Welcome to Poznan

15/06/2017

Crédit Photo : FFA (Lionel Piquard)

Racice – Valenciennes – Lyon – Bourges – Valenciennes – Aiguebelette – Bergerac – Aiguebelette – Poznan…

Les voyages forment la jeunesse parait-il ! Mais disons plutôt qu’ils donnent au temps une toute autre dimension. Et parfois même, à cette fréquence, l’impression de ne pas pouvoir en profiter… mais ça reste éminemment plus grisant que la routine (bien qu’elle puisse me manquer par moment).

Nous ne sommes restés qu’une semaine sur Aiguebelette pour préparer cette Coupe du Monde. Cela peut paraitre court, mais c’est un format qui me plait. En effet, l’enchainement des compétitions à cette période modifie quelque peu notre rythme : les grosses séances d’entrainement se font essentiellement à la maison, tandis que le travail de vitesse se fait en stage. Il y a beaucoup plus d’alternance entre les cycles de « charge » et de « décharge ». Le repos est donc plus présent pour respecter le principe de surcompensation et garantir une forme minimum pour chaque régate. En résumé (et pour caricaturer), notre quotidien se résume à faire des courses et nous reposer. S’il n’y avait pas de régime au milieu de tout ça, ce serait probablement le meilleur moment de la saison. Mais indépendamment de sa durée, notre stage en Savoie s’est bien passé. La météo a été bonne et nous avons pu ramer tous les jours. Le bateau glisse de plus en plus et nous sentons bien que les kilomètres nous aident à progresser. Le moral est donc bon et nous sommes pressés d’en découdre.

Les tirages viennent de tomber. Il était annoncé que nos amis italiens seraient absents, mais la surprise vient aujourd’hui des anglais. Initialement inscrits sur la liste des engagés, ils sont donnés forfait. Nous n’en savons pas plus pour le moment, juste que plusieurs autres bateaux de la flotte anglaise sont dans le même cas. Donc affaire à suivre…Chez nous, d’autres embarcations se sont aussi retirées. Nous ne nous retrouvons plus qu’à douze. Le système de qualification se voit donc aussi modifié. En conclusion : si nous remportons notre Série demain midi nous serons directement qualifiés pour la finale de dimanche. Une véritable aubaine pour le régime. Car même si nous sommes au poids, les pesées officielles restent astreignantes !

Voici donc nos adversaires sur l’Éliminatoire :

JAPON 1 / JAPON 2 / FRANCE / PÉROU / ALLEMAGNE / CHINE 2

Course prévue à 12h40 ! Pour résumer, seul le vainqueur ira directement en finale, les autres devront passer par les repêchages. Pour l’instant nous ne connaissons que les allemands. C’est un bateau en reconstruction qui risque d’avoir progressé depuis le championnat d’Europe. Pour les autres, c’est l’inconnue. Il faudra donc rester vigilant !

A demain !


Championnat de zone à Aiguebelette !

08/04/2017

Crédit Photo : Média Aviron

Enfin je trouve le temps de vous écrire pour revenir sur ce week-end de compétition et cette finale épique.

Après une semaine de soleil, la pluie aura fait son grand retour pour Aiguebelette. Mais à choisir, je préfère les gouttes au vent. Car elles assurent généralement de meilleures conditions de navigation. Quoi qu’il en soit, l’issue de la régate ne reposait pas sur les prévisions météorologiques. Depuis le début de la semaine je me sentais en forme. De mon B4 (2000m progressif) à l’ergomètre sur Valenciennes jusqu’au B5 (500m cadence course) la veille des courses, les sensations étaient bonnes et les repères chronométriques aussi. Le régime ne m’a pas mis en délicatesse non plus. Bref, j’étais prêt à en découdre. Heureusement d’ailleurs car la concurrence allait être différente cette année ! Le tirage des Séries me laissa un peu de répit. La difficulté sur cette première journée vint surtout de la pesée. De son horaire plus précisément. Il fallut attendre midi pour monter sur la balance officielle. La matinée parut relativement longue, surtout quand votre horloge biologique interne vous réveille à 6h du matin. Heureusement la journée de dimanche n’allait pas poser de souci de ce côté-là : la demi-finale était programmée le matin et la finale quelques heures plus tard. C’est la récupération entre les deux qui allait être primordiale. Je m’attendais à tout sur la demi-finale. Beaucoup de scénarios étaient envisageables mais c’est finalement le meilleur qui se produit. Peut-être aussi parce que mon appréhension nourrit ma volonté de me mettre à l’abri : j’ai pris un super départ et me suis rapidement retrouvé aux commandes. Maxime Ducret et Benoit Baratin ont emboîté le pas tout en creusant l’écart sur le reste du peloton. A mi-chemin l’issue était scellée. Nous étions trois bateaux en tête pour trois places. Jusqu’à l’arrivée, presque aucune attaque ne fut placée, chacun se « contenta » de garder son rang pour limiter les dépenses énergétiques en perspective la grande finale. Le timing fut ensuite serré : tout juste le temps de rentrer se changer, se restaurer, faire une mini-sieste et ranger ses affaires…c’était l’heure ! Seul bémol, la digestion ! Trop content de passer la dernière pesée du week-end je n’ai pas su me raisonner sur le déjeuner. Une erreur de débutant qui me valut quelques peines sur le footing d’échauffement. Je me sentais ballonné et mon estomac ne cessait de me rappeler mon erreur. Heureusement, au moment du départ, l’adrénaline masqua bien des maux. Une fois aligné dans mon couloir, je n’avais d’attention que pour le drapeau de l’arbitre. En attendant le signal, je me repassais en boucle les mots de mon entraîneur. Les possibilités n’étaient pas infinies. Soit Hugo chercherait à faire la course devant, auquel cas il faudrait rester au contact et faire une course d’attente ; soit il me laisserait les commandes et tenterait de me doubler sur le finish, auquel cas il faudrait me mettre à l’abri avant les derniers 250m. Mais sur le départ, aucune question à se poser ! Dès que le drapeau s’abaissa je ne retins pas mes coups. Je donnai le maximum pour lancer ma coque. L’enchaînement fut légèrement moins bon que le matin mais me permit néanmoins de sortir en tête des starting-blocks. Il fallait donner du rythme, beaucoup de rythme et le garder, c’était l’une des consignes de l’entraîneur. Ce fut ma tâche principale sur le premier 1000m. Les écarts ne se creusèrent pas de suite. J’essayais de contrecarrer chaque attaque. Hugo était à moins d’une longueur et Maxime pointait juste derrière. Les écarts semblaient se stabiliser. A la mi-course l’intensité reprit un cran. La cadence grimpa de deux coups, la différence commença à se faire avec le reste du peloton, laissant présager un duel avec Hugo pour la victoire. Et ce qui devait arriver arriva : ce fut un immense mano à mano sur le reste du parcours. Une succession d’attaques et de réponses. Une vraie surenchère ! La cadence n’avait plus de limite, il fallait rester devant absolument. En plaçant une grosse accélération à 700m de la ligne, je pensais m’octroyer un répit, en vain ! Nous avions chacun décidé d’aller jusqu’au bout…au bout de nous-même ! Il fallut donc sortir le grand jeu pour venir à bout de Goliath. Une légère brise souffla au passage des derniers 250m, c’était le signale ! La cadence monta encore d’un cran 41…42…43…je savais qu’il me restait 30 coups de pelles à donner. 3×10 dans ma tête pour avoir l’impression que ça passe plus vite. « 10…allez, encore 10…allez plus que 10…..OUF ! » Sauvé ! Le BIP venait d’arriver. Ce bruit de corne à peine audible venait de me libérer et de livrer son verdict. C’était fait, avec une petite longueur d’avance, juste assez pour éviter de sortir la photo-finish. Je pouvais enfin savourer. La remise des récompenses se fit avec le sourire, un sourire qui reflète bien les valeurs de notre sport : celles d’athlètes qui ont tout donné et qui se saluent en attendant qu’une chose…une revanche, tout simplement parce qu’on aime ça !

Le retour sur Lyon s’est bien passé. L’avantage d’Aiguebelette c’est la proximité. C’est un peu comme courir à domicile. Car rentrer chez soi en moins d’une heure, c’est une réelle chance.

Une autre semaine est sur le point de se terminer. Les conditions météo ont été bonnes. Nous n’avons eu que deux jours de vent. Les températures sont si agréables qu’on rame en combinaison. C’est l’occasion de prendre de l’avance sur le bronzage. J’ai fait ma dernière séance de musculation au Pôle France mercredi. Une page se tourne avec mon départ pour Valenciennes. Presque 10 ans après mon arrivée, les barres vont enfin pouvoir se reposer ! Idem pour mon activité au cabinet. J’ai prodigué mes derniers soins hier. Cela faisait quatre ans et demi que j’y étais. Difficile de dire au revoir parfois, surtout aux patients que je suivais depuis longtemps.

J’étais jeudi au collège Bréart à Mâcon. J’ai passé l’après-midi avec les classes de 6ème pour leur partager mon expérience, qu’ils puissent essayer l’ergomètre et poser des questions. Ces moments sont toujours difficiles à organiser entre les entraînements et le travail, mais chaque fois c’est un vrai plaisir de pouvoir le faire.

 Le repos va maintenant prendre le pas. Il s’agit d’arriver en forme à Cazaubon dans une semaine. Le week-end s’annonce relativement tranquille pour moi. Je vais en profiter pour croiser du monde avant mon grand départ dans le nord.

Bonne journée !


Bientôt Aiguebelette !

27/03/2017

Deux semaines après la tête de rivière de Marignane les choses se précisent. Le plus dur est maintenant derrière nous. Le foncier accumulé et capitalisé durant l’hiver sera les fondations de la saison internationale. Mais avant de se projeter aussi loin il faudra passer le championnat de France en skiff. Point de passage obligatoire et incontournable dans la préparation, il fait office de juge de paix pour l’encadrement fédéral. Aucun passe-droit n’existe, quel que soit votre statut et votre palmarès les compteurs sont remis à zéro. Mais malgré la pression que cela représente, je m’entraine pour faire des courses. C’est donc avec le sourire et l’envie que je voie se rapprocher l’échéance. La première étape aura lieu ce week-end sur Aiguebelette avec le championnat de zone Sud-Est. Chaque rameur doit passer par là s’il veut se qualifier au championnat de France. Me concernant le scénario sera un peu « différent » cette année. Ayant remporté le contre-la-montre en début de mois, j’ai le privilège d’être nommé « quotas » par la fédération. Je suis donc dore et déjà qualifié pour les Frances (même si ma participation ce week-end est exigée par la direction technique nationale). Ce statut me permettra néanmoins de concourir non pas contre mes camarades poids légers, mais contre mes homologues poids lourds. L’entraineur national a souhaité que je m’inscrive dans cette catégorie pour créer du « challenge ». Je n’ai plus qu’à croiser les doigts pour que la forme soit optimale car l’enjeu est de taille. Stany Delayre et Pierre Houin feront de même dans leurs zones respectives. Matthieu Androdias, Hugo Boucheron et Thibaut Verhoeven seront donc nos nouveaux adversaires…David contre Goliath, verdict dans quelques jours maintenant. Petite précision, nous irons quand même nous peser avant chaque course pour respecter le règlement et le processus de sélection traditionnellement imposé aux rameurs poids léger.

Même si peu de temps s’est écoulé depuis Marignane, la préparation me parut longue. C’est sans cesse le même refrain : plus la compétition approche et plus il devient difficile de s’entraîner. Je traîne des pieds, pas par flemme, mais par impatience. Le compte à rebours semble interminable. Chaque kilomètre vous rapproche un peu plus du but, mais semble interminable. Comme si le temps s’arrêtait ! Idem pour le régime ! Vous comptez les jours vous séparant de la dernière pesée. Chaque repas passé vous libère d’un poids…

J’étais ce week-end sur Valenciennes. J’ai commencé à déménager quelques affaires. Ce sera toujours ça de moins à charger dans ma voiture après Cazaubon. Ces deux jours sont forcément passés vite, mais la météo nous a permis d’en profiter à fond. Notamment le samedi où nous sommes allés sur Lille pour visiter, mais aussi assister au match de Top 14 opposant Clermont-Ferrand au Racing 92. Bref, je crois que je commence déjà à me faire à ma nouvelle et future vie dans les Hauts de France.

Un court métrage passera à la télévision demain  soir (mardi 28 Mars) sur France 3 vers 20h10. Il s’agit de l’interview tournée avec Pierre sur Paris en début d’année. Le thème : en quoi le sport est vecteur de confiance !

Je terminerai cet article par quelques lignes à Julien Bahain et Cédric Berrest. Anciens camarades de l’équipe de France, ils ont surtout été mes parrains aux Étoiles du Sport. C’est donc avec émotions que j’apprends leur départ à la retraite. A très vite messieurs !


De retour en Savoie !

16/02/2017
Crédit Photo : Béatrice Michel

Crédit Photo : Béatrice Michel

Je l’attendais, c’est arrivé ! Nous avons démarré le stage à Aiguebelette lundi après-midi. Pas d’entraînement prévu le jour même, juste le déchargement du matériel, le montage et le réglage des bateaux. Suite aux résultats du dernier test ergo nous ne sommes que quatre coupleux poids légers convoqués : François, Pierre, Stany et moi. Assez malgré tout pour faire deux doubles et mixer les compositions. En plus des séances sur l’eau et en musculation nous avons quatre sorties sur les skis au programme. L’hébergement a exceptionnellement changé pour ce regroupement. Il a été choisi pour optimiser la logistique malgré tous ces déplacements.

Pour le moment les conditions sont parfaites. A part quelques pêcheurs, nous sommes seuls utilisateurs du Lac. La cohabitation se passe bien pour l’instant, chacun respecte son périmètre. Pour notre première sortie sur les pistes de la Féclaz, la neige était suffisante mais pas franchement agréable. Avec ou sans farte, difficile de glisser et de se faire plaisir pour cette reprise. Nous avions pourtant le soleil et la douceur des températures pour donner à cet entraînement un goût de vacances.

Le premier cycle s’est fini avec Pierre ce matin par un B2 bord à bord. De quoi se décrasser et replacer la propulsion au cœur de nos exigences. Demain changement de coéquipier. Pierre montera avec François et je retrouverai Stany. Cela fait presque un an que nous n’avons pas ramé ensemble. Des retrouvailles qui vont forcément rappeler de bons souvenirs.

Bien que le rythme soit soutenu, je profite de ce séjour savoyard pour récupérer les heures de sommeil qui me manquent depuis plusieurs semaines.

Dans le cadre du projet « Rame avec Alexandra », je fais appel à votre solidarité. L’idée est de tourner une mini vidéo (10 secondes maximum) avec votre téléphone pour la soutenir et l’encourager dans son défi. Voici l’adresse à qui envoyer vos productions (cercleavironpolynesien@gmail.com). Je compte sur vous, elle le mérite !


Third time under the 6′

04/12/2016

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Cela faisait longtemps que je n’avais pas fini une semaine sur un repos dominical. Un vrai jour « off ». Bien mérité en tout cas après la semaine écoulée et la journée de tests d’hier. Mais reprenons l’histoire du début. Je vous avais quittés en vous expliquant l’intérêt du test incrémental. Pas de record à la clef pour moi cette année, mais un résultat laissant espérer une bonne performance sur le test ergomètre.

Après avoir clôturé le stage par cette évaluation, je suis rentré sur Avignon pour assister à l’Assemblée Générale du club. Le bilan fut bon pour cette 69ème édition. La soirée s’est même terminée sur une ambiance Latine pour fêter le titre de Rio. La routine a ensuite repris ses droits pour quelques jours. Le programme d’entraînement s’est lui allégé pour respecter le principe de surcompensation. Les scores des différentes séances confirmèrent d’ailleurs mes possibilités physiques du moment. Il fallut par contre gérer le poids, car après deux semaines à Tahiti et une semaine à l’Hôtel la balance s’était envolée.

Puis arriva ce Jeudi 1er Décembre, et cette convocation à l’Élysée pour une récompense en tant que citoyen français. De manière traditionnelle, les médaillés olympiques sont reçus dans ce lieu de prestige pour être décoré par le président de la république. A ce privilège se rajoutait l’ambiance, celle de sportifs réunis pour célébrer leurs performances de l’été. Pour la première fois, athlètes olympiques et paralympiques étaient convoqués ensemble. Nous étions presque cent au total. Les distinctions n’étaient pas exactement les mêmes selon la couleur de la médaille. Ce fut la Légion d’Honneur pour Pierre et moi. Quelle fierté de porter un insigne aussi prestigieux et symbolique ! Mais le retour à la réalité fut assez rapide. Une dernière grosse journée m’attendait le lendemain. Une ultime avant le test ergomètre… A mon retour de Tahiti je redoutais cet instant. Je me savais moins entraîné, et face à la machine on ne peut jamais tricher. Elle vous rappelle chaque kilomètre manqué, chaque séance de musculation ratée ! Mais la confiance était bien revenue ces derniers jours, notamment grâce aux scores des derniers entraînements. J’en étais même arrivé à pronostiquer sous les six minutes.

En me levant hier, la forme semblait correcte. J’étais dans la dernière manche, celle de midi. Un horaire peu habituel. Mais cela n’allait rien changer au résultat final. Le premier chiffre, celui de la balance, était rassurant. La journée pouvait donc commencer sans stress. Après un bon échauffement j’ai échangé avec l’entraîneur pour connaître sa vision et la marche à suivre. La stratégie était simple : être régulier du début à la fin, quitte à accélérer dans les derniers mètres si l’énergie me le permettait. J’aime ce genre d’épreuve, parce qu’il n’existe aucun suspense. Vous vous battez contre vous-même. Pas de place au doute ou à l’incertitude si vous connaissez vos capacités du moment. C’est donc avec sérénité que j’ai lancé la roue et suis rapidement passé à mon rythme de croisière. Une course d’attente, une de plus…mais qui finit aussi par payer. Pourtant, à 300m de l’arrivée il fallut finir sur des chapeaux pour passer sous les six minutes. Tout juste en 5’59’’9 ! J’ai bien cru que ça ne passerait pas. Tout s’est probablement joué sur le dernier coup. Il n’était donc pas question de s’arrêter avant. Au final… pas de record, mais beaucoup de fierté de passer une troisième fois sous la barre mythique des six minutes. La récupération fut nécessaire, surtout qu’un autre test, à pied cette fois, nous attendait l’après-midi. Je peux vous assurer que la nuit fut bonne.

La semaine qui arrive va être musclée. Il est prévu que je monte sur Lille dès jeudi. L’activité au cabinet va donc se densifier si je veux voir tout le monde. Sans parler du programme d’entraînement qui s’annonce également intense…


Premier stage de l’année

24/11/2016
LM4x

LM4x

Plus d’une semaine déjà que j’ai troqué les cocotiers de Tahiti contre la grisaille métropolitaine. Le choc thermique n’a pas été trop dur, ni le décalage horaire. Probablement parce que l’enchaînement a été suffisamment rapide pour que mon corps ne s’aperçoive de rien.

A mon retour sur Lyon trois grosses journées m’attendaient. Les entraînements allaient s’enchaîner et l’activité au cabinet allait battre son plein puisque je ne disposais que de 72h pour voir tous mes patients avant de partir en stage. Ce fut dense, très dense, et pas très reposant.

Le stage avec l’Équipe de France sur Aiguebelette débutait jeudi soir mais Pierre et moi n’étions attendus que le lendemain. Car dans le cadre du salon de l’éducation organisé à Paris, la MAIF tenait un stand, et notre présence était souhaitée pour animer l’atelier découverte dédié à notre sport. Une fois libéré de nos obligations, métro, TGV et taxi furent nécessaire pour rejoindre le reste du collectif en Savoie.

Nous sommes six rameurs à avoir été convoqués sur ce premier regroupement de l’année. De quoi faire un 4x et un 2x. Malgré les caprices de la météo aucune séance n’a été supprimée ou aménagée. Et à moins de 24h de la fin du stage aucune blessure n’est à déplorer. Pour ma part je ne rame qu’en 4x. Dommage que ce bateau roi ne figure pas au programme des JO pour les poids légers, car c’est probablement mon préféré.

Ce matin l’AFLD (Agence Française de Lutte contre le Dopage) est venue nous rendre visite. Je n’ai pas fait partie des tirés au sort, une grande première !

Avant de prendre la route du retour demain midi, nous irons sur Chambéry pour passer le traditionnel test incrémental. Au-delà des données physiologiques qu’il apporte il permet de faire un bon pronostic du prochain test ergomètre. Je descendrai ensuite sur Avignon pour l’Assemblée Générale du club. La semaine n’est pas finie et la prochaine s’annonce encore bien remplie ! A suivre…

It’s already more than a week now that I have moved from the coconut palms of Tahiti for the grey metropolitan skies. Neither the heat shock nor the time difference were too hard. Probably because the changes went fast enough for my body to notice anything.

Three heavy days awaited me on my return in Lyon. The training sessions were going to follow each other quickly and the activity in the workplace would be in full swing as I only had 72 hours to see all my patients before leaving for a training camp. It was dense, very dense, and not very relaxing.

The training camp with the French team on Aiguebelette started Thursday night but Pierre and I were only expected the next day because MAIF held a stand at the education fair in Paris and we were to animate the discovery workshop dedicated to our sport. Once freed from our obligations, metro, TGV and taxi were necessary to join the rest of the collective in Savoy.

We are six rowers to have been called on this first group training of the year. Enough for a 4x and a 2x. Despite the caprices of the weather, no session has been suppressed or adapted. And within 24 hours of the end of the camp,  no injuries are to be deplored. For my part I only rowed in 4x. Too bad this « king » boat is not included in the Olympic program for lightweights, as it probably is my favorite.

This morning the AFLD (French Anti-Doping Agency) came to visit us. I was not part of the draw, a first time!

Before heading back tomorrow at noon, we will go to Chambéry to pass the traditional incremental test. Beyond the physiological data it brings it allows a good prognosis of the next ergometer test. I will then go to Avignon for the General Assembly of the club. The week is not over yet and the next looks promising! To be continued…


Poznan 2016 !

16/06/2016

LM2x

Après Lucerne, Poznan ! Dernier volet du circuit Coupe du Monde. Une répétition générale avant que chacun ne rentre chez soi pour préparer Rio. Les Sud-africains l’ont déjà fait, et ce sont les gros absents de ce week-end. Mais il semblerait que d’autres surprises se soient données rendez-vous aujourd’hui.

Le tirage des séries vient de tomber. Nous étions initialement 15 engagés, et nous retombons à 12 finalement. Il est rare d’avoir aussi peu d’inscrits sur un évènement de cette importance. Nous venons d’apprendre que les polonais, croisés ce matin au bassin, courent en TC. Une gestion de poids probablement mal négociée. De leur côté, les transalpins ont fait mieux : après une absence déjà remarquée de toutes compétitions internationales sur le début de saison, ils décident de changer la composition de leur bateau. Leur meilleur rameur (Pietro Ruta) est sorti du double et remplacé par Marcello Miani. Un choix sportif juste hallucinant. C’est à n’y rien comprendre !

Voici la startlist de demain :

HONG-KONG / ANGLETERRE / FRANCE / HONGRIE / ALLEMAGNE / ITALIE

Le tirage est plutôt musclé. Car même sans connaitre la valeur de cette association italienne, nous retrouvons les anglais et allemand en plus, respectivement 5ème, 2ème et 6ème du dernier mondial. Le premier se qualifiera directement pour la finale de dimanche. Les autres devront passer par le repêchage de samedi.

Notre course est prévue demain à 12h15. Mais des changements et des modifications sont encore envisageables. La météo prévoit des orages et beaucoup de vent. Le comité d’organisation est sur le qui-vive. Car il se pourrait, si le bassin est impraticable, que les courses soient reportées au samedi matin. Il est donc impératif pour nous de faire la meilleure entame possible dans cette compétition pour parer tout imprévu. Heureusement la forme est bonne, la préparation sur Aiguebelette s’est bien passée, nous sommes au poids et l’envie ne manque pas.

Voici le lien pour suivre l’Éliminatoire en direct.

J’espère vous écrire demain soir avec de bonnes nouvelles.

Bonne soirée.