Bourges 2017

05/06/2017

Crédit Photo : Nadia Boudoux

Heureusement que le lundi de Pentecôte existe pour vous écrire ces quelques lignes.

Comme annoncé dans mon précédant article, la semaine a été chargée. Nous sommes rentrés le lundi de Racice. J’ai juste eu le temps de poser mes valises, laver mon linge, qu’il était temps de repartir. Je ne suis même pas resté 48h sur Valenciennes. Après mon passage éclair dans le nord je suis donc descendu sur Lyon. J’y étais attendu pour une intervention au sein du groupe April. L’entreprise organisait ce jeudi un séminaire pour ses collaborateurs. Ce fut une superbe journée. La météo permit de respecter le programme et de faire découvrir l’activité. Après ce moment de partage il fallut reprendre la route. Le club me récupéra vendredi matin. Direction Bourges et le championnat de France bateaux longs. J’y étais inscrit en double avec mon coéquipier de l’an dernier Julien Gazaix. Même si nous n’avions pas pu ramer ensemble avant ce week-end, notre ambition était claire : conserver notre titre fièrement acquis en 2016. Mais passer du statut d’outsider à celui de favoris n’est jamais simple. Surtout en ne disposant que d’une sortie sur le Val d’Auron pour accorder nos violons. Heureusement, la série et la demi-finale permirent de retrouver quelques repères. Hier, nous nous sentions prêts : les jambes répondaient bien depuis le début, les sensations étaient de plus en plus fidèles à celles de Gravelines…Mais avec, cette fois, des conditions de navigation idéales. Tout était donc réuni pour que nous prenions un maximum de plaisir sur cette finale. Et ce fut le cas ! Après un excellent départ et une belle empoignade sur le premier 1000m, nos attaques dans le troisième 500m payèrent assez pour nous assurer la victoire. Mais la fréquence continua qu’augmenter, l’intensité aussi. Comme si le seul plaisir de gagner ne suffisait pas. Chaque coup fut donné comme s’il s’agissait du dernier, jusqu’à ce que la corne retentisse et nous libère. La joie put alors prendre le relai. Un nouveau tee-shirt, une nouvelle médaille, un nouveau fanion, et encore une superbe aventure humaine avec mon coéquipier de club et mon entraineur.

Nous sommes rappelés ce mercredi avec l’équipe de France. Cette fois sur Aiguebelette pour préparer la coupe du monde de Poznan. Le temps passe trop vite décidément…

Voici le lien vidéo pour revivre notre course (à partir de 1h40’30).

Bonne soirée.

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Et de ∞

21/04/2017

Bonsoir. Avec mon déménagement sur Valenciennes je n’ai pas trouvé le temps de vous écrire plus tôt. L’attente aura été longue mais voici enfin quelques lignes pour revenir sur la finale de Cazaubon.

Si tous les 2000m pouvaient être aussi courts ce serait le Nirvana. En y repensant, je crois avoir fait l’une de mes plus belles courses d’aviron. La journée n’avait pourtant pas bien démarré avec une balance m’affichant 72,9kg au réveil. Ce fut un véritable coup de massue. Une première en 10 ans. En plus de ne rien manger, j’allais devoir m’activer pour me délester de 400g. Quinze minutes à transpirer sur l’ergomètre suffirent à me ramener au poids réglementaire. Ce n’est jamais ce qui est recommandé. Mais cette fois je n’avais guère le choix. Moi qui ne fais habituellement pas de réveil musculaire, ce changement ne fit qu’ajouter du stress à ma préparation…un stress positif finalement. L’enchaînement fut donc rapide : juste après être monté sur la balance officielle je me suis empressé de boire et manger pour avoir le temps de digérer. J’ai ensuite pris quelques minutes pour m’allonger et me reposer. Je sentais que le bonhomme en avait besoin. L’heure de l’échauffement arriva peu de temps après. J’ai alors enfilé mes baskets et ôté mon manteau, puis me suis élancé sur le chemin de halage. Je me suis rapidement retrouvé seul, accompagné du seul bruit de mes pas. Chaque foulée venait effacer la précédente, ne gardant que l’énergie cinétique nécessaire à l’entretien du mouvement. Cette course automatisée me permettait de libérer mon esprit, de le laisser libre. Tantôt focalisé sur la course, tantôt complètement vide. Comme si l’alternance des deux était nécessaire pour maintenir une forme de relâchement, de détachement sur ce qui allait arriver. Avec les années, ce mécanisme semblait s’imposer de lui-même, comme automatisé, pour éviter que le stress ne vienne me paralyser…le bénéfice de l’âge ! J’étais conscient que la journée n’avait pas démarré comme je l’entendais, mais la raison m’avait rapidement remis sur les bons rails. En repensant à tous les entraînements accumulés cet hiver je venais de tuer le doute. Depuis le début du week-end la forme était excellente, ce n’était pas 15 petites minutes d’ergomètre qui allait impacter ma performance sur la matinée. Avant de rebrousser chemin je pris le soin de faire plusieurs grosses respirations pour aussi préparer mes poumons à ce qui allait arriver. Quelques étirements et mouvements articulaires vinrent également rythmer le retour. Mon corps était prêt, le discours du coach allait maintenant conditionner mon esprit. En arrivant au bassin je fis un crochet par le minibus du club pour troquer mes chaussures contre des adilettes, et récupérer mon strock ainsi que ma gourde. J’étais opérationnel. Bénéficiant encore de quelques minutes avant l’embarquement, je fis un premier voyage pour amener mes pelles au ponton. Mon entraîneur observait la scène, attendant que je veuille bien le rejoindre pour démarrer son « speech ». Chaque mot permit de redéfinir la stratégie. L’intonation, quant à elle, était là pour me galvaniser, me transformer en véritable machine à ramer. En me poussant au large, ce fut un dernier regard, le traditionnel clin d’œil. J’y étais ! La confiance transmise venait de se canaliser en énergie. Je pouvais monter au départ sans qu’aucune interrogation ne vienne me parasiter. Jusqu’au dernier moment tout se déroula sans encombre. Mais une fois installé dans les starting-blocks, de nombreuses algues semblaient stagner à la surface. Devant l’enjeu de la finale je n’ai pas hésité à lever la main et signaler le problème aux arbitres. L’horaire dut être décalé pour enlever et nettoyer les lignes d’eau. Tout le monde reprit ensuite ses positions. L’arbitre appela les équipages et donna un départ rapide. Il n’était pas question de s’économiser sur l’entame de course. Je devais absolument coller à Pierre, lui concéder le moins d’avance possible. Sans me soucier de la cadence, j’ai essentiellement focalisé mon attention sur le rythme et ma respiration. Mes efforts ont vite payé. Au premier point de passage nous étions bord à bord. Mais cela ne suffisait pas. Les jambes répondaient encore et le souffle suivait, il n’était donc pas question de baisser en régime. Les coups s’enchaînèrent, encore, et encore. Sans jamais regarder mon strock, je restai concentré sur ma course et mon geste. Les écarts commencèrent à se creuser, centimètre par centimètre. Tout comme dans la deuxième moitié de parcours, il n’y eu pas de cassure. Chaque coup de pelle semblait m’éloigner un peu plus de mon premier poursuivant. A l’entrée des bouées jaunes la victoire me tendait les bras. Les derniers coups de pelles furent donnés avec convictions. Ce n’est qu’une fois la ligne d’arrivée franchie que le chrono me fut communiqué. S’emparer du record de France et du bassin sur la finale, je crois qu’il n’y avait pas meilleur scénario. Quel week-end !

Malgré toutes ces émotions, le retour sur Lyon ne parut pas moins long. Ni mon déménagement sur Valenciennes le lendemain d’ailleurs. Mais tout s’est bien passé. Me voici donc installé là-haut pour un an. Les températures sont fraîches mais l’ensoleillement est sensiblement le même qu’à Lyon pour l’instant. Pourvu que ça dure. J’ai fait ma première sortie sur l’eau hier. Le bassin est vraiment top. Seules quelques péniches viennent perturber la navigation.

Nous repartons déjà lundi en stage. Direction le Jura et la Base Nautique de Bellecin. L’enchaînement ne laisse pas beaucoup de temps entre chaque échéance, mais c’est ainsi. L’ambiance nous fera rapidement oublier ce « petit » détail.

Voici le lien pour revoir les finales de Cazaubon. La nôtre démarre à 3h05.

Bon week-end.


Bientôt Aiguebelette !

27/03/2017

Deux semaines après la tête de rivière de Marignane les choses se précisent. Le plus dur est maintenant derrière nous. Le foncier accumulé et capitalisé durant l’hiver sera les fondations de la saison internationale. Mais avant de se projeter aussi loin il faudra passer le championnat de France en skiff. Point de passage obligatoire et incontournable dans la préparation, il fait office de juge de paix pour l’encadrement fédéral. Aucun passe-droit n’existe, quel que soit votre statut et votre palmarès les compteurs sont remis à zéro. Mais malgré la pression que cela représente, je m’entraine pour faire des courses. C’est donc avec le sourire et l’envie que je voie se rapprocher l’échéance. La première étape aura lieu ce week-end sur Aiguebelette avec le championnat de zone Sud-Est. Chaque rameur doit passer par là s’il veut se qualifier au championnat de France. Me concernant le scénario sera un peu « différent » cette année. Ayant remporté le contre-la-montre en début de mois, j’ai le privilège d’être nommé « quotas » par la fédération. Je suis donc dore et déjà qualifié pour les Frances (même si ma participation ce week-end est exigée par la direction technique nationale). Ce statut me permettra néanmoins de concourir non pas contre mes camarades poids légers, mais contre mes homologues poids lourds. L’entraineur national a souhaité que je m’inscrive dans cette catégorie pour créer du « challenge ». Je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que la forme soit optimale car l’enjeu est de taille. Stany Delayre et Pierre Houin feront de même dans leurs zones respectives. Matthieu Androdias, Hugo Boucheron et Thibaut Verhoeven seront donc nos nouveaux adversaires…David contre Goliath, verdict dans quelques jours maintenant. Petite précision, nous irons quand même nous peser avant chaque course pour respecter le règlement et le processus de sélection traditionnellement imposé aux rameurs poids léger.

Même si peu de temps s’est écoulé depuis Marignane, la préparation me parut longue. C’est sans cesse le même refrain : plus la compétition approche et plus il devient difficile de s’entraîner. Je traîne des pieds, pas par flemme, mais par impatience. Le compte à rebours semble interminable. Chaque kilomètre vous rapproche un peu plus du but, mais semble interminable. Comme si le temps s’arrêtait ! Idem pour le régime ! Vous comptez les jours vous séparant de la dernière pesée. Chaque repas passé vous libère d’un poids…

J’étais ce week-end sur Valenciennes. J’ai commencé à déménager quelques affaires. Ce sera toujours ça de moins à charger dans ma voiture après Cazaubon. Ces deux jours sont forcément passés vite, mais la météo nous a permis d’en profiter à fond. Notamment le samedi où nous sommes allés sur Lille pour visiter, mais aussi assister au match de Top 14 opposant Clermont-Ferrand au Racing 92. Bref, je crois que je commence déjà à me faire à ma nouvelle et future vie dans les Hauts de France.

Un court métrage passera à la télévision demain  soir (mardi 28 Mars) sur France 3 vers 20h10. Il s’agit de l’interview tournée avec Pierre sur Paris en début d’année. Le thème : en quoi le sport est vecteur de confiance !

Je terminerai cet article par quelques lignes à Julien Bahain et Cédric Berrest. Anciens camarades de l’équipe de France, ils ont surtout été mes parrains aux Étoiles du Sport. C’est donc avec émotions que j’apprends leur départ à la retraite. A très vite messieurs !


Seven !

04/04/2016
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Bonsoir, c’est avec un peu de retard que je reviens sur cette finale ! Mais les évènements se sont tellement enchainés qu’il m’aurait été difficile de vous écrire plus tôt je pense.

A aucun moment sur le week-end le régime n’aura posé de problème. La marge a toujours été suffisante pour m’alimenter correctement les heures précédant la course.

La  nuit de samedi n’a pas été trop perturbée malgré l’enjeu que représentait ces 2000m. Le plus dur était donc presque passé. La forme était bonne et les jambes paraissaient moins lourdes que la veille. Les voyants semblaient donc au vert. Allait maintenant se poser le problème des conditions météo. Depuis une semaine les prévisions annonçaient du vent contre. Et cette fois, jusqu’au dernier moment ils virent juste. En arrivant avec le minibus du club le constat était évident : nous allions revivre le bassin de 2015. Sans préférence aucune, il allait néanmoins falloir en prendre compte dans la stratégie de course. Après être passé à la tour d’arrivée et monté sur la balance officielle, je me suis posé dans les gradins comme spectateur. Quel plaisir de regarder les autres ramer. Les premières courses, animées par les juniors, me rappelaient de bons souvenirs…et oui, déjà dix ans ! Dix ans que j’ai découvert le lac de l’Uby et son ambiance si particulière. Le temps passe vite décidément. Je ne suis pas encore un dinosaure mais quand le compteur passe à deux chiffres, il y a de quoi sourire ! Mais une heure tapante avant la finale, plus le temps d’être nostalgique ou de ressasser, il faut aller s’échauffer. A partir de cet instant, tout devient plus opaque, plus lointain. Chaque foulée nous éloigne un peu plus des eaux mortes du lac pour que le silence accapare l’espace. La voie du speakeur et les encouragements ne sont plus qu’un vague brouhaha. Vous vous retrouvez seul, au calme, avec vous-même, vos pensées, vos peurs, vos motivations. Le souffle s’accélère et les muscles sont de plus en plus chauds. Après quelques assouplissements les articulations semblent se délier et prêtes à l’effort. Vous vous sentez tellement bien que vous n’avez presque plus envie d’y aller. Comme une crainte inexplicable qui se dresse devant tant de mois de durs labeurs. Mais l’hésitation ne fait que traverser votre esprit et s’éloigne aussi vite. Vous reprenez la route du retour. En arrivant, mon entraineur m’attendait. Les premiers mots furent habituels, justes là pour recadrer le discours. Les phrases qui suivirent posèrent la tactique. Il avait tout analysé, tout calculé, aucun détail ne semblait lui avoir échappé. Je connaissais la musique, et il venait de me donner la mesure. Je n’avais alors plus qu’à réciter la leçon, à appliquer le cours, et y glisser un zeste d’interprétation. Ses derniers mots, juste avant de prendre le large, n’eurent pas de mal à trouver de l’écho chez moi. Ce savant mélange continua de résonner dans ma tête et de m’accompagner jusqu’au départ. Une fois rentré dans ma ligne d’eau l’arbitre annonça dix minutes ; de quoi finir de s’échauffer dans le balisage et placer une dernière accélération. Puis, demi-tour, direction les starting-blocks. Je vins m’accrocher au teneur de bateau et quittai le surplus de vêtements. L’horaire semblait bien respecté et les équipages furent appelés. Le drapeau se leva….Partez ! C’est sans retenue que j’ai donné les premiers coups, ni les suivant d’ailleurs ! Il fallait absolument que je garde le contact avec Pierre. Je connaissais ses qualités de puncheur, il ne fallait pas lui laisser d’air, toujours rester engagé et au contact. Stany partit aussi vite que moi. Après 500m de course le podium semblait déjà joué. Nous étions trois aux avant-postes pour nous disputer les médailles. Pierre continua d’appuyer chacun de ses coups pour maintenir son avance, tandis que Stany marquait légèrement le pas au passage des 1000m. Ce fut alors le début d’une longue lutte, d’un mano à mano  avec Pierre. Et chaque bouée nous rapprochait un peu plus de l’arrivée, sans qu’aucun écart ne se crée. Mais à 600m de la ligne, mon oreille sembla déceler quelque chose. Comme une cassure dans le rythme sur tribord. Il semblait être à la peine, ou en tout cas, quelque chose se passait. La brèche venait de s’ouvrir. Il fallait s’y engouffrer. Sans calculer les réserves qu’il me restait, je repris un cran en cadence pour échapper, enfin, aux griffes touloises. En arrivant dans les derniers 250m, l’écart m’assurait presque la victoire. Trente coups de rames me séparaient d’un septième titre. « Aller, plus que trente »…..ou devrais-je dire, encore trente! Ce fut long, très long, mais le plaisir ne fut qu’amplifié par le sentiment d’avoir tout donné aujourd’hui ! Un « BIP » final au goût de délivrance, rapidement suivi d’une monté d’acide nettement moins sympathique. Mais c’était fini, le plus important était là. La remise de récompenses se fit juste après. Un podium identique à l’an passé, 100% LXMEN !

La route du retour fut longue mais sans encombre. Les évènements vont maintenant s’enchainer. Dans une semaine nous repartons en stage sur Aiguebelette. Me voici associé à Pierre jusqu’à Lucerne. Une décision finale sur la composition de l’embarcation sera prise par la fédération à ce moment. A suivre…


Finale à Cazaubon !

02/04/2016
Cazaubon 2016

Crédit Photo : Média Aviron

Bonsoir, le lac de l’Uby s’est transformé en l’espace de quelques jours. Les berges sont complètements occupées par les bateaux. On ne cesse de croiser des rameurs courir pour s’échauffer, ou sur l’ergomètre pour faire tourner la roue et récupérer. Après le vent et les grosses averses de jeudi, le beau temps semble s’être installé assez durablement pour que nous passions un bon week-end. Depuis hier, le bord du bassin grouille de monde. Nous nous rendons alors compte qu’il s’agit bien d’une édition spéciale sur cette année olympique. Plusieurs billets vont être distribués pour les Jeux de Rio. L’enjeu est énorme et les athlètes en ont conscience. Jusqu’à présent la tension n’était peut-être pas palpable, mais dès demain tout va se tendre.

Les parcours d’hier se sont bien passés. Même si je ne suis pas un aficionado des contres-la-montre, je pense avoir fait une bonne entrée dans la compétition. Le vent était légèrement favorable, un scénario que j’affectionne particulièrement et qui me permet de tenir un cadence soutenue tout au long des 2000m. Une fois fini, pas le temps de chômer : la récupération est faite dans la foulée, suivie d’une bonne séance d’étirements, d’un repas et d’une grosse sieste pour arriver en forme sur la Série du soir. Mais cette fois, changement de sens pour le vent. Heureusement, les adversaires semblaient aussi fatigués que moi. La hiérarchie fut alors respectée dans chaque manche.

Ce midi, j’étais en demi-finale contre mon coéquipier d’Aiguebelette. A ce beau tirage venait s’ajouter Morgan Maunoir et Thibault Remy, respectivement champions du monde en 4x (Elite et U23). Une belle brochette de quatre athlètes, mais seulement trois places qualificatives. Cerise sur le gâteau, le vent soufflait contre et fort en rafales. Avec Stany, nous avons rapidement creusé l’écart. A la mi-course, nous semblions presque assurés d’aller en finale. Mais derrière, la lutte était âpre. Il fallut attendre la photo finish pour départager les deux concurrents. Triste sort et dure loi du sport pour Morgan qui rate finalement le coche pour deux minuscules dixièmes de seconde. Thibault prend donc la troisième place. De mon côté, les sensations n’auront pas été franchement bonnes aujourd’hui. Le bassin était vraiment difficile et ne permettait pas de s’exprimer techniquement à 100%. Hélas, les prévisions pour demain ne semblent pas meilleures. J’espère que nous pourrons quand même bénéficier d’une petite accalmie dominicale.

Je vous donne donc rendez-vous demain matin à 11h50 pour le dénouement de ce week-end haletant.

Voici le Lien pour suivre les courses en images.

Bonne soirée.


Bientôt l’Uby !

29/03/2016
Crédit Photo : Lionel Piquard

Crédit Photo : Lionel Piquard

Bonsoir, cette ultime semaine de préparation aura été usante psychologiquement et moralement. Les prévisions météo étaient mauvaises…et s’avérèrent juste malheureusement. Le vent a dicté sa loi ! A tel point d’ailleurs, que je suis monté mercredi et jeudi sur l’ergo pour remplacer ma séance en skiff. La bonne nouvelle, c’est que le physique n’en a pas pâti ! Les repères chronométriques et les sensations sont satisfaisants. Et la forme devrait encore remonter dans les prochains jours. Malgré le changement d’heure, ce long week-end de Pâques m’a permis de recharger les batteries.

Tout le matériel a été démonté et chargé sur la remorque ce matin. Nous avons bénéficié d’un beau bassin pour notre dernier entrainement sur le Lac de Miribel. C’est une maigre consolation après ce que nous avons enduré, mais j’ai su l’apprécier à sa juste valeur. Les bateaux voyageront demain pour arriver en début d’après-midi à Cazaubon. Presque tous les rameurs du Pôle suivront cette organisation. Pour ma part, je redescendrai sur Avignon dans la soirée après mes consultations au cabinet. Et je partirai avec le club jeudi matin. Je préfère fonctionner ainsi. Le voyage semble moins long et les moments avec mes coéquipiers de la SNA sont trop rares pour les rater.

Je vous donne rendez-vous vendredi matin pour le contre-la-montre.

Bonne soirée.

Good evening. This last week of preparation was physically and mentally tiring. The weather was terrible and no miracle happened! The wind ruled the whole week. It was so bad that I had to erg on Wednesday and Thursday instead of rowing my single. The good news is that I feel physically fine. Times and sensations are going well together. I will taper to max out my performance next weekend. Even with the time change, Easter was a great moment to recharge the batteries and rest.

This morning, we derigged and loaded the trailer. Méribel Lake was finally calm and flat for our last session. A little gift from the lake after what we endured. I enjoyed it as much as I could. The boats will travel tomorrow morning to arrive in Cazaubon in the afternoon. Almost all the rowers from the training center are going to do the same. I won’t. I will go down to Avignon after work and travel on Thursday morning with my club. I prefer to do so because it feels shorter to split the travel in two but also because I like to spend time with my club teammates. I don’t want to miss these opportunities.

See you on Friday morning for the first race of the 2016 National Championship and Trials for Rio 2016.

Have a great evening.

Traduction : Julien Bahain


Fin des vacances !

14/09/2012

Crédit Photo : FFSA

Bonjour à tous et à toutes, voici une nouvelle année qui commence ! Après un mois de vacances je reprends la plume. La rentrée est là avec son lot de bonnes résolutions. Mais avant de vous présenter tout cela je vais faire une parenthèse. Il me semble important de faire une petite rétrospective du mois écoulé car les dernières actualités auront quelque peu modifié mes plans. Peu de personnes étaient informées de mon projet d’intégrer l’Ecole Supérieur de Commerce de Paris (ESCP Europe). Ce désire s’était manifesté au cours de l’année 2011. Le projet avait muri jusqu’à ce que je prenne la décision de m’inscrire au concours. La session réservée aux sportifs de haut niveau était prévue le 28 Août. Quatre épreuves se succédaient dans une même journée. Il y avait deux écrits et deux oraux : respectivement anglais et Tage Mage, puis anglais et entretien de motivation. Le Tage Mage est un test de 90 questions sur 2h. On y trouve du calcule mental, de la logique, de la compréhension de texte…Ici, la difficulté réside dans le peu de temps imparti pour répondre aux questions. L’écrit d’anglais testait nos compétences en grammaire et en orthographe tandis que l’oral mesurait nos qualités d’expression. L’entretien de motivation permettait enfin au candidat de défendre un projet professionnel, le jury pouvait également poser des questions sur des thèmes plus généraux (actualité, motivation, personnalité, société…). J’étais rentré plus tôt de Londres pour gagner du temps sur mes révisions. J’avais essentiellement préparé le Tage mage et l’entretien de motivation. Il me semblait important de marquer des points sur ce type d’exercices. Lors de la journée je suis sorti rassuré de l’entretien mais frustré par ma prestation au Tage Mage. Sur l’anglais, mes impressions restaient, malgré ma préparation, à l’image de mes lacunes. Les résultats tombèrent deux jours plus tard et délivrèrent leur verdict : NON ADMIS ! ! ! J’ai vécu cette nouvelle comme un échec. La pilule fut dure à avaler. Le désir d’attaquer ce nouveau projet nourrissait ma volonté de réussir. L’organisation aurait été différente mais je m’étais fait à l’idée d’être parisien pour deux ans. Le mois d’Août n’aura pas été couronné de succès, tant pis ! Si la motivation est encore là en 2013, je tenterai une seconde fois le concours.

Lyon sera donc mon point de chute pour cette saison. Je vais rentrer dans la vie active tout en suivant une formation de Thérapie Manuelle (ou d’Ostéopathie). Je me laisse un an pour pratiquer et engranger de l’expérience sur le plan professionnel. J’espère finaliser mon emploi du temps avant la fin du mois et embaucher début Octobre.

Dans deux semaines courront les championnats de France séniors à Mantes-la-Jolie. Je ramerai en double poids lourds. Je vous donne donc rendez-vous là-bas pour certains. Je tacherai de poster un article hebdomadaire pour les autres.

Bon week-end