Une belle brochette !

05/02/2017
Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Crédit Photo : FFSA (Lionel Piquard)

Quand vous pronostiquez et tombez aussi loin de l’objectif, il est dur de cacher sa frustration, malgré ce 6’03’’2 dont je reste très fier !

Comme beaucoup j’imagine, c’était la première fois que je ramais à Charléty. Tous les Opens auxquels je suis allé ces dernières années se tenaient au stade Pierre de Coubertin. Il était donc intéressant d’arriver vendredi après-midi pour s’imprégner de l’ambiance et des lieux. Mais ça m’a surtout permis de tous vous croiser, ou presque : jeunes, moins jeunes, connaissances, amis, professeurs, entraîneurs, bénévoles, éducateurs, accompagnateurs, ou « juste » passionnés ! Les occasions sont si rares dans la saison, heureusement que celle-ci existe.

Comme je vous l’avais annoncé, la fatigue était encore bien présente ces derniers temps. C’est quelque chose de récurrent à cette période-là. Nous sommes généralement au plus bas physiquement dans la saison. Mais c’est important si nous voulons terminer l’année avec le pic de forme escompté. Le contexte n’est donc jamais propice aux grandes performances. Ce qui rend le test de Février toujours difficile…surtout devant des exigences personnelles, qui elles, ne baissent jamais !

La nuit de vendredi à samedi fut pourtant excellente. Couché 21h, réveillé 7h30, un évènement rare ! En me levant la forme n’était pas olympique mais ne semblait pas mauvaise. Du moins assez bonne pour espérer passer définitivement sous la barre des 6’ officiellement.

L’attente à l’hôtel ne fut pas si longue. Le trajet en Tramway non plus. Une fois arrivé, je suis directement allé me peser avec les poids légers. Pas de fausse note en montant sur la balance, un premier pas ! Je suis ensuite monté dans la salle de repos qui avait été spécialement aménagée et qui nous était dédiée. Je m’y suis posé en attendant mon heure. Une fois encore, le temps défila. Deux ergomètres avaient été mis à notre disposition dans l’espace pour que nous puissions démarrer l’échauffement au clame. Les jambes semblaient lourdes au démarrage, mais avec l’expérience je savais que ce n’était pas un indicateur fiable. Car je me suis déjà surpris à faire de bons chronos alors que plusieurs signes physiques sous-entendaient le contraire. Après une vingtaine de minutes, je suis descendu rejoindre la « meute » dans la chambre d’appel. L’autorisation de rentrer dans l’arène et prendre possession de notre machine fut rapidement donnée. J’étais bien encadré, entre Pierre et un Danois, venu spécialement pour l’occasion. Mais pas le temps de papillonner, juste de quoi régler mon « drag factor » (163) et d’enchaîner quelques coups avant que l’arbitre nous demande de poser les manches pour lancer la procédure. De grandes inspirations (presque rituelles maintenant) vinrent chasser le peu de stresse encore présent. Ce fut dans un silence de cathédrale que le compteur lança le départ. Je crois compter quatre coups avant que tout ne s’arrêter et que le faux-départ soit annoncé : Ergo 10 ! Le coupable ne pouvait plus se cacher. De quoi grincer des dents, surtout quand vous savez l’intensité et l’influx nerveux qu’il est nécessaire de dégager pour bien lancer la roue. Mais le mal était fait, il fallait rapidement se reconcentrer et rester prêt mentalement. Tout le monde repris position. Le deuxième fut le bon.

Je voulais faire une course d’attente et prendre le moins de risque possible. Le premier 1000m parut donc long, très long, trop long ! Je contrôlais constamment ma respiration et mon effort, allant même jusqu’à fermer les yeux pour affiner mes perceptions. Je gardais malgré tout un œil attentif sur l’écran, il n’était pas question de s’endormir. Dès la mi-course passée, l’intensité repris un cran. Mais je compris rapidement qu’il serait dur d’atteindre mon objectif du jour en ce samedi 4 Février. Les jambes répondaient moins et le compteur ne cessait de me le rappeler. Mes derniers espoirs résidaient donc dans le sprint final, en vain ! Même scénario qu’à la mi-parcours, la désillusion prit vite le dessus. Il s’agit donc de donner le meilleur jusqu’au bout pour finir sans regret ; bien que la déception ait déjà pris une place importante dans mon subconscient. C’est ainsi que s’acheva le test, en 6’03’’2 (1’30’’9, 1’30’’9, 1’30’’8, 1’30’’6) ! Belle régularité, mais hélas, insuffisante hier. On ne peut pas tout le temps gagner contre la machine !

Heureusement, cette pseudo déception fut rapidement effacée par les performances des copains. Stany et Pierre terminent proches de leurs records personnels. De quoi constituer un podium 100% Lxmen au classement national.

Autre fait marquant de la journée, la rencontre d’Alexandra. Pour ceux qui ne la connaissent pas, voici le lien pour découvrir le défi qu’elle s’est lancée. A partager sans modération bien sûr ! Une belle rencontre, en « vrai » cette fois ! L’épopée se poursuit et prend progressivement forme. A suivre de très très près !

Autre rencontre et autre aventure, celle  de l’AviSourire ! De l’aviron, encore, mais cette fois pour soutenir le handicap. Un projet différent mais tout aussi attachant. Je vous laisse également découvrir les objectifs qu’ils se sont fixés.

Les « grands » médias semblent s’être intéressés à l’évènement. Est-ce un hasard ? Est-ce parce qu’il s’agit d’un championnat d’Europe ? Ou bien juste à cause de la proximité géographique ? Nous ne le saurons probablement jamais. Quoi qu’il en soit nous pouvons lire quelques lignes dans L’Équipe aujourd’hui, et voir quelques images en Replay sur Tout Le Sport (TLS) d’hier. Pourvu que cet élan en appelle d’autres.

Je viens de rentrer sur Lyon. Au menu ce soir, crêpes ! Pour ma bonne conscience, je n’ai pas souhaité fêter la chandeleur jeudi soir. Je m’étais promis d’en faire quelques-unes une fois le test ergomètre passé. C’est donc chose faite !

Le week-end n’aura pas été de tout repos, et la semaine à venir est encore bien chargée. Nous repartons en stage sur Aiguebelette lundi 13 Février. Je suis impatient d’y être pour enfin me poser et souffler.

Bonne soirée.


L’or à Poznan !

31/05/2015
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Avant le 14 Juillet pour les Français il y a le 31 Mai offert par le groupe des Poids légers : deux marseillaises à une heure d’intervalle sur le « Malta Lake » de Poznan. C’est une journée complètement folle qui s’achève pour nous.

Pierre a déjà tout des Grands : une première place, une superbe marseillaise, un chrono au goût de record…A tout juste 21 ans je ne dirais qu’une chose…Black Jack ! Merci d’avoir lancé la journée d’aussi belle manière et chapeau bas !

Une heure plus tard nous réalisions la passe de trois. Une course pleine d’intensité, animée par un duel franco-britannique. Juste avant le départ la pression était palpable mais quelques mots suffirent à recentrer notre attention sur l’essentiel. « Faisons des choses simples ! » « Un bon départ et une course d’attente jusqu’au 1000m » « bien souffler et bien faire ramer l’autre ». Ce sont finalement les seuls mots que nous nous sommes échangés. Les premiers coups furent bons. La différence avec les Norvégiens se fit rapidement. Mais sur tribord les anglais n’accusaient aucun retard. Au passage du premier 500m j’eus même le sentiment que leur pointe prenait l’ascendant. Heureusement Stany m’informait constamment de notre position. Je n’avais qu’à me concentrer sur mon geste, un luxe. Notre première relance arriva à la mi-parcours. « Du coup par coup » me lança Stany! Un mot de code désignant pour nous des séries basées plus sur la technique que l’intensité. L’écart commença alors à se creuser avec nos amis anglais. A 700m de la ligne d’arrivée Stany repris la parole « Jambe ! ! ». Il avait dû pressentir une opportunité. Cette fois l’intensité prit le pas et l’instant d’après la cadence un cran. La volonté de creuser l’écart encore et encore anima clairement mon esprit dès lors. C’est à 39 coups par minute que nous avons avalé les derniers 600m : surement galvanisé par l’enjeu et l’envie de se mettre hors de porter de toute attaque. L’investissement fut si fort que les ultimes coups de rames furent durs à donner. Le « BIP » final arriva comme une délivrance. L’acide lactique et la dette en oxygène prirent la relève, mais qu’importe, la victoire était acquise et le ponton d’honneur n’attendait plus que nous pour chanter la Marseillaise.

Malgré toutes ces émotions nous avons consciencieusement fait notre récupération après le podium.

Notre retour en France est prévu demain matin sur Paris. Cette journée devrait être rythmée par les sollicitations médiatiques. Je prendrai ensuite le train jusqu’en Lorraine. J’interviendrai de mardi à jeudi sur la Centrale EDF de Thionville pour une formation « Geste et Posture ». Je remonterai ensuite sur la capitale pour rejoindre mon club et participer au championnat de France à Mantes-la-Jolie. L’agenda est décidemment bien rempli !

Encore merci pour tous vos messages et votre soutien. L’aventure continue !

Voici le lien pour revivre la course (LM2x)

Bonnes soirée.


En route pour la Finale !

30/05/2015
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, cette journée s’achève sans une fausse note pour le groupe des Poids Légers. Pierre a, une fois de plus, montré la voie ! Il s’impose en patron dans sa demi-finale sur un bassin agité et exigeant. L’autre manche du skiff est remportée par le Serbe (battu lui-même par notre Toulois national en Série hier). Aucune pression ne semble l’atteindre, le Jeune est décidément armé pour la finale de demain. Une demi-heure plus tard nous étions à notre tour sous les ordres du starter. Nous avons suivi la même organisation qu’hier. Aujourd’hui à la pesée, ce sont nos amis anglais qui sont arrivés tout en sueur. Même si ça ne les a pas empêchés de dominer les norvégiens ce matin, je vous rassure, de notre côté nous avons assez de marge pour éviter ce scénario. Les conditions météo ont vraiment été passables : les vagues formaient ponctuellement des moutons et les rafales s’occupaient de balayer le reste du lac. D’ailleurs, l’alignement au départ aurait pu être problématique si le feu avait tardé à s’allumer. Notre temps de réaction et nos premiers coups de pelles nous ont directement placés en tête. Un schéma de course idéal pour poser son geste et travailler sereinement. Toute notre attention s’est portée sur la technique. Ces efforts ont vite payé. Les écarts se sont creusés sans qu’aucune série ne soit lancée. La rigueur de nos inversions et le relâchement ont été la clef de la réussite. Nous gagnons nettement notre demi-finale et gardons le meilleur temps au général (6’16’’55). La récupération s’est faite au sol pour éviter une quelconque blessure ou contracture due au bassin.

Voici le tirage de la finale :

TURQUIE / NORVEGE / FRANCE / ANGLETERRE / PAYS-BAS / IRLANDE

La course est prévue à 11h48 ! Nous serons idéalement placés entre les norvégiens et les anglais. Les repères ne manqueront pas. J’ai déjà hâte d’y être. La météo devrait s’améliorer et le vent caler un peu. Depuis hier les sensations sont bonnes et la forme aussi. Nous connaissons notre partition, l’interprétation fera la différence. Les pelles sont dans nos mains !

Voici le lien pour suivre la course en Live !

Encore merci pour votre soutien !

Bonne soirée !


Une bonne entame !

29/05/2015
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, c’est une journée pleine de promesses qui s’achève. Pierre a clairement donné le ton ce matin en s’imposant devant le Slovaque (vainqueur sur le Coupe du Monde de Bled). Par la même occasion il signe un beau chrono et passe sous la barre des sept minutes en skiff, belle performance !

Cela fait une semaine que mes nuits sont de plus en plus courtes. J’ai toujours peur que la fatigue soit le principal responsable. Fausse alerte ! La forme est au contraire excellente. La surcompensation joue son rôle et le corps s’adapte aux besoins. Les voyants sont au vert et mon quota de sommeil est donc réduit. Il a fallu occuper tout ce temps libre pendant notre préparation mais maintenant que la compétition est lancée le problème ne se pose plus. Les journées sont bien rythmées : pesée, échauffement, course, récupération, repas….

Au réveil nous bénéficions d’assez de marge pour déjeuner. Un luxe que tous nos adversaires n’ont pas eu ce matin. Je pense notamment à nos homologues norvégiens qui sont arrivés en sueur à la pesée probablement à cause d’un surplus de poids. En prenant le Bus de 8h nous sommes arrivés pile à l’heure pour monter sur la balance officielle. Nous avons ensuite patienté sous la tente France avant d’enfiler nos basquets et commencer l’échauffement. Nous avons eu la chance de voir Pierre ramer sur sa Série.

Les consignes de l’entraineur nous ont été données juste avant la mise à l’eau. Le vent soufflait dans l’axe sans lever de vagues : des conditions presque idéales pour signer un gros temps. L’envie d’en découdre était tellement forte que nous sommes rentrés partiellement dans le balisage de la Série d’avant (jusqu’à ce que la situation nous ramène à la raison).

Une fois aligné et accroché au ponton l’arbitre lança la procédure. Avant que le feu ne s’allume je pris le temps de jeter un dernier coup d’œil sur la concurrence. On peut vite se sentir isolé quand on est sur un couloir extérieur. J’y trouve au contraire un avantage : certaines attaques peuvent passer inaperçues. Il « suffit » de tourner la situation à son avantage.

La course s’est vite décantée. Nous avons pris un bon départ et avons maintenu nos efforts jusqu’à l’entrée du dernier 500m. Grâce à notre avance aucun sprint final ne fut nécessaire. Nous franchissons la ligne d’arrivée en 6’20’’55 et signons le premier temps au général. De bon augure pour demain. Le tirage des demi-finales est à notre avantage, nous évitons les norvégiens et les anglais (qui restent nos principaux concurrents sur ce championnat).

Voici le tirage :

SUISSE / PORTUGAL / FRANCE / PAYS-BAS / TURQUIE / HONGRIE

Notre course est prévue à 10h45 ! Les trois premiers gagneront leur ticket pour la grande finale. Le lien pour suivre les courses est le même qu’hier !

Voici l’article de présentation de notre double édité par la Fédération.

A demain


Lac Malta !

28/05/2015
Crédit Photo : Lionel Piquard

Crédit Photo : Lionel Piquard

Bonsoir, l’attente touche à sa fin. La journée n’a pas été trop longue.

Depuis 2009 rien n’a changé. L’Andersia Hôtel tient encore son rang. La restauration, la literie et le Wifi restent irréprochables. Le Bus met toujours vingt petites minutes pour nous déposer devant les immenses bâtiments bétonnés. Ces vestiges de l’URSS, posés ici pour traverser les siècles sans prendre une ride, ressemblent à un assemblage de Légos aux couleurs délavées et kitschs. Les repères sur le lac Malta sont vite revenus. Pour cette unique sortie en double avant le début des hostilités nous avons refait du travail de vitesse. La fatigue de la veille s’est rapidement dissipée pendant l’échauffement. Les températures sont légèrement en dessous des normales de saison hexagonale. Le vent dominant semble toujours à l’avantage du chronomètre. Avec un peu de chance les conditions permettront de signer un bon temps avant la fin du week-end. A suivre…

Le tirage des Séries est tombé. Voici le nôtre :

REPUBLIQUE-TCHEQUE / POLOGNE / IRELAND / GRECE / FRANCE

La course est prévue demain matin à 10h25. Voici le lien pour la suivre en Direct.

Les trois premières places donneront accès aux demi-finales de samedi. Sur le papier la concurrence est connue. Elle devrait nous aider à faire un bon parcours tout en limitant la pression. Il sera important de s’employer quel que soit la physionomie de la course pour stimuler les organismes, et entamer le processus de surcompensation pour monter en puissance jusqu’à dimanche.

Pierre donnera quant à lui les premiers coups de rames pour le camp tricolore.

Bonne soirée !


De Lyon à Aiguebelette !

23/05/2015

Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonjour, j’ai décidemment du mal à vous écrire en ce moment. Les journées s’enchainent et le temps manque.

Comme pour Romans, le stage de Bellecin s’est fini sous la pluie. Il était temps de quitter les lieux. Après deux parcours contre le reste de la flotte française une réunion s’est tenue avec l’encadrement. La concurrence au sein du double poids léger s’arrête ici et Stany reste titulaire. Une pensée évidente pour Pierre dont la déception est énorme. L’aventure continue en skiff pour lui. Même si ma place dans le bateau n’était pas remise en cause j’ai très mal vécu la situation. J’espère que notre groupe ne gardera aucun stigmate de cet épisode et qu’il contribuera, au contraire, à renforcer la motivation de chacun.

Depuis mon retour sur Lyon les évènements se sont enchainés. Entre deux entrainements j’ai eu le temps de déjeuner avec d’anciens amis du Lycée samedi dernier. Le lendemain j’accueillais Maxime Goisset (mon coéquipier des deux derniers championnats de France en double) pour ramer sur le Pôle et préparer le prochain championnat. Les sensations sont vite revenues malgré le vent et la vague.

Sur le début de semaine j’étais en formation d’ostéopathie. C’est presque la fin. Pendant quatre jours nous avons encore fait des révisions. A l’image de musiciens acharnés répétant leurs gammes nous avons passé en revue les techniques pour contrôler et peaufiner nos gestes. Répéter encore et encore pour maitriser nos classiques, gagner en assurance et en précisions.

La reprise de la musculation lundi a encore laissé des traces et de belles courbatures. La reprise du skiff n’a pas été simple non plus après 15 jours de double. J’ai ramé mardi et mercredi avec mon autre coéquipier de club Julien Gazaix (toujours dans la perspective de préparer le prochain championnat). Impossible par contre de naviguer à Lyon jeudi et vendredi à cause du vent. Nous venons d’arriver sur Aiguebelette pour entamer la préparation de Poznan mais la météo est guère meilleure.

La liste des engagés sur le championnat d’Europe vient de sortir. Beaucoup de gros concurrents manquent à l’appel. Je pense aux Italiens, aux Allemands, aux Suisses et aux Danois. Nous aurons largement de quoi faire avec nos amis Norvégiens mais je reste surpris qu’autant de nations ratent un rendez-vous aussi important.

Je suis passé hier matin au cabinet pour faire un peu d’administratif. Il semblerait que mon remplacement se passe bien. Tant mieux !

Voici le lien de l’interview faite par Emmelieke Odul à 100 jours du championnat du Monde ! Merci !

 

 

 


En route pour la Demi-Finale !

30/05/2014
Crédit Photo : FFSA

Crédit Photo : FFSA

Bonsoir, une première course et une belle entame ! Après la blessure de mon compère et notre non-participation en double au mondial de Chungu l’an dernier, nous étions pressés de reprendre du service. Cette absence nous permit d’aborder la compétition en outsiders ! C’est avec beaucoup d’envie que nous sommes montés au départ ce matin. Les instructions données par l’entraineur n’ont pas réellement changées depuis 2013 : penser à ramer long, faire du « coup par coup », limiter les séries et user nos adversaires au train…..OK coach !

Le vent soufflait de ¾ face en rafales. Nous étions à la ligne d’eau 2, à l’extérieur du bassin, trop loin pour entendre d’éventuelles consignes de l’entraineur. Mais un bel atout pour échapper à la vigilance de nos adversaires et faire la différence le moment voulu. L’arbitre suivit la procédure habituelle : iI appela les équipages avant de donner le départ. Les yeux rivés sur le feu, l’attente ne fut pas longue, le rouge passa rapidement au vert ! Mais l’envie dépassa la technique sur le premier coup (cf : photo en illustration). Une pelle bâbord (la mienne) mal calée et un départ brouillon….Difficile d’imaginer pire comme entrée en matière. Mais à l’image de notre finale à Lucerne l’an passé où le même « incident » était arrivé, l’expérience évita que le stress n’empoisonne notre manière de faire sur le reste du parcours. La réaction fut immédiate nous permettant ainsi de rester dans la course sans que cette erreur ne nous pénalise de trop. Chaque coup de pelle fut donné avec vigueur. Malgré un gros investissement physique et une cadence de 35 coups par minute, toute mon attention était dirigée sur ma technique. Le bassin était exigeant, la différence allait aussi se faire là, sur la capacité de chacun à ramer propre et limiter les « déchets » techniques. Les écarts se creusèrent surtout dans la seconde moitié de parcours. Ce furent finalement les anglais et les autrichiens qui marquèrent le pas à 800m de l’arrivée. Même si notre avance à l’entrée des derniers 200m nous assurait une qualification en demi-finale, nous avions à cœur de marquer les esprits. Nous n’avons relâché nos efforts qu’une fois la ligne d’arrivée franchie. Les Hollandais prirent la seconde place qualificative à l’issue d’une course intelligente.

La surprise du jour vient du bateau danois (dans lequel rame le triple champion du monde en skiff Henrik Stephansen). Après un Eliminatoire décevant et un passage par les repêchages il ne parvient pas à gagner son billet pour la demi-finale de demain. Les autres protagonistes ont répondu présent : Suisses, Norvégiens, Italiens et Allemands sont en forme.

Le tirage de notre demi-finale vient de tomber. Le voici :

HONGRIE / ITALIE / SUISSE / FRANCE / POLOGNE / REPUBLIQUE-TCHEQUE

Les deux manches sont équitables. Les trois premiers seront qualifiés pour la grande finale. Notre course est prévue à 11h13 demain matin. Voici le Lien pour la suivre en Direct (quelques petites améliorations ont été apportées sur le site de la Fédération Internationale en attendant les images vidéo de dimanche). Demain matin l’enjeu sera de taille. Tout le monde tentera crânement sa chance ! A suivre…

Voici le Lien d’une petite vidéo réalisée par L’EQUIPE (sur notre Stany National).

Bonne soirée !