L’Or à Racice

28/05/2017

Crédit Photo : Lionel Piquard

Je crois que chanter la Marseillaise reste plus fort que recevoir la médaille. Le symbole et les valeurs patriotiques qu’elle représente sont bien plus forts. Mais au fond, je crois aussi que j’adore chanter, même si je n’ai pas encore la voix faite pour. Et dans ces moments, l’écho du public et l’accompagnement instrumental dégagent assez de décibels pour que nous puissions nous en donner à cœur joie, sans peur d’écorcher certaines oreilles.

Revenons sur cette journée !

La dernière pesée ne posa pas plus de difficulté que les deux précédentes. Le protocole d’échauffement resta également le même : d’abord au sol en courant puis sur l’eau. Entre l’Eliminatoire et la Finale, la consigne de l’entraineur reste la même : éviter si possible de lancer des séries, mais plutôt creuser l’écart au coup par coup. S’appliquer sur chacun d’eux. En montant au départ l’orientation du vent semblait claire. La chaleur rendait l’air sec et imposait une hydratation régulière. Comme hier, trois accélérations suffirent à notre mettre dans le bain. Nous arrivâmes en dernier dans les starting-blocks. Ce n’était pas prévu, mais ce fut le bon choix au vu des températures.

Notre départ nous plaça rapidement aux avant-postes. Les italiens, comme bien souvent, emboitèrent le pas. Surprenant polonais qui prirent aussi le wagon. Mais notre stratégie paya rapidement. Avant le passage de la mi-course, nous comptions déjà une longueur d’avance sur nos adversaires, de quoi aborder sereinement le reste de la finale. Pour autant, nous avons continué de respecter la consigne de l’entraineur ; et tels des métronomes, nous avons continué de donner chaque coup avec conviction. Malgré leur incroyable retard, les irlandais animèrent magnifiquement bien l’emballage final pour venir sauter italiens et polonais sur la ligne. Quel finish, mais quel hold-up !

La suite, nous en parlions en tête de l’article, c’est ce qui anime notre motivation au quotidien. Avoir la chance de la chanter, ne serait-ce qu’une fois de plus, une fois encore…

Nous rentrons demain matin en France. La semaine va être chargée. Je dois me déplacer sur Lyon jeudi, puis monter sur Bourges le week-end pour le championnat de France avec le club d’Avignon.

Voici le lien vidéo de notre finale pour ceux qui n’auraient pas pu se libérer en plein déjeuner un jour de Fête des Mères.

Pour finir j’aurais une énorme pensée pour Stany Delayre, mon ancien coéquipier, contraint de rentrer en France hier pour raisons personnelles. Nous pensons bien à toi !

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Et demain…Finale

27/05/2017

Crédit Photo : FFA (Lionel Piquard)

Il n’en reste plus qu’une ! La plus attendue, la plus convoitée, la plus dure, mais bien souvent la plus savoureuse aussi. Le cap des demi-finales est maintenant derrière nous. Comme annoncé hier dans mon article, il est difficile de s’économiser sur ce type de course. Chacun veut son billet pour la finale. Et c’est bien souvent sur ces parcours que le spectacle est le meilleur et la densité la plus relevée. Certains tentent le tout pour le tout et sortent de leur schéma tactique habituel. La physionomie de la course est imprévisible, et les renversements de situations ne sont pas rares.

La matinée est passée relativement vite. Au réveil nous avions suffisamment de marge pour prendre un petit-déjeuner copieux et une collation. Un luxe que beaucoup de nos adversaires n’ont pas pu s’offrir. Pour nous poids légers, c’est aussi le nerf de la guerre. C’est un véritable bras de fer psychologique, déjà personnelle en période de régime, mais aussi devant la concurrence. Pour cette raison, nous mettons un point d’honneur à montrer aisance et facilité dans la salle d’attente où nous sommes réunis avant notre passage sur la balance.

Nous avons suivi le même protocole qu’hier pour l’échauffement. En montant au départ le vent semblait faire des Siennes : tantôt pour, tantôt contre, de travers…Il semblait changer d’orientation toutes les minutes. Mais cela ne nous empêcha pas de ramer et de placer trois accélérations de qualités.

Après l’annonce des équipages, le voyant lumineux mit plus de temps qu’hier pour passer au vert. Mais ce détail ne nous empêcha pas de prendre le meilleur départ. Dès les premiers coups nous prîmes l’ascendant sur nos concurrents, et ceux, jusqu’au bout. Le vent fut favorable 200m avant de changer littéralement de sens. La course allait être plus longue, plus dure, il fallut s’adapter ! Et je crois que ce fut notre principal point fort aujourd’hui. Notre relâchement et notre efficience technique nous permirent de creuser l’écart coup après coup, sans relance particulière. Notre avance se réduisit néanmoins sur la fin, conséquence évidente de l’empoignade livrée entre allemands et irlandais. Une fois la ligne d’arrivée franchie, nous sommes directement rentrés au ponton. Car la zone de récupération sur l’eau ne permettait pas qu’elle soit de qualité. Nous sommes donc montés sur l’ergomètre puis le vélo pour éliminer le lactate.

Une fois restaurés, nous avons ensuite pris le Bus. Le reste de l’après-midi s’est articulé comme hier : massage, étirement, hydratation…de quoi être à 100% demain matin.

Voici donc notre tirage :

POLOGNE / IRLANDE / FRANCE / ITALIE / ANGLETERRE / ALLEMAGNE

Finale prévue à 11h46 ! Voici le lien pour la suivre en images, ainsi que le lien vidéo de notre demi-finale de ce midi (pour un avant-goût et pour ceux qui l’auraient manqué).

Pas de question à se poser pour demain. Il nous reste 2000m pour vous faire chanter la Marseillaise…


En route pour la demi-finale

26/05/2017

Crédit Photo : FFA (Lionel Piquard)

La journée se termine doucement ici à Racice. Le bilan est plutôt bon pour la flotte.

Les températures n’ont cessés de grimper pendant la matinée. Assez d’ailleurs pour que nous décidions de ramer en combinaison seule. Dans les starting-blocks, tous les voyants étaient au vert : la pesée avait été validée sans trop de souci, l’échauffement au sol avait été rapide mais efficace, le speech de l’entraineur avait été court mais percutant…Nous n’avions plus qu’à nous libérer, à nous faire plaisir et à donner le meilleur pour prendre des repères pour la suite. Le seul petit changement venait de notre placement dans le balisage. Nous étions ligne d’eau 1, complètement à l’extérieur. A cet endroit on se sent vite isolé, loin des autres. C’est aussi un avantage : personne ne vous voit, vous échappez facilement à la vigilance des adversaires.

Malgré un bon départ, le bateau slovaque prit la tête de la course pendant 500m. Même si cela ne déclencha pas de stress ni d’angoisse particulière, l’effet de surprise fut authentique. Puis, coup après coup, l’écart se réduisit, jusqu’à inverser la tendance. Réguliers dans l’effort, dans notre manière de faire, appliqués sur notre technique, nous remportons finalement notre manche avec 9 secondes d’avance sur les espagnoles. Les slovaques termineront cinquième, à plus de 40 secondes. Une partie de notre récupération se fit sur l’eau, le reste sur le vélo. Au débriefing, nos impressions furent bonnes, comme si le « job » avait été fait, bien fait !

Dans les autres manches il y eut quelques surprises : les anglais se firent battre par les allemands, les irlandais se firent battre par les polonais (comme à Belgrade il y a 15 jours), et les tchèques se firent battre par les italiens. Même si ces principaux favoris réussirent malgré tout à se qualifier pour demain sur les repêchages de cette après-midi ; la hiérarchie de la dernière Coupe du Monde fut bien chahutée sur ce début de compétition.

De notre côté, nous avons profité du reste de la journée pour nous reposer, passer entre les mains du kiné et nous étirer. Nous sommes d’ores et déjà prêts pour la course de demain. Et il va falloir, car notre tirage est plus musclé qu’aujourd’hui :

ESPAGNE / RÉPUBLIQUE TCHÈQUE / FRANCE / ALLEMAGNE / IRLANDE / GRÈCE

Nous sommes dans la première demi-finale, à 12h04.

Même si les irlandais ne semblent pas aussi forts que l’an dernier ; les allemands, eux, semblent de retour. Et les tchèques auront probablement à cœur de briller à domicile. Donc pas de question à se poser pour nous, il faudra marquer les esprits et confirmer notre forme du moment.

Bonne soirée et rendez-vous demain midi.


Here we go !

25/05/2017

Crédit Photo : Lionel Piquard

Nous y sommes, moins de 24h nous séparent de notre première course maintenant. Ce championnat d’Europe va définitivement lancer la saison internationale.

La préparation sur Bellecin aura été courte mais parfaite. Les conditions météo auront été bien meilleures que sur le dernier stage. De quoi optimiser chaque séance avant d’arriver ici. Une excellente chose, car les bassins de compétitions ne sont pas réputés pour leur calme et leur tranquillité…ils sont plutôt des lieux d’égarements techniques, d’usure psychologique, d’agacement et de frustration. Car le trafic et la vague de fond forment une onde permanente, instable, imprévisible et inconfortable. Il est donc important d’arriver sur place avec des certitudes techniques pour éviter de se perdre ; et chercher quelque chose en réalité inaccessible à l’entrainement sur site. La sortie d’hier et de ce matin se sont donc bien passées malgré tout.

Bien que le voyage se soit fait en deux temps, l’enchainement n’a pas été trop sollicitant. Le physique ne semble pas avoir été impacté par notre périple. Après 10 ans, je pensais avoir écumé tous les bassins internationaux, en vain. C’est la première fois que je mets les pieds en république tchèque. Il s’agissait aussi de mes premiers coups de pelles. L’hôtel où nous sommes hébergés est bien. Nous le partageons avec l’Irlande, la Turquie et l’Azerbaïdjan. La navette met 30’ pour nous amener au plan d’eau. Sur place, le cadre est rural ! Le décor est verdoyant mais peu vallonné : il n’y a presque aucune montagne à l’horizon. L’architecture du site est, quant à elle, « standard ». Le vent dominant semble favorable même si nous avons vu hier qu’il pouvait être tourbillonnant et en rafales.

La « startlist » vient de sortir. Voici notre Série pour demain :

FRANCE / ESPAGNE / FINLANDE / PORTUGAL / SLOVAQUIE / DANEMARK

Nous sommes dans la première manche, celle de 11h20 ! Seul le vainqueur sera directement qualifié pour la demi-finale de samedi. Sur le papier nous héritons du meilleur tirage. Mais comme à notre habitude, nous aborderons cette course avec beaucoup d’envie. Nouvelle olympiade, nouvelle concurrence, il ne faudra pas sous-estimer nos adversaires. L’envie est là, il ne nous reste plus à mettre en application le travail de l’année !


Plus que quelques jours dans le Jura !

19/05/2017

Crédit Photo : Daniel Blin

Ces 10 jours à la maison seront vite passés. Surtout si j’y décompte mon séjour dans le Sud et notre week-end passé entre Calais et Fort-Mahon-Plage. Mais on essaie de profiter au maximum des moments hors stage qu’il nous reste. A cela s’est rajouté un déplacement sur Paris jeudi dernier pour un plateau télé. J’ai aussi repris une activité professionnelle en remplaçant partiellement un confrère sur les jours restant. Le programme était donc bien chargé. Pas le temps de s’ennuyer, ni de se reposer d’ailleurs. Les entrainements et le régime n’ont fait qu’enfoncer le clou. Heureusement la planification du stage est allégée. Nous sommes arrivés mercredi et attaquons demain après-midi le travail de vitesse. Tout va s’enchainer.

La liste des engagés pour Roudnice est connue depuis avant-hier. Elle a été mise en ligne sur internet par la FISA. Nous sommes 21 inscrits au total. Malgré certains changements nous allons retrouver quelques vieilles connaissances. En d’autres termes : italiens, anglais, polonais, allemands ont changé un élément du bateau. Irlandais, portugais et grecs ont gardé le même équipage. Parmi les petits nouveaux on peut compter les autrichiens et les tchèques, d’anciens rameurs poids légers « pointus » convertis à la couple après la récente suppression du 4- au programme des JO. Les grands absents sont les norvégiens. L’un d’eux est inscrit en skiff, mais aucun double n’est engagé pour l’instant. D’après les dernières informations, les heures de courses ne devraient pas poser de souci pour la pesée. Voici une première bonne nouvelle.

Notre voyage en république tchèque se fera en deux temps. Nous quitterons la base de Bellecin mardi pour rejoindre Lyon en voiture, puis prendre le TGV et monter sur Paris. Nous décollerons le mercredi matin de l’aéroport Roissy Charles de Gaulle. Ce n’est pas le plus direct vous me direz, mais cela laissera le temps à la remorque et au matériel d’arriver.

Pour conclure, une petite pensée pour notre équipe de France Junior qui débutera son championnat d’Europe en Allemagne demain matin. On va suivre ça de près. On compte sur vous !


Une belle brochette !

05/02/2017
Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Quand vous pronostiquez et tombez aussi loin de l’objectif, il est dur de cacher sa frustration, malgré ce 6’03’’2 dont je reste très fier !

Comme beaucoup j’imagine, c’était la première fois que je ramais à Charléty. Tous les Opens auxquels je suis allé ces dernières années se tenaient au stade Pierre de Coubertin. Il était donc intéressant d’arriver vendredi après-midi pour s’imprégner de l’ambiance et des lieux. Mais ça m’a surtout permis de tous vous croiser, ou presque : jeunes, moins jeunes, connaissances, amis, professeurs, entraîneurs, bénévoles, éducateurs, accompagnateurs, ou « juste » passionnés ! Les occasions sont si rares dans la saison, heureusement que celle-ci existe.

Comme je vous l’avais annoncé, la fatigue était encore bien présente ces derniers temps. C’est quelque chose de récurrent à cette période-là. Nous sommes généralement au plus bas physiquement dans la saison. Mais c’est important si nous voulons terminer l’année avec le pic de forme escompté. Le contexte n’est donc jamais propice aux grandes performances. Ce qui rend le test de Février toujours difficile…surtout devant des exigences personnelles, qui elles, ne baissent jamais !

La nuit de vendredi à samedi fut pourtant excellente. Couché 21h, réveillé 7h30, un évènement rare ! En me levant la forme n’était pas olympique mais ne semblait pas mauvaise. Du moins assez bonne pour espérer passer définitivement sous la barre des 6’ officiellement.

L’attente à l’hôtel ne fut pas si longue. Le trajet en Tramway non plus. Une fois arrivé, je suis directement allé me peser avec les poids légers. Pas de fausse note en montant sur la balance, un premier pas ! Je suis ensuite monté dans la salle de repos qui avait été spécialement aménagée et qui nous était dédiée. Je m’y suis posé en attendant mon heure. Une fois encore, le temps défila. Deux ergomètres avaient été mis à notre disposition dans l’espace pour que nous puissions démarrer l’échauffement au clame. Les jambes semblaient lourdes au démarrage, mais avec l’expérience je savais que ce n’était pas un indicateur fiable. Car je me suis déjà surpris à faire de bons chronos alors que plusieurs signes physiques sous-entendaient le contraire. Après une vingtaine de minutes, je suis descendu rejoindre la « meute » dans la chambre d’appel. L’autorisation de rentrer dans l’arène et prendre possession de notre machine fut rapidement donnée. J’étais bien encadré, entre Pierre et un Danois, venu spécialement pour l’occasion. Mais pas le temps de papillonner, juste de quoi régler mon « drag factor » (163) et d’enchaîner quelques coups avant que l’arbitre nous demande de poser les manches pour lancer la procédure. De grandes inspirations (presque rituelles maintenant) vinrent chasser le peu de stresse encore présent. Ce fut dans un silence de cathédrale que le compteur lança le départ. Je crois compter quatre coups avant que tout ne s’arrêter et que le faux-départ soit annoncé : Ergo 10 ! Le coupable ne pouvait plus se cacher. De quoi grincer des dents, surtout quand vous savez l’intensité et l’influx nerveux qu’il est nécessaire de dégager pour bien lancer la roue. Mais le mal était fait, il fallait rapidement se reconcentrer et rester prêt mentalement. Tout le monde repris position. Le deuxième fut le bon.

Je voulais faire une course d’attente et prendre le moins de risque possible. Le premier 1000m parut donc long, très long, trop long ! Je contrôlais constamment ma respiration et mon effort, allant même jusqu’à fermer les yeux pour affiner mes perceptions. Je gardais malgré tout un œil attentif sur l’écran, il n’était pas question de s’endormir. Dès la mi-course passée, l’intensité repris un cran. Mais je compris rapidement qu’il serait dur d’atteindre mon objectif du jour en ce samedi 4 Février. Les jambes répondaient moins et le compteur ne cessait de me le rappeler. Mes derniers espoirs résidaient donc dans le sprint final, en vain ! Même scénario qu’à la mi-parcours, la désillusion prit vite le dessus. Il s’agit donc de donner le meilleur jusqu’au bout pour finir sans regret ; bien que la déception ait déjà pris une place importante dans mon subconscient. C’est ainsi que s’acheva le test, en 6’03’’2 (1’30’’9, 1’30’’9, 1’30’’8, 1’30’’6) ! Belle régularité, mais hélas, insuffisante hier. On ne peut pas tout le temps gagner contre la machine !

Heureusement, cette pseudo déception fut rapidement effacée par les performances des copains. Stany et Pierre terminent proches de leurs records personnels. De quoi constituer un podium 100% Lxmen au classement national.

Autre fait marquant de la journée, la rencontre d’Alexandra. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le lien pour découvrir le défi qu’elle s’est lancée. A partager sans modération bien sûr ! Une belle rencontre, en « vrai » cette fois ! L’épopée se poursuit et prend progressivement forme. A suivre de très très près !

Autre rencontre et autre aventure, celle  de l’AviSourire ! De l’aviron, encore, mais cette fois pour soutenir le handicap. Un projet différent mais tout aussi attachant. Je vous laisse également découvrir les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les « grands » médias semblent s’être intéressés à l’évènement. Est-ce un hasard ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un championnat d’Europe ? Ou bien juste à cause de la proximité géographique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Quoi qu’il en soit nous pouvons lire quelques lignes dans L’Équipe aujourd’hui, et voir quelques images en Replay sur Tout Le Sport (TLS) d’hier. Pourvu que cet élan en appelle d’autres.

Je viens de rentrer sur Lyon. Au menu ce soir, crêpes ! Pour ma bonne conscience, je n’ai pas souhaité fêter la chandeleur jeudi soir. Je m’étais promis d’en faire quelques-unes une fois le test ergomètre passé. C’est donc chose faite !

Le week-end n’aura pas été de tout repos, et la semaine à venir est encore bien chargée. Nous repartons en stage sur Aiguebelette lundi 13 Février. Je suis impatient d’y être pour enfin me poser et souffler.

Bonne soirée.


L’or à Poznan !

31/05/2015
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Avant le 14 Juillet pour les Français il y a le 31 Mai offert par le groupe des Poids légers : deux marseillaises à une heure d’intervalle sur le « Malta Lake » de Poznan. C’est une journée complètement folle qui s’achève pour nous.

Pierre a déjà tout des Grands : une première place, une superbe marseillaise, un chrono au goût de record…A tout juste 21 ans je ne dirais qu’une chose…Black Jack ! Merci d’avoir lancé la journée d’aussi belle manière et chapeau bas !

Une heure plus tard nous réalisions la passe de trois. Une course pleine d’intensité, animée par un duel franco-britannique. Juste avant le départ la pression était palpable mais quelques mots suffirent à recentrer notre attention sur l’essentiel. « Faisons des choses simples ! » « Un bon départ et une course d’attente jusqu’au 1000m » « bien souffler et bien faire ramer l’autre ». Ce sont finalement les seuls mots que nous nous sommes échangés. Les premiers coups furent bons. La différence avec les Norvégiens se fit rapidement. Mais sur tribord les anglais n’accusaient aucun retard. Au passage du premier 500m j’eus même le sentiment que leur pointe prenait l’ascendant. Heureusement Stany m’informait constamment de notre position. Je n’avais qu’à me concentrer sur mon geste, un luxe. Notre première relance arriva à la mi-parcours. « Du coup par coup » me lança Stany! Un mot de code désignant pour nous des séries basées plus sur la technique que l’intensité. L’écart commença alors à se creuser avec nos amis anglais. A 700m de la ligne d’arrivée Stany repris la parole « Jambe ! ! ». Il avait dû pressentir une opportunité. Cette fois l’intensité prit le pas et l’instant d’après la cadence un cran. La volonté de creuser l’écart encore et encore anima clairement mon esprit dès lors. C’est à 39 coups par minute que nous avons avalé les derniers 600m : surement galvanisé par l’enjeu et l’envie de se mettre hors de porter de toute attaque. L’investissement fut si fort que les ultimes coups de rames furent durs à donner. Le « BIP » final arriva comme une délivrance. L’acide lactique et la dette en oxygène prirent la relève, mais qu’importe, la victoire était acquise et le ponton d’honneur n’attendait plus que nous pour chanter la Marseillaise.

Malgré toutes ces émotions nous avons consciencieusement fait notre récupération après le podium.

Notre retour en France est prévu demain matin sur Paris. Cette journée devrait être rythmée par les sollicitations médiatiques. Je prendrai ensuite le train jusqu’en Lorraine. J’interviendrai de mardi à jeudi sur la Centrale EDF de Thionville pour une formation « Geste et Posture ». Je remonterai ensuite sur la capitale pour rejoindre mon club et participer au championnat de France à Mantes-la-Jolie. L’agenda est décidemment bien rempli !

Encore merci pour tous vos messages et votre soutien. L’aventure continue !

Voici le lien pour revivre la course (LM2x)

Bonnes soirée.