pouvait donc commencer sans stress. Après un bon échauffement j’ai échangé avec l’entraîneur pour connaître sa vision et la marche à suivre. La stratégie était simple : être régulier du début à la fin, quitte à accélérer dans les derniers mètres si l’énergie me le permettait. J’aime ce genre d’épreuve, parce qu’il n’existe aucun suspense. Vous vous battez contre vous-même. Pas de place au doute ou à l’incertitude si vous connaissez vos capacités du moment. C’est donc avec sérénité que j’ai lancé la roue et suis rapidement passé à mon rythme de croisière. Une course d’attente, une de plus…mais qui finit aussi par payer. Pourtant, à 300m de l’arrivée il fallut finir sur des chapeaux pour passer sous les six minutes. Tout juste en 5’59’’9 ! J’ai bien cru que ça ne passerait pas. Tout s’est probablement joué sur le dernier coup. Il n’était donc pas question de s’arrêter avant. Au final… pas de record, mais beaucoup de fierté de passer une troisième fois sous la barre mythique des six minutes. La récupération fut nécessaire, surtout qu’un autre test, à pied cette fois, nous attendait l’après-midi. Je peux vous assurer que la nuit fut bonne.

La semaine qui arrive va être musclée. Il est prévu que je monte sur Lille dès jeudi. L’activité au cabinet va donc se densifier si je veux voir tout le monde. Sans parler du programme d’entraînement qui s’annonce également intense…


Another good performance on the erg !

06/12/2015

Résultat Ergo

Les records ne sont faits que pour être battus. Mais ce ne sera pas pour cette fois hélas. Il me faudra encore un peu patienter et progresser pour espérer un jour titiller le « World Best Time » de la catégorie. Sur l’ensemble de la préparation j’ai bien cru pourtant que cette fois serait la bonne. Les résultats de la VO2 max me donnaient de gros espoirs, auxquels vinrent se rajouter les bons chronos des derniers entrainements. Je m’étais donc fait à l’idée que ces 2000m fictifs pourraient marquer un tournant dans ma carrière de rameur. Il subsiste une très légère frustration même si je suis satisfait de mon test. Je confirme sous la barre mythique des six minutes….et ça reste la vraie bonne nouvelle de la journée.

Aucun stress n’a perturbé mon sommeil cette nuit. En me réveillant ce matin j’avais mon quota. Mon poids me permit de prendre un « vrai » petit-déjeuner. C’est plutôt apaisant de ne pas se restreindre quelques heures avant l’épreuve. C’est un confort inestimable que j’essaie de cultiver et entretenir au fil des années. Le test était prévu à 11h30 pour moi. Autant vous annoncer que j’ai passé une bonne partie de la matinée à buller en pyjama. Je n’aime pas arriver trop en avance et patienter, ça me fait plus stresser qu’autre chose. Je suis arrivé au Pôle pour la série de mon coéquipier de club Julien à 10h. Quand vous êtes spectateur vous comprenez bien qu’il faut soit être complètement fou soit être rameur pour se mettre aussi mal physiquement. Et tout cela pour quoi ?! Pour un « simple » chiffre sur une machine. Heureusement que le spectacle est interdit au public.

Avec les années je sens qu’il me faut ma demi-heure d’échauffement pour me mettre en condition. J’ai encore souvenir de voir, quelques années en arrière, les « anciens » suivre le même rituel, et penser au fond de moi que ça ne m’arriverait jamais. Règle numéro 1 : « ne jamais dire jamais ! ». Quelques saison après je suis le même chemin. Les entraineurs avaient prévu assez de machines pour que je puisse régler mon Drag Factor (160) et commencer à me préparer dans de bonnes conditions. L’enchainement fut rapide malgré tout : les minutes défilèrent et le départ fut rapidement donné. Alexis m’avait fait part de ses consignes. Nous semblions d’accord pour que je garde 1’30 de moyenne par 500m, quitte à ajuster sur la fin de course en fonction de l’énergie qu’il me resterait. Ce fut chose faite : après quelques coups pour lancer la roue j’ai vite calmé le rythme pour respecter mon objectif. Bien qu’il s’agisse d’une course d’attente le temps est passé relativement vite. Je me suis rapidement retrouvé à l’enlevage. Il semblait me rester encore assez d’énergie pour accélérer et gagner de précieux dixièmes. Mais après deux coups d’essais je compris qu’il serait difficile de renouveler l’exploit de l’an dernier. Je boucle finalement les 2000m en 5’58’’6. Une grosse récupération fut nécessaire pour purger les muscles du lactate accumulé.

Tous les LXMENs ont réalisé de belles prestations hier : Pierre (alias Colossus) réalise un super 6’05, Stany (alias Wolverine) signe un beau 6’13 alors qu’il revient de blessure, Maxime (alias Rocket) se place un dixième devant Damien (alias Diablo) en 6’14, et Morgan (alias Iceberg) conclut avec un honorable 6’16 malgré quelques douleurs lombaires pendant la semaine de préparation.

Nous repartons en stage vendredi prochain à Temple sur Lot. Et dès demain le travail de force en musculation reprend. Le repos va être important aujourd’hui pour bien attaquer le cycle à venir.

Bon dimanche et bonne chance à ceux et celles qui passent leur test aujourd’hui.

Records are meant to be broken. But it won’t be for today. I will have to wait and get better to one day be able to beat the lightweight world record. The lead up to the test was great and I thought that this time was going to be the one. My VO2 test gave me a lot of confidence as well as the timed pieces in the past few days. I strongly believed that these simulated 2000m might change my career as a rower. Even if I am satisfied with my result, I have paradoxically a feeling of frustration. The great news of the day? I broke the mythical 6 minutes barrier again.

No stress last night. I slept like a log. I was on weight this morning and I had a “real” breakfast. It is luxury to be able to eat and not be forced to a diet in the last hours before a race. I try to make it a habit. The test was at 11:30am. I spent my morning chilling at home in my pyjamas. I don’t like to be too early and wait on site. It stresses me out more than anything else. I arrived at 10am at the training centre to watch Julien’s test, my club-mate. When you are behind as a spectator, you quickly understand that you are either crazy or a rower to suffer that much on a test. And why? For a number on a machine. Fortunately, public access is not permitted!

Over the years, I feel that I need at least 30 minutes to warm up and to get into my zone. I remember a few years ago when my “old-mates” were going through the same process and I thought I was young and that I would never need more than a few minutes to warm up. Rule number one: “Never say never”! A few years later, here I am trying to sweat and get my heart rate up like an old diesel engine. The coaches had set the ergometers in the room and I set the drag factor at 160. My warm up went really well and I felt ready to go. Before the start, I thought of Alexis’s racing instructions. We agreed that I should hold on to 1’30 split (per 500m) and aim for lower at the end depending on what was going to left in the tank. I did as prescribed. After a solid start, I found my rhythm and stuck to my plan. Even if it was a waiting race strategy, time flew by. The final sprint came quicker than I thought. It felt like I had enough energy left to have a great sprint and get some precious seconds. But after a few strokes I understood that it was going to be difficult to repeat last year’s feat. My final time was 5’58.6 and I needed a long recovery to get rid of the lactate stuck in my muscles!

The “LXMENs” performed very well too.

Pierre (aka Colossus) did an amazing 6’05.

Stany (aka Wolverine) managed to pull a 6’13 after being injured for a few weeks.

Maxime (aka Rocket) beat Damien (aka Diablo) by 0.1 of a second in 6’14.

And Morgan (aka Iceberg) finished in 6’16 while dealing with a sore back in the past week.

Next Friday, we hit the road again. Training camp in Temple sur Lot (Southwest of France). And tomorrow, we go back to work. Rest is going to be key to attack the next training cycle.

Have a great Sunday and good luck with your erg tests.


Aviron Indoor !

08/02/2015
Crédit Photo : Francis Hachem

Crédit Photo : Francis Hachem

Bonsoir, avant de vous décrire notre voyage je tiens à revenir sur la quinzaine écoulée et notamment le test ergomètre d’hier.

Le mois de Janvier a laissé des traces et beaucoup de fatigue. Les organismes sont sortis usés de ce macrocycle d’entrainement. Je n’en voyais presque plus le bout honnêtement. A l’issue de ces quatre semaines je savais il me faudrait un gros repos pour espérer surcompenser correctement. Pour la préparation du test je me suis donc « limité » aux séances spécifiques. J’ai réalisé un B4 (2000m progressif) lundi avec un score assez loin de celui de Décembre (6’23’’9). Difficile de capitaliser de la confiance dans ce genre de situation : les jambes répondent mal, les chronos laissent à désirer, la fatigue reste omniprésente….J’ai donc pris la décision de ne pas m’entrainer mardi. Sur le B5 de mercredi les résultats furent plus qu’encourageants (j’améliore de quelques dixièmes mes temps de référence). Un bon point. Mais ces résultats en dents de scie ne sont jamais gage de performance in fine. Je ne me suis pas entrainé non plus jeudi mais pour d’autres raisons : notre départ en Afrique du Sud et mes trois semaines d’absence au cabinet ne s’improvisent pas. J’ai passé la quasi-totalité de mon temps à m’assurer que le suivi des soins serait assuré pour chacun de mes patients. Le soir même je suis monté sur Paris en train. La journée de vendredi n’a pas été de tout repos. J’ai eu la chance de passer sur le plateau télé de Being Sport (en compagnie de Laurent Cadot) pour présenter le championnat de France d’aviron Indoor. J’ai ensuite filé au stade Pierre de Coubertin pour un dernier entrainement en compagnie de Stany. Mais je n’ai presque rien fait une fois de plus. Cette impression de fatigue permanente ne me quittait pas. Comme si mon sommeil était tout sauf réparateur. Une forme d’asthénie chronique, l’horreur. Une fois terminé je suis allé rendre visite à mon grand-père à l’autre bout de Paris. Je suis ensuite revenu à la Porte de Saint-Cloud pour participer à la Conférence de Presse organisée par la Fédération. La fin de soirée s’est rapidement terminée de mon côté. Je me suis couché au plus tôt.

Hier matin la forme semblait correct en ouvrant les yeux mais il m’était impossible de pronostiquer un temps. A l’image de ma préparation je savais juste que tout était possible : le meilleur comme le pire. Je suis donc passé au petit-déjeuner avant de faire mon sac et prendre le métro en compagnie des autres rameurs de l’équipe. Une fois sur place une salle nous avait été réservée pour poser nos bagages et nous échauffer. Avant d’enfiler les baskets, un passage obligatoire par la pesée. A ma surprise j’affiche 75,3 en montant sur la balance. Rien de bien étonnant finalement quand je fais la rétrospective de ma semaine. M’étant pesé au dernier moment il m’était impossible de ramer pour perdre les quelques grammes manquants. J’ai eu la chance de pouvoir courir toujours dans la même Série. Mon classement s’est fait, lui, avec les poids lourds. Je tiens encore à m’excuser auprès de mes coéquipiers et des autres rameurs. J’espère qu’ils comprendront qu’il s’agit d’un malheureux accident et non d’une conduite antisportive. Une fois ce désagrément passé je suis monté sur la machine pour m’échauffer. Vingt bonnes minutes furent nécessaires pour monter en température. Et cinq supplémentaires pour faire deux accélérations et décrasser le bonhomme. Puis vint l’heure de s’avancer sur le parquet, s’installer, régler son drag, ramer quelques coups et attendre le signal de départ. J’étais encadré par Stany et Pierre Houin. Je ne pouvais espérer mieux pour me stimuler dans cette course. Ma tactique était simple : partir sur des bases prudentes sur les mille premiers mètres et accélérer dans un second temps en fonction de l’état de forme. Après l’appelle du Speakeur tout le monde s’est mis sur l’avant, la procédure apparue sur le cadran ….. « Attention, Prêt, Partez ! ». Je pense avoir eu un bon temps de réaction. Pas plus de dix coups pour lancer la roue et me poser à ma moyenne. Ce fut une course d’attente, une course pendant laquelle je me suis régulièrement dit « pense à respirer, pense à respirer…ventile bien, ne t’asphyxie pas ». C’est un des pièges de l’évènement. On est pris par l’enjeu et on en oublie parfois l’essentiel. J’ai tenté une première accélération au passage du 1000m, sans grande réussite. La seconde tentative arriva peu de temps après mais la forme ne semblait pas suffisante pour passer sous les six minutes. J’ai donc préféré maintenir l’allure et tout miser sur l’enlevage. A 300m de l’arrivée le moment semblait bien choisi pour en finir. La cadence repris un cran. La moyenne commença à descendre. Mais à 100m de la ligne l’inévitable arriva et la tendance commença à s’inverser. Heureusement il ne restait qu’une dizaine de coups. Je termine en 6’01’’6, assez loin de mon temps de Décembre mais très satisfait quand même compte tenu de la semaine écoulée. Je me classe donc huitième chez les TC.

Dès la fin de l’épreuve j’ai été sollicité pour signer quelques autographes. Un super moment avec ces jeunes venus des quatre coins de la France pour ramer. Après cet épisode «people » je suis allé récupérer sur le vélo. Suivie la pause déjeuner puis une petite série d’interview avec les Média. Avec Stany nous sommes ensuite passés voir notre filleule des Etoiles du Sport (Margaux Bailleul) et son Parrain Entreprise Mr Francis Hachem pour une belle photo souvenir. C’est à 17h que nous sommes partis du stade pour rejoindre l’Aéroport. Après l’enregistrement des bagages nous avons eu le privilège d’attendre l’embarquement et de nous restaurer en espace « VIP ». Le vol est passé assez vite malgré les difficultés rencontrées pour dormir dans l’avion. En arrivant le soleil était au rendez-vous. Nous avons terminé notre voyage en minibus pour relier Johannesburg à Pretoria. Nous sommes hébergés dans un grand centre d’entrainement. Les infrastructures sont conséquentes et semblent accueillir beaucoup de sports. Nous sommes très bien reçus pour le moment. Nous n’avons pas encore eu l’occasion de passer au club pour ramer. Nos bateaux devraient arriver très prochainement. Cette après-midi, pour attaquer le stage en douceur et nous décrasser du vol nous avons nagé une demi-heure et fini avec quelques assouplissements.

Je ne connais pas encore le programme des prochains jours. Je tacherais de vous écrire plus régulièrement pour vous en informer.

Bonne soirée !


5’57″5 !

06/12/2014
Crédit Photo : Lionel Piquard

Crédit Photo : Lionel Piquard

Bonsoir, je profite souvent du repos dominical pour vous donner des nouvelles mais voici quelques lignes sur le test ergomètre de ce matin.

Comme mentionné dans mon précédant article la préparation fut excellente. Avant même d’entamer la semaine de surcompensation les repères et les chronos réalisés à l’entrainement sur la machine étaient vraiment prometteurs. Mais il reste toujours délicat de pronostiquer un score aussi longtemps à l’avance, ça reste la course d’un jour. L’an dernier il m’était arrivé un peu la même chose : la préparation avait été bonne mais le test décevant et le résultat loin de mon record. En me levant ce matin les jambes répondaient bien. Il fallut néanmoins attendre l’échauffement pour confirmer….et le test pour valider. Tout s’est fait au Pôle France de Lyon. Plusieurs Séries étaient prévues, espacées de trente minutes chacune : juste assez pour laisser sa place au suivant et s’échauffer. Avec les années je sens qu’il me faut mes trente minutes pour me sentir chaud et prêt physiquement. Une fois installé sur la machine j’ai pris le temps de régler le facteur de résistance. Sur toute la préparation j’étais à 150. Pour le test j’ai mis 154. Ça peut sembler beaucoup mais je sens bien la reprise de la roue ainsi. Je voulais vraiment faire un travail au coup par coup, ce Drag Factor allait donc m’aider dans ce sens. Après quinze bonnes minutes les premières gouttes de sueur ont fait leur apparition. Une première accélération puis une deuxième. Tout ça entrecoupé de rapides gorgées d’eau. Puis vint le moment de programmer l’écran et les 2000m. Tout le monde se mit sur l’avant et le départ fut donné. Quelques coups à fond pour lancer la roue avant de se poser à la moyenne que je m’étais fixé (1’31). Je voulais faire une course d’attente en partant sur des bases « sures » et accélérer sur la fin en fonction des réserves. C’est à 32-33 de cadence que j’ai passé le premier 1000m. A ce moment je savais que je passerai sous la barre des six minutes. Les jambes répondaient bien, la cadence était encore basse, le souffle était encore régulier et je n’avais pas encore le goût de sang dans la gorge. La cadence est progressivement montée et le score est descendu d’une petite seconde. Je ne me suis pas trop emballé pour autant, j’ai vraiment contrôlé jusqu’à l’entrée des derniers 300m. A cet instant le coach m’a donné le signal. Le sprint final était lancé. Le changement d’allure fut immédiat. Plus de 40 de cadence sur le dernier quart de la course avec une moyenne à 1’23 sur les 150 derniers mètres. Une fois terminé la douleur ne semblait même pas faire effet tellement l’euphorie venait accaparer mon attention. Je me suis lever rapidement de l’ergo, ai titubé sur quelques pas avant de m’assoir pour éviter la chute. Un retour à la réalité après 5’57’’5 d’efforts. Voici un découpage plus précis de mon test : par ordre d’apparition 1’30’’1, 1’30’’7, 1’30’’2, 1’26’’6. Pour une cadence moyenne de 34. Un résultat au-dessus de mes espérances bien évidemment. Le test n’a pas été réalisé sur un Open, le chrono ne sera pas homologué par conséquent. Il faudra réitérer la performance en Février à Coubertin pour officialisé le record. Déjà pressé d’y être.

Dans l’ensemble beaucoup de records personnels sont tombés chez les poids léger. La relève est déjà assurée.

Nous allons finir le week-end avec un stage Pôle. La sortie de ce soir a été annulée à cause du vent.

Voici le Lien pour visionner le reportage réalisé par l’Equipe 21 (vers la 17ème minute).

Excellente soirée !


Record de France !

09/12/2012

            Bonjour, le week-end se termine avec une heureuse nouvelle. Le premier test ergomètre de la saison courrait hier au Pôle France de Lyon. Une trentaine de rameurs étaient inscrits, et tous étaient là pour gagner et grappiller quelques dixièmes, voir quelques secondes, sur leur précédent record. Plus qu’un contrôle d’entrainement, ce test faisait partie du chemin de sélection aux équipes de France. C’est avec beaucoup d’envie que j’ai abordé ce test. Malgré des résultats moyens sur le travail de vitesse en début de semaine, le test physiologique de vendredi dernier présageait un bon chrono. Sur ce type d’épreuve, la stratégie de course est primordiale. Avec la perspective d’améliorer constamment son temps, vous n’avez pas le droit à l’erreur ; l’effort doit être dosé avec précision si vous souhaitez mener à bien votre projet. Le moindre faux pas se paie cash dans les derniers mètres. Ceux qui en ont fait l’amère expérience pourront vous en parler, les secondes semblent des heures et la douleur augmente de manière exponentielle. Pour éviter ce type d’impair j’ai décidé de partir prudemment pour accélérer dans le deuxième 1000m et réaliser un bon finish. La forme était là, le voyant était donc au vert pour respecter les consignes. Avec un « négative split », je finis le test en 6’02’’9, améliorant ainsi mon record personnel de six secondes. Grâce à ce temps je signe un  nouveau record de France de la discipline (anciennement détenu par Arnaud Pornin en 6’07’’4). Merci à tous pour vos messages !

            Sinon, mon séjour en Avignon dimanche dernier m’a permis de faire le plein de Vitamine D. L’Assemblée Générale du club se tenait le samedi soir. Ce rendez-vous annuel permit de faire la synthèse de la saison écoulée et de tracer la ligne directrice de celle à venir. Avec une deuxième place en deuxième division le bilan reste mitigé ; mais l’accueil d’un nouvel entraineur promet une année riche en résultats.

            Plus tôt dans la semaine j’étais de sortie avec l’entreprise TomYan Consulting pour former du personnel en « Geste et Posture » sur Villeneuve La Garenne. Le retour des stagiaires fut positif. Leurs commentaires nous permettront d’améliorer la qualité des futures prestations. Cette alternance entre mission au sein d’entreprises et prestations au cabinet de kiné me sied parfaitement. Ainsi, aucune routine n’a le temps de s’installer.

            Bonne soirée !