Médaille d’or à Séville

Crédit Photo : FFSA

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Bonsoir, j’arrive enfin à vous écrire. Avant toute chose je vous remercier pour vos encouragements et vos messages.

Revenons sur la journée d’hier. Alors que la demi-finale avait couru dans de mauvaises conditions, la finale fut partiellement épargnée. Le vent continuait de soufflait avec autorité mais la vague ne semblait pas gêner. Par précaution l’entraineur ajusta une fois encore les réglages du bateau. Le thermomètre afficha des températures record (40°C). Le passage à la pesée fut une formalité. Le speach d’avant course fut bref. Les consignes furent les même que la veille : ramer long, lancer le moins possible de séries, tenter de creuser les écarts en faisant quelque chose de régulier, faire du coup par coup et se donner à 100% sur chacun d’eux, ne pas s’affoler si la course met du temps à se décanter. Dans les starting-blocks presque aucun mot ne fut échangé avec mon coéquipier. Ce silence nous renvoya à nos rituels respectifs : vérification du serrage des aiguillettes, contrôle de l’alignement, hydratation, activation du compte-coup, longues inspirations….bref, autant de petites choses qui font patienter jusqu’au départ. A l’appel des équipages tous les rameurs se mirent sur l’avant. A cet instant je tournai la tête à droite, puis à gauche pour observer une dernière fois mes adversaires. Je me suis aperçu récemment que c’était un véritable « tic ». Une dernière phrase fut partagée avec Stany : « ça va partir fort, on se s’affole surtout pas si ça ne se décante pas avant le troisième 500 ! ». Dès que le feu passa au vert l’adrénaline pût enfin jouer son rôle. Les premiers coups nous placèrent une fois de plus en bonne position. Comme imaginé, la concurrence engagea les hostilités rapidement après. Impossible de faire la différence sur cette première moitié de course. A mi-parcours Stany pris la parole « allez, comme sur l’ergo ! ». Il s’agissait bien là d’un code. A l’image d’un test ergo, nous avons complètement fait abstraction du reste. Nous nous sommes uniquement concentrés sur la longueur et la propulsion. Chaque coup était donné avec conviction et détermination comme s’il s’agissait du dernier. La machine venait d’être relancée dans le camp français. Les écarts commencèrent à se creuser mais les attaques adverses continuèrent. Les agressions furent incessantes. La bagarre pour le podium ne laissa aucun répit. A cent mètres de l’arrivée la victoire nous appartenait, il n’y avait plus qu’à profiter de l’instant. Le « BIP » final arriva quelques coups après. La remise des récompenses et la Marseillaise immortalisèrent le moment. En « récompense » je fus désigné pour le  contrôle anti-dopage. Là aussi j’ai progressé depuis Londres. Trois litres d’eau et 2h30 ont suffi à déclencher la miction (contre 3h30 aux JO). Ce passage au stand grignota une bonne partie du temps restant pour profiter du résultat. Le retour s’est bien passé malgré une arrivée tardive sur Lyon.

Bonne soirée !

Un commentaire pour Médaille d’or à Séville

  1. Bravo pour cette superbe course que nous avons pu suivre en directe sur Equipe TV🙂

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